•  

    Grands travaux à bord d’Exocet.

     

    Cela faisait bien des années que le caillebotis du plancher du cockpit nécessité d’être remplacé, depuis l’achat du bateau c’était dans mes plans, mais les ans passent, les idées restent en rade. J’avais fait faire un devis au Portugal, les milliers d’Euros demandés m’avaient fait fuir à toutes jambes.

    Mais l’idée elle était toujours là, refaire à l’identique j’en ai la compétence, mais cela demande des moyens matériels bien supérieurs à ceux que je peux avoir à bord, d’une part, et la matière première (Bois de Teck) impossible à trouver dans des conditions acceptables financièrement parlant et avec des débit qui sont compatibles avec l’objectif que je me fixais.

    C’est une des raisons qui a fait que ce chantier a de report en report attendu des temps bien lointains. Mais voilà c’est fait.

    L’idée a pris forme par un constat ;  à la barre du bateau, debout derrière cette dernière, la vue n’est pas bien dégagée sur la route, si l’on se positionne sur le siège, debout, on a une bonne vue, mais au prix d’une position courbée sur la barre qui a la longue fatigue les reins, et il me faut les ménager, il ont déjà été mis à contribution plus qu’ils ne le souhaiteraient.

    Lorsque les conditions sont sérieuses, et qu’un bon barreur est meilleur pour le confort et l’anticipation qu’un pilote automatique, la position de cet homme ( car rarement une femme), ( Flo n’est pas un modèle très répandu) devenait vite fatigante, à cela une solution rehausser le plancher à mi hauteur entre plancher trop bas et siège trop haut. L’idée était bien dessinée dans mon esprit une planche solide, large, devrait faire l’affaire.

    Lors de mon passage à Saint Pierre en Martinique me vient à l’esprit la solution pour réaliser cette espèce d’estrade. Utiliser une planche de latte de Deck de piscine c’est large de 15 cm c’est en bois dur résistant à des conditions rudes d’exposition aux averses, embruns,  voir paquets de mer, Pas de nécessité de protections spéciales, ( peinture ou vernis), c’est disponible déjà usiné il n’y a qu’a débiter et assembler. J’achète donc une lame de 3 m, de quoi débiter deux longueurs que je vais assembler côte à côte, et dans la chute je peux tirer deux éléments de 30 cm qui vont faire office de pieds relevant de 15 cm les deux lattes juxtaposées pour réaliser l’estrade. Mais pour ne pas avoir un élément encombrant sur le bateau les pieds ne sont pas fixés, juste mis vertical et bloqués par les tasseaux qui réunissent les deux lattes, c’est vite mis en œuvre, modifié, escamoté, tout en étant sécuritaire et efficace dans les différentes configurations possibles.

    Grands travaux à bord d’Exocet

    L’estrade en position basse, escamotée.

    Une fois cela mis en œuvre, testé dans différentes configurations, il devient évident que pourquoi ne pas remplacer le caillebotis par un plancher réalisé de cette façon, avec ce matériau. Les plans dans ma tête sont clairs, évidants, je les couche sur le papier, fais des essais de différentes configurations, analyse les contraintes et les résultantes. Au final les plans sont validés et entérinés. Il ne reste que la recherche des financements pour lancer le projet.

    Grands travaux à bord d’Exocet

    L’estrade en position de rehausseur.

    J’ai étudié avec sérieux, l’appel à contributions de la banque d’investissement pour les grands projets européens, compliqués,  avis d’expert, soutien de différentes nations, réalisations de documents multiples, rédiger en toutes les langues des nations de l’Europe, invitation dans des séminaires pour exposer le projet pour les centaines de décideurs qu’il faut donc inviter loger nourrir blanchir, distraire, voir leur fournir des Baby-sitter ou agent de sécurité ( mâle ou femelle, inversement si demandé, au sexe des représentants) pour les rassurer dans leur nuit, passer loin de leur famille, etc. je me suis dégonflé, j’abandonne l’idée. Car en plus il n’a été dit que cela demandais que je prévois des consultants pour relayer le projet, ils demandent des émoluments,  défiscalisés, payer en cash, par anticipation, en clair des pots de vin.

    Grands travaux à bord d’Exocet

    L’estrade en position inclinée petit angle.

    Les banques, je ne vous en parle même pas, Avant de savoir de combien il me faudrait pour réaliser le projet, il me fallait donner le montant de mes avoirs, de mes revenus, (qui sont bien repartis sans bruit de plus) de mes cautions solidaires et j’en passe, bref si vous n’avez besoin de rien vous pouvez le leur en parler. Dites moi de quoi vous avez besoin, je vous dirais comment vous en passer.

    Grands travaux à bord d’Exocet

    L’estrade en position inclinée petit angle.vu coté opposé.

     

    J’ai donc envisagé la manche, les sorties d’églises, les devantures des commerçants. Ici je suis un riche pour les autochtones, un blanc qui ne fait pas couleur locale devant les boutiques, pas un réfugié politique, ni économique, ni musulman,  ni juif, ni même chrétien, bon en bref aucun espoir à entretenir de ce côté non plus.

    Il me faut me résoudre à la seule solution restante, l’autofinancement, c’est un budget conséquent pour un retraité qui encore heureusement n’est pas Grec. Mais il faut faire face a ces engagements, (t'as un bateau, t'es riche) sur que cela est facile comme raccourci. C’est comme dire (t'as un logement t'es un privilégier). Tu as un travail rémunérer, (quel pied). Tu touches des allocations de chômage(t'es un nanti). T’as une voiture (c’est un luxe) et j’en passe et des meilleures. 

    Grands travaux à bord d’Exocet

    L’estrade en position inclinée grand angle.

