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    14 juillet à Saint Anne

     

    Juste un petit coucou en lieu et place d’un article plus étoffé.

    Exocet et un peu en stand by (attente) nous sommes au début de la période à risque cyclonique, aussi le capitaine et le bateau sont parés à prendre la Mer si une méchante dépression traverse l’Océan pour venir sur les Caraïbes. Dans cette hypothèse, selon la trajectoire prévisible il me faudra faire un choix rester sur place en mettant le bateau dans un abri sur dans le cul de sac du Marin, ou fuir le plus loin possible de la route que pourrait parcourir ce monstre destructeur.

    Nous n’en sommes pas là pour le moment, les perturbations qui traversent l’Atlantique, ne sont pas méchantes et passent dans le Sud de la Caraïbe. Je suis donc bien ici en Martinique ou à la fin du mois il y aura une des manifestations les plus populaires de Madinina (nom ancestral de la Martinique) le tour de l’île par étape des Yoles rondes, une fête magistrale ici, j’aurais peut être le plaisir d’y participé en spectateur.

    Le 13 JUILLET ici a été prétexte à diverses manifestations. Une grand messe avec l’archevêque en grande tenue pour la présider, avec tout un aréopage de personnalités civiles et militaires. A la sortie de l’église tout ce joli monde c’est rendu au monument aux morts des grandes guerres et de celles qui ont suivies au Maghreb et en Indochine. Discours, énumération des victimes originaire de la commune (un bien grand nombre) sonnerie aux morts, Marseillaise, discours dépôts de gerbes, remerciements et congratulations...

    Le 14 JUILLET à l’heure de l’envoie des couleurs, Exocet c’est paré du grand pavois (ensemble des pavillons du code international mis bout à bout dans un ordre déterminé.) Je n’avais pas failli à cette tradition ni en 2012 où Exocet était à Gibraltar, pas plus qu’en 2013 cette fois dans le Sud de Grenade (l’île de Grenade au Sud de la Caraïbe) Exocet n’a pas été bien suivi par d’autres bateaux sur le mouillage qui reçoit beaucoup de pavillons Français. Mais j’ai pris plaisir d’avoir reçu de nos amis qui sont aux Gambier (archipel polynésien) une photo de leur bateau pavoisé.

    Dans ce même envoi de photos j’en ai sélectionné une que j’ai bien apprécié pour bien des raisons, en premier lieu elle est bien réussie en son ensemble, couleur, sujet, profondeur de champ, mais aussi parce que le sujet en est un bel oiseau des Mers tropicales le Paille en queue. J’aime cet oiseau dont quelques couples se trouvent sur le rocher du Diamant et à ses alentours mais dont je n’ai pas encore pu faire une belle photo. Et là je vais avoir bien du mal à rivaliser. Je vous l’offre en remerciant son auteur pour la laisser libre de droit, elle mérite de faire le tour du monde sur la toile.

     


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    Sauté de porc aux christophines et lait de coco.

     

    Ingrédients:

    • 400 g de poitrine de porc fraiche.
    • 2    Oignons.
    • 2    Christophines.
    • 30 g      Huile pour friture.
    • 30 g     de farine.
    • 30 g      de moutarde.
    • 200 ml   de lait de coco.
    • Sel et poivre.  

     

    Préparation:

     

    Trancher, peler, couper les christophines.

    Émincer  les oignons.

    Couper les tranches de poitrine de porc en quatre.

    Dans une cocotte, mettre l’huile, les oignons  sel et poivre, faire fondre à feu modéré. (+ - 5 mn) Remuer.

     

    Ajouter le porc, faire dorer blond. (+ - 4 mn) Remuer.

     

     

     

    Mettre les christophines à leur tour, Mélanger, mouiller d’un verre d’eau, à couvert (+ - 15 mn) sur feu moyen brasser de temps à autre.

     

    Dans un bol mettre la moutarde, la farine, mélanger au fouet et mouiller avec un verre d’eau.

     

    Verser cet appareil sur les christophines, brasser, et compter 3 à 4 mn à petit bouillon tester la cuisson et ajuster le sel, le poivre si besoin.

     

    Retirer du feu ajouter le lait de coco homogénéiser la préparation.

     

    Servez et savourez.


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    Démontage d’un winch Lewmar 52.

     

    Un article qui n’intéressera pas tout le monde bien sur, mais il a son intérêt pour d’autres. Cela dit, je vais le commenter avec un autre texte que seulement technique. Mais ce n’est pas simple.

    J’ai pris les photos au remontage, cela explique que les pièces soit propres.

    Bien sur d’un modèle à un autre, d’une marque à une autre les choses ne sont pas identiques, mais les principes sont très proches.

    Voila donc ce à quoi ressemble un winch Lewmar 52 en position sur le côté du cockpit. C'est un équipement fixe placé sur le pont d'un voilier qui permet de démultiplier la traction exercée par l'équipage sur les cordages (écoutedrisse, bras de spinnaker) utilisés pour contrôler la voilure. 

    Sous la manivelle remarquez la collerette en plastique noire, c’est par là qu’il va falloir commencer. Vous avez des gants de protection, non ! Alors vous allez vous salir les mains.

    Démontage d’un winch

    Voila l’étape N°1, je viens de dévisser les quatre vis qui fixent la collerette en plastique qui une fois enlevée laisse voir les deux demi lune qui empêche à la cloche du winch de monter et de sortir.

    A l’insu de votre plein gré aurait dit Richard Virenque.

    Démontage d’un winch

    Une fois les deux demi-lune enlevées, l’axe de manœuvre pourra sortir de la cheminée, ainsi que la cloche qu’il suffira de dégager en la remontant. Vous aurez donc en vue les roulements de la cloche et en dessous les engrenages.

    Démontage d’un winch

    Voila donc la cloche avec ses roulements à aiguille qui trouvent place dans le corps de la cloche. La cloche porte aussi le nom de poupée, voir de camelle. Mais n’allez pas croire qu’en les appelant poupée vous allez intéresser les équipières. Elles sont rares à se lancer dans une partie de déshabillage d’un winch, même si vous lui donnez le nom de Barbie, vous ne le lui ferez pas croire. Vous voyez aussi sur la droite l’axe de manœuvre et le doigt d’extraction sur lequel j’ai remis en place  la collerette et ses vis.

    Démontage d’un winch

    Maintenant je vais enlever l’axe qui retient l’engrenage de grande vitesse en le faisant monter à l’aide d’un tournevis en passant par l’encoche que vous voyez au dessus de l’engrenage. Ensuite l’engrenage pourra sortir par le côté. Celui-ci m'a donné bien du mal pour l’extraire. 

    Démontage d’un winch

    Voila l’engrenage déposé et démonté les pièces s’emboitent sans fixation. Les deux roulements s’intègrent par le dessous dans l’axe de la grande couronne et la rondelle en plastique est une cale de jeu qui vient entre l’engrenage et la platine du winch. Vous apercevez la crémaillère intérieure de la grande couronne et le cliquet qui fait saillie en dessous de la petite couronne. Vous suivez toujours, alors je vous félicite.

    Démontage d’un winch

    Sur la vue suivante, c’est l’extraction de l’axe qui va libérer l’engrenage de la petite vitesse. Vous voyez en haut de l’axe central de la cloche les deux fenêtres en opposition qui reçoivent les demi-lune que nous avons enlevées en début du démontage. Ce sont deux parties qui passent par ces fenêtres et viennent se ficher dans une rainure sur le haut de l’arbre de manœuvre.

    Démontage d’un winch

    Voila l’éclaté de l’engrenage de petite vitesse, le système est identique  l’autre, des roulements à aiguilles qui relient l’axe avec la couronne centrale, une rondelle en cale de jeu, et la grande couronne avec sa crémaillère intérieure qui vient chapeauter l’ensemble, (les pièces sont à l’envers sur cette photo). (Sans dessus dessous). Et vous vous avez la tête à l’ envers ou vous vous êtes perdus ?

    Démontage d’un winch

    Là nous allons déposer l’axe principal du winch il est fixé à la platine de winch par trois vis à six pans creux qu’une clé halène permettra de dévisser.

    Démontage d’un winch

    Voila l’axe central déposé vue de dessous, un clip retient un roulement à aiguille qui sert au centrage sans résistance de l’axe de manœuvre. Sur des winchs plus petits un simple palier en plastique est suffisant.

    Démontage d’un winch

    Là sur cette photo on voit mieux la configuration de l’axe central du winch le roulement déposé et le clip.

    Photo 3

    Maintenant nous avons la platine du winch complètement déshabillée, on y voit les deux cages pour les axes des engrenages  et les trois massifs dans lesquel les vis six pans creux viennent fixer l’axe central du winch. (Que l’on appelle aussi colonne).

    Démontage d’un winch

    Voila le chantier de nettoyage avec des pièces en tous sens. Si vous en êtes à votre  première placez les pièces dans leur ordre de dépose cela vous évitera des tracas au remontage,  vous pouvez aussi faire des photos numériques pour savoir comment se positionnent les pièces. Il y a plus de trente pièces pour ce winch.

    Démontage d’un winch

    Voilà pour les bricoleurs et les skippeurs qui ont de l’entretien à faire. Ou pour les équipières qui veulent se dire égales aux marins de sexe mâle.

    Mesdames et mesdemoiselles si vous êtes arrivées jusqu'à cette conclusion, il y a de l’espoir pour votre diplôme de capitaine.

     


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    Un tour en liberté à Fort de France

     

    Pourquoi, un tour en liberté, parce qu’une reproduction à échelle humaine de la statue de Bartholdi m'a ouvert la voie sur une façade d’un magasin sur le front de Mer. Incitation à la découverte des quartiers proches du centre ville sans en être au cœur.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Pour atteindre les faubourgs il faut franchir le pont qui enjambe le canal Levassor. Ce canal sert aussi d’abri à une dizaine de bateaux de pêche et pas de gros bateaux, non des  barques qui peuvent passer sous les deux ouvrages  qui se situent non loin de l’embouchure en  réduisant le tirant d’air.

    Un tour en liberté à Fort de France

    A l’image un peu des favélas de Rio, me voilà grimpant par des ruelles, des escaliers, des passages insolites à l’assaut du Morne Tartenson. De là je commence à surplomber la ville qui est délimitée par le canal.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Je continue mon ascension, saluant de ci de là les habitants qui sont aux dehors,  qui ne voient surement pas au quotidien des promeneurs en ces lieux. Mais je n’ai aucune angoisse, les gens sont souriants, affables, sympathiques. Une plaisanterie pour l’un ou l’autre, un salut amical pour tel autre, tout se passe bien, je n’ai pas fait de photos des détails, qui m’auraient intéressé, cela n' aurait peut être pas était bien vue. Dommage pour vous il vous faudra imaginer, ou venir à votre tour ici pour découvrir, les étendages de fortunes, les contenants de récupération en tous genres qui ont fonction de pots de fleurs ou pour plantes comestibles, les clôtures faites de bric et broc, et autres foules de détails à la Dubout.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Sur les hauteurs des rues, des boulevards, des avenues desservent diverses administrations, les maisons y sont sans comparaisons aucune avec celles rencontrées dans mon escalade. Façades peintes, balcons fleuris, terrasses arborées, huisseries de couleurs chaleureuses.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Une villa un peu en désuétude avec bien du charme cependant,  dissuade les importuns avec deux statues de panthères noires en haut des escaliers qui donnent accès à une terrasse.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Une église Orthodoxe avec son clocheton nous transporte dans les îles Grecques en une fraction de seconde, télétransportation.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Le lendemain, content de mon escapade, je rechausse mes bottes de 7 lieux pour partir à la découverte du calvaire qui surplombe le cœur de ville. Je suis dans l’alignement de la rue Félix Éboué, elle mène à la Savane que l’on devine sous les frondaisons devant la baie des flamands, où  Exocet m’attend sagement.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Du haut, je contemple également la vaste étendue du Fort Saint Louis qui avance dans la baie de Fort de France, protégeant la ville et ses mouillages du haut de ses hautes fortifications. Dans le lointain la pointe du bout et les trois îlets, sous un ciel d’Alizé.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Revenu au niveau de la Mer, je parcours le Malécum avec son aire pour enfants, balancelles, balançoires, tourniquets, et plus loin des terrains de basket, des jeux de boules pour les plus grands et plus anciens.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Tout à côté du monument aux morts ce mastodonte inspire le respect, quel âge a-t-il, de quelle espèce est t’il un représentant, je l’ignore c’est un reproche que je ferais volontiers à monsieur le Maire à ma prochaine entrevue avec lui : (installer des plaquettes avec le nom des arbres et leurs caractéristiques).

    Les enfants des écoles pourraient en êtres les auteurs, et les parrains ce serait une bonne idée non ?

    Un tour en liberté à Fort de France

    Le Malécum se termine par un chemin qui passe en arrière de la plage de la Française, là réside un rasta, qui a un gout assurément artistique, pour faire ses œuvres éphémères, avec des matériaux que la nature lui procure.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Je termine ce tour en liberté par le kiosque à musique Henri Guédon, pour rejoindre Exocet qui s’encadre entre les colonnes du kiosque. Il est au premier rang avec ses petits camarades à un jet de pierre du Malécum.

    Un tour en liberté à Fort de France

    Exocet à quitté Fort de France pour de nouvelles découvertes, je vous en ferais l’écho, comme souvent, à bientôt donc.


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    Je vous emmène faire un tour de la Savane

     

    Oui mais rassurez vous ce ne sera pas un long voyage en brousse. Non la Savane est une place ou plus exactement un lieu en plein centre ville de Fort de France, à deux pas du Malécum en bord du mouillage de la baie des Flamands.

    Je commence la visite par une statue de Christophe Colomb, qui fait face à la Mer, regardant vers le sud. Vous voyez sur la droite cette grande étendue enherbée avec de ci de là quelques arbres.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    De cette statue, part un sentier de béton constitué, qui non rectiligne, traverse ce lieu, conduisant mes pas vers ces Palmiers magnifiques qui doivent être en ce lieu depuis bien avant que je ne vienne émettre mes premiers cris de nouveau né sur cette planète. 

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Entre ces géants, regardant au zénith un ciel d’alizé, c’est le respect de la nature que cela m’inspire, que sommes nous donc comparés à ces échalas de verticalité et de modestie dans leurs frondaisons.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Plus en avant, ce sujet, surement de la famille des Dragonniers comme ceux rencontrés aux Canaries, une espèce qui a connu le temps des Dinosaures, peut être pas endémique des Antilles, que fait-il là ? Je ne pourrais le dire, mais je vous l’offre avec plaisir.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    A deux pas plus loin, ces bouquets d’arbres des voyageurs, ils doivent leurs nom au fait que le voyageur peut trouver a la base des feuilles de l’eau pour ce désaltérer. Ils étaient donc les biens venus sur les chemins, du temps ou le plastique n’existé pas, pour contenir des eaux de sources de grandes valeurs.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Un petit bosquet de diverses essences d’arbres, abrite quelques bancs ou des personnes trouvent fraicheur et ombre. Ce premier sujet est un Frangipanier je crois, mais n’en ai aucune certitude.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    J’ai fait ce gros plan des fleurs de cet arbre, pour l’identifier mais hélas la wifi poussive ici, ne m’a pas permis de trouver sur internet une confirmation de son appartenance. Amusez vous à le faire et postez la réponse sur les commentaires. Vous gagnerez, l’estime du capitaine.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Voila pour la balade sur la Savane de Fort de France. Mes pas m'ont conduits par delà le Fort Saint Louis, voir le bassin du carénage, où les pontons du Yacht Club accueillent quelques bateaux. C’est de ce bassin que transite les bateaux qui relient la Guadeloupe et les autres îles proches avec des catamarans fortement motorisés leur permettant des vitesses de plus de 20 Nds (40 Km h environ).

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Puis pour le retour j’ai fait le crochet pas l’Atrium, grand complexe culturel de Fort de France, Cinéma, salles de conférences, hall d’exposition, ou justement quelques artistes avaient accroché leurs toiles, ou présentaient leurs réalisations, sans commentaire je vous les propose, pour que vous vous en fassiez  une opinion.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Photographies noir et blanc.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Tressages de fibres végétales.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Peinture.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Dessin, coloriage, collage, peinture.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Collages et peinture, et casque de chantier customisé.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Peinture et collage.

    Je vous emmène faire un tour de la Savane

    Réalisation en collage d’éléments naturels (causses de graines).

    Voilà vous voyez que la savane ce n’est pas la brousse, cela m’a fait plaisir de faire cette balade d’une fin de période de passage d’une onde tropicale*.

    (*Onde tropicale, passage d’un système météorologique perturbé ciel bas et chargé, pluies fortes voir torrentielles possible, vent fort à l’approche des grains. C’est un bébé cyclone, mais seulement moins de 10 % des ondes tropicales se renforcent  pour devenir Cyclone).

    Le beau temps est revenu prendre le meilleur avec son ciel d’Alizé et la douceur des caresses du vent. Le Week-end de la fête de la musique a été bien agréable à Fort de France. Pourquoi en partir, je ne suis pas au bout des découvertes. Quelles seront-elles, un prochain article vous le révélera ultérieurement.

     


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  • Voici Exocet tout Beau après un bon Nettoyage de la Carène.

     

     


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     Exocet va changer d’horizon

     

    Exocet est au mouillage devant le ponton de l'anse a l'âne.

     

    J’ai passé le week-end devant Saint  Anne, le temps n’était pas super mais bien supportable. L’idée de bouger un peu commençait à tourner dans ma tête, aussi ce matin la décision était prise j’allais  mettre le cap vers Fort de France.

     

    Le ponton des navettes

     

    Pour être tranquille je devais aller ravitailler en eau les réservoirs en avait besoin. J’ai donc fais le crochet par le poste de distribution d’eau du Marin. Une fois les « tanks » pleins je prenais la Mer pour aller contourner le rocher du Diamant avant de remonter au Nord en direction de Fort de France. En chemin je me suis dit que ce serait sympa de faire une escale d’une nuit à l’anse a l’Âne que je ne connais pas. A 16 h donc la pioche allait rejoindre le fond de sable de cette charmante baie. Après avoir attendu que le bateau soit bien ancré, je vais voir de visu comment est positionnée mon ancre et s’il ni a pas d’obstacle au près de la coque.

     

    La plage au petit matin

     

    Puis je suis allé à terre faire la découverte des lieux. Que j’ai trouvé jolie mais trop tourné sur le tourisme à mon gout.

    La navigation c’est faite sans problème ni difficulté. Le vent était portant et la Mer pas trop houleuse, que du bonheur.

    Au matin, c’est le ballet des navettes qui relient fort de France qui me sortent du lit il n’est pas 6 heures encore mais le service est ponctuel. Les vagues que créent ces bateaux font rouler bord sur bord Exocet.

    Un petit pont de bois qui ne servait à rien  mais qui doit avoir une utilité quelques jours tous les siècles  pour que les touristes ne se mouillent pas les pieds !!!!

     

    Je déjeune dans le cockpit à observer le réveil de l’anse, des employés nettoyaient la plage  un râteau en leur main et une brouette à leur trousse.

    Barque des pêcheurs locaux.

     

    L’îlet A Ramier distant de quelques centaines de mètres me tend les bras, l’annexe est mise a l’eau et je fais route sur les vaguelettes en direction d’un petit ponton qu’avec les jumelles j’ai repéré. Arrivé là, un panneau d’interdiction m’interpelle parc national de Martinique débarquement interdit sauf personnes autorisées. Je ne m’appelle pas autorisé aussi je passe mon chemin.

    Le mouillage de l’anse a l’Âne

     

    Retour sur le mouillage, Exocetina est amarrée au ponton des navettes en dehors bien sur de leur zones d’escale et à terre je fais un petit tour, Les estivants et touristes sont encore dans les bras de Morphée, la plage est déserte.

    Autre vue de l’anse a l’Âne.

     

    Je parcours la plage de long en large,  une photo ici, une discussion avec une personne qui de bon matin a étendu une serviette de bain là. Je retourne sur ma home mobile. Appareille et traverse la baie des Flamants pour aller devant la savane de Fort de France.

    Sous le petit pont de bois( et métal)

     

    Là, je mouille Exocet devant « Alamanda » de Jacky avec qui je passerais de bons moments. Les souvenirs de son épouse « Pascale » décédée bien avant son heure me remue bien un peu, comment accepter qu’une personne que l’on a côtoyé dans la force de l’âge est pu tourner talon à la vie sur terre comme cela. Tristesse, mes proches ne sont pas à la même enseigne  au combien j’en suis rassuré.

    La plage au matin avant les vacanciers.

     

    Les pages de la vie se tournent,  les jours succèdent au jour le jour. Demain est devant nous, mais hier aussi proche, mais pourtant est inaccessible.

     

     

     


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    Martinique terre de randonnée.

     

    La trace des Caps, est au deuxième rang des sentiers de randonnée de la Martinique, long de 34 Km et il faut compter 12 heures pour le parcourir en son entier. Ce n’est donc qu’une petite partie que j’ai parcouru jeudi 12 avec un couple d’amis bateau, Ernest et Patricia. Nous nous étions donnés rendez vous à 9 heures 30 sur le ponton de Caritan au bout de la route qui passe par Saint Anne.

    Le petit sac à dos contenait un casse-croute, une bouteille d’eau, une serviette de bain, Quelques pièces d’Euro, le téléphone et l’appareil photo. Aux pieds des chaussures de marche, un short, une chemisette sur un slip de bain, sur la tête un panama, sur les yeux des lunettes de soleil. Voilà pour l’équipement du randonneur.

    Nous nous lançons sur le sentier dans un premier temps, aprés avoir contourné un Hôtel résidence le chemin part à l’assaut d’un petit morne (colline) le sentier chemine sous les frondaisons  c’est très agréable de marcher durant cette matinée d’une belle journée.

    La terre est sèche, les feuilles jonchent le sol, les odeurs de sous bois envahissent nos narines, la température et bien agréable pas encore étouffante.

    Quelques Gommiers, grands arbres jalonnent le sentier. C’est de ces arbres que l’on creusait les pirogues, qui portaient le nom de ces arbres, et qui de nos jours encore se trouvent  ici et là.

    Par moment la trace passe au ras de la Mer, des zones de pique-nique y sont aménagées et les locaux les apprécient le week-end en famille.

    Ils y organisent des barbecues.

    Une petite chapelle dédiée à Saint Pierre ponctue le trek elle porte de nos jours encore des preuves de ferveur même si son état d’entretien laisse à désirer.

     

    Des petites criques de ci de là permettent des bains dans une eau translucide et à température idéale.

     Un pont enjambe un Grau, comme on le nommerait par chez nous en Languedoc, ici je ne sais comment les appellent les locaux en créole.

     

    Les eaux trouvent ainsi un passage pour alimenter les lagunes où poussent les palétuviers. La plus grande de ces étendues d’eau a été aménagée pour aller sur un poste d’observation des oiseaux qui y viennent par période en abondance.

    Des panneaux donnent à tous des informations sur la vie et  les meurs de cette faune.

     

    Avant de ne faire le chemin de retour nous avons grignotés et pour moi pris un bain rafraichissant. Le retour a été un peu plus chaud mais ces 5 heures de balade m’ont bien plu.

    Je vous en fais profiter avec plaisir.

     


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    Des Yoles à Saint Anne.

     

    De bonne heure ce jeudi 29 mai, se courait une manche des régates de Yoles sur la Plage de Saint Anne. Comme d’habitude ces compétitions sont très suivies, il y avait bien du monde sur le sable, pour assister aux préparatifs qui allaient bon train. 

    Des Yoles à Sainte Anne.

    J’arrivais juste au moment ou était lancé le départ, qui traditionnellement ce fait à partir d’une plage, les équipiers retenant les bateaux jusqu’au top départ, ou au contraire ils les propulsent le plus vite et le plus loin que possible, alors que ce petit monde embarque à la volée. Les meilleurs à cet exercice font déjà une différence notable.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Je ne connais pas les règles de ces compétitions, mais il semble que beaucoup de liberté soit laissée aux compétiteurs, pousser les Yoles, marcher sur l’eau, ceux que font les hommes en se tenant aux perches qui servent à monter au vent pour équilibrer l’embarcation qui n’a pas de quille comme nos voiliers. Certaines ont deux mâts et deux voiles d’autres ne portent qu’un espar pour tenir une seule voile de grande taille. Les voiles sont des grands  rectangles de tissu moderne de différents grammages qu’il s’agit de choisir en fonction des conditions de vent prévisibles pour le temps de la course. Choisir petit est solide pour être à l’ abri de mauvaises surprises dans les surventes, mais en ayant un manque de puissance dans les molles. Ou prendre la solution de la voile bien efficace dans les petits airs mais qu’il faudra dompter dans les risées. Il y a la un choix que les patrons des embarcations Prendront en ayant connaissance de la météo bien sur mais aussi de leur propre expérience du plan d’eau sur lequel se dispute la compétition.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Les voila partis plein vent arrière pour ce jour ou plutôt de ce spot, à d’autres lieux les départs pourront se faire avec un vent de face ou de travers sur n’importe quel secteur. Les yoles à deux mâts sur cette allure peuvent établir une voile sur chaque bord, c’est avantageux. Le parcours est jalonné de grosses bouées qu’ils seront des points à atteindre et à contourner. Celles que l’on voit sur la photo sera pour plus tard au départ de l’épreuve elles ne comptaient pas, comme si elles n’existaient pas.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Les supporteurs et spectateurs suivaient avec ferveur le début de ce parcours, en arrière plan vous devinez les toitures de barnums qui ont été dressés en village pour offrir boissons, nourritures, objets d’Art, et d’Artisanat local.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Pour ne pas rompre avec les traditions, les familles se déplacent avec les boissons et la nourriture contenues dans de grands bacs isothermes et se choisissent l’abri le plus protégé du soleil qui est encore disponible. Pour y installer, tables, chaises, voir barnum démontable.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Si de barnum il n’y a pas, une bâche tendue  en  travers les arbres fera l’affaire, le « barbeuk » là a suivie la famille, il n’y a pas de sono individuelle sur cette plage ou elles sont interdites, si non elles auraient naturellement étaient présentes. Mais la sono de l’animation diffusait sa musique ainsi que des commentaires sur la compétition, entre coupés de présentation des stands proposés au regard du public. Quelques estivants la comme des chiens dans un jeu de quilles avaient étendu leur drap de bain pour profiter de la quiétude habituelle de ce lieu.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Sur les stands cet Artiste a retenu mon attention des œuvres sur un support évidé  et des laques ou des émaux du plus bel effet. De plus il était fier et heureux que beaucoup de personnes comme moi lui demandent permission de photographier.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Alors nous n’allons pas bouder notre plaisir, il nous offre un autre chevalet à nos regards. Le sujet est à l’unisson de cette journée. Vous voyez sur le tableau de gauche justement l’équipier qui marche sur l’eau, ou qui y court avec entrain.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Voila les premiers concurrents qui après une heure de course environ arrivent à cette marque pour aller ensuite refaire un tour aussi conséquent même si un peu différent, les deux premiers sont dans un mouchoir de poche.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Il y a de la bagarre à la bouée les places sont chèrement combattues. Et du fait que cette marque soit si près de côte le vent y était fuguasse, oui, non,  d’ici, de là, Ajoutant une difficulté assortie d’une chance inégale pour les uns, ou favorable pour d’autre.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Plusieurs façon d’aborder cette bouée étaient utilisées par la flotte, il y a ceux qui ont serré a la plage pour tenter le passage sur le même bord, d’autres ont choisi  de laisser courir la Yole pour faire un contre bord au final. Les options ont là aussi joué leur rôle, chamboulant le classement d’une marque à l’autre.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Le spectacle était superbe depuis la plage où les encouragements, les bravos, les déceptions, se percutaient, s’entrechoquaient

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Voila l’arrivée des deux premiers toujours au combat après presque trois heures de course et tout est encore possible.

    Des Yoles à Sainte Anne.

    Je termine ce reportage sur les Yoles à Saint Anne par ce cliché, qui résume seul le beau temps, la mer dans son dégradé de bleu sur un ciel d’azur, la Yole qui court sur l’eau en franchissant la ligne d’arrivée, la fin de la régate, la fin d’un article écrit pour vous, en souhaitant que vous y avez pris plaisir.

     


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    Un trek à Antigua.

     

    Je vous en avais fait l'annonce, c’était il y a quelques jours mais les jours passent vites, mais il vaut mieux tard que jamais, n’est ce pas. ^^

    Exocet était au mouillage d’English Harbour, rien à dire superbe, tranquille, pas de houle, relax. Mais il faut bien bouger un peu non. Alors je mets les chaussures de crapahutage, et je suis décidé à faire une bonne balade de 3 à 4 heures selon l’allure du marcheur et des poses ou arrêts et détours qu’il fera.

    Un trek à Antigua

    D’Exocet au mouillage le premier sas d’English Harbour

     

    Ce n’est pas que le cadre ne soit pas sympathique, ni que les voisins soit de belles unités, mais quant faut y aller faut y aller non ?

    Un trek à Antigua

    Une goélette, mon gréement de rêve, il se peut que ce soit un plan de « Colin Archer » architecte de grand renom, mais je n’ai aucune certitude alors pourquoi je le mentionne ? Mais quoi qu’il en soit il est bien beau non ?

    Un trek à Antigua

    La balade, en partant de la plage que vous ne voyez pas sur la gauche de cette photo va dans un premier temps rejoindre le Cap qui est la sur la droite. Ce cap est prolongé par un récif frangeant qui ferme pour partie l’entrée de ce bel abri naturel  chéri des anglais.

    Un trek à Antigua

    La journée était au grand beau comme vous le montre cette photo prise une fois le cap franchi.

    Un trek à Antigua

    Une dernière vue sur le mouillage avant de ne suivre le chemin des douaniers ! Exocet est le bateau le plus à droite sur cette photo.

    Un trek à Antigua

    Je suis descendu sur le platier de roches qui ferme l’entrée de ce grand mouillage, juste pour le plaisir, vous ne l’auriez pas fait vous ?

    Un trek à Antigua

    La végétation est aride sur ce sentier car exposé au vent et au chaud soleil des Antilles, j’ai pris plaisir à m’arrêter ici ou là pour en apprécier la beauté. Ici deux Aloés en fleur. La plante mourra après cette floraison éphémère.

    Un trek à Antigua

    Ici c’est un cactus cierge, certains ont des tailles plus que respectables.

    Un trek à Antigua

    Là nous sommes devant ce qui a pris le nom de tête à l’anglais, je ne fais pas de commentaire, non, non. Mais vous avez une vue d’ensemble de la végétation tout au long de cette balade.

    Un trek à Antigua

    La côte est ici constituée de falaises plus ou moins hautes, la je suis descendu au plus prés des flots pour quelques clichés

    Un trek à Antigua

    Pas question de venir mouiller ici, les vagues y sont puissantes ce qui n’apparaient pas sur les photos. Mais c’est beau, vous êtes bien de mon avis ?

    Un trek à Antigua

    La j’ai pris un peu d’altitude, le palpitant battait fort dans ma poitrine le long de ce sentier qui partait à l’assaut de la colline. Le voilier de la taille d’Exocet parait bien petit sur une Mer belle ce jour là, moins de 15 Nds de vent.

    Un trek à Antigua

    Autre vue de la Mer avec les bateaux qui naviguent avec le moteur que ce soit d’un sens ou de l’autre et ceux qui se prélassent au large.

    Un trek à Antigua

    Au sommet de la colline les infrastructures militaires ne manquent pas, un cimetière est la pour dire les noms de malheureux soldats morts ici pour la gloire de l’Angleterre ! Les tombes sur la gauche de cette photo sont tout ce qu’il y a d’ordinaire, quelques pierres recouvrent des sépultures sommaires.

    Un trek à Antigua

    Le quartier des officiers avait surement du panache mais il n’en reste que peu pour en juger correctement. Il était bien à l’abri des canons de navire croisant à la côte. Alors bien sur que la situation élevée était un atout pour les canons de la Royale Navy.

    Un trek à Antigua

    Un plan explique les différents sites de ce bastion, je regrette que pas une traduction en français ne soit possible et mon anglais ne m’a pas permis de comprendre les explications.

    Un trek à Antigua

    J’ai bu une bière bien fraiche sur ces tables, qui le soir sont pleines, paraît-il avec des concerts de musique qui créent l’ambiance, mais je suis redescendu par la trace directe bien avant que la nuit ne tombe. Mais je me suis bien régalé, et vous cela vous a plu ? Oui alors je suis bien content de vous avoir fait profiter de la balade.

     

     

     


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