    J’ai réduit les portions de pâtes de moitiés, diminuer la fréquence des repas de luxe composés d’un bol de riz, réduit les viandes à une fois l’an, c’est suffisant paraît-il. Laisser les épluchures sur les légumes pour les manger, c’est plein de vitamines. Et me suis mis à boire de l’eau de Mer c’est plein d’un tas de choses bonnes, métaux lourds, sels minéraux, bactéries et autres éléments excellents, les poissons s’en nourrissent depuis la nuit des temps et s'en portent bien alors vous voyez bien que c’est bon.

    Je ne vous ennuie pas un peu au moins ?

    Non alors je continue ; ah si je deviens un peu lourd, il y en a qui sont dans ce même désarroi et préfère que je ne leur retourne pas le couteau dans les plaies.

     

    Alors revenons à nos moutons, nos moutons ah oui une souris d’agneau avec des fines lamelles d’ail introduites avant cuisson, revenues dans une cocotte sur petit feu, à couvert, pour une bonne heure….. J’en salive……

    Ah oui nos moutons. Voilà, le financement est réuni, la commande du bois est passée, le matériel réuni, essayé, inventorié, zut il manque une scie circulaire elle est restée a Nîmes, je ne peux m’en passer à moins de travailler comme au siècle dernier mais je vais y laisser ma santé, et le fini va s’en ressentir. Bon faisons les fonds de poche et direction la quincaillerie pour acheter une belle scie toute neuve avec sa belle lame au carbure de tungstène Le matériel est fin prêt, le bois est arrivé au dépôt, je m’équipe du chariot pliant et me voila avec 7 planches de 210 cm de 2 cm d’épaisseur et 15 de large cela fait presque 500 cm3 de bois bien lourd attaché en fagot sur un chariot qui ne fait pas ça tous les jours (heureusement) direction le quai c’est pas au bout du monde mais faut y aller. Bon ça y est j’y suis au quai, délover le bout, embarquer les lattes dans l’annexe, rejoindre le bateau, transborder de l’annexe sur Exocet….. oufffff. Fini pour ce jour, j’en ai plein les bras.

    Allez capitaine au boulot : premier objectif le débit. Fabrication d’une règle d’équerre pour couper à la bonne côte et bien à l’équerre les éléments, des grands, des demi, des petits.

    2 ème opération passage à la toupie pour arrondir les bouts des éléments qui de ce fait seront bien en phase avec l’arrondi du fond de cockpit. La défonceuse montée sur une plaque de Contre plaqué fera l’affaire.

    3 ème phase, il me faut couper sur la longueur une des lattes pour que la totalité du fond soit recouvert sans manque, bien sur cela ne pouvait pas correspondre avec les dimensions des lattes. La scie à son tour est installée sur cette table de travail improvisée. Un guide me permet de faire une belle coupe droite et propre.

    4 ème travail faire les découpes pour le passage des tubes inox qui supportent la table. Très laborieux, avec la perceuse, une série de petits trous jointifs de l’un à l’autre en suivant le contour dessiné, puis scie sauteuse pour enlever ce morceau en demi-lune, puis râpe à bois pour fignolage…. Le tout à faire sur quatre lattes.

    5 ème détail les entailles pour libérer les écoulements d’eau de la baignoire (nom donné au fond du cockpit car si l’on bouche les évacuations ce fond peut faire office de bain pour vénus, naïades et sirènes de rencontre).

    6 ème ouvrage, une découpe par le milieu pour ajuster au support de barre, et là aussi un petit passage à la toupie.

    L’ensemble en place ça présente pas mal, mais ce n’est pas fini, ce serait trop beau, et il me faut faire des ensembles cohérents qui ne bougent pas mais cependant qui puissent se déposer pour l’entretien.

    Dans des planches de bois brut de récupération j’ai débité des lattes de 30m/m de largueur pour 10m/m d’épaisseur passage à la toupie pour arrondir le dessus des lattes et ponçage pour redonner un aspect propre pour satisfaction du coup d’œil.

    Assemblage des quatre parties qui constitue le plancher et l’affaire est terminée cela m’a pris quelques jours en jouant avec le soleil les nuages les ondées et les affaires courantes mais le résultat final est à ma convenance alors qu’est ce que quelques jours de labeurs. 

    Je ne vous ai pas dit tous les temps de nettoyage, car la menuiserie était bien exiguë et devait aussi de temps en temps servir pour les ti dej, les repas, le farniente et autres frivolités.

    Vous avez aimé, ne vous privez pas de le dire dans un petit commentaire.


    3 commentaires
  • Procession à Sainte Anne.

    Procession à Sainte Anne

    Une manifestation paroissiale a eu lieu il y a quelques jours à Sainte Anne,

    ce dimanche en effet après une messe dominicale une procession c’est rendu au ponton des pêcheurs.

    Procession à Sainte Anne

    Deux jeunes filles magnifiques en belle tenue créole ouvraient le cortège.

    Procession à Sainte Anne

    Un orchestre local tambourinait sur divers instruments.

    Procession à Sainte Anne

    Les enfants de cœurs portaient les sacrements. Suivi du porte drapeau.

    Procession à Sainte Anne

    Quatre porteurs convoyaient la statue de Saint Simon Pierre dans sa barque.

    Le prêtre suivait ainsi que le petit groupe des pêcheurs et leur famille.

    Procession à Sainte Anne

    Le voilà le Saint Simon Pierre, qui est l’objet de ce recueillement.

    Procession à Sainte Anne

    Des femmes portaient de belles robes traditionnelles.

    Procession à Sainte Anne

    Les barques de pêche avaient été nettoyées respectueusement et fleuries.

    Elles ont toutes été bénies par le prêtre.

    Procession à Sainte Anne

    Du temps que sur une barque les autorités allaient en Mer pour une cérémonie, j’ai fait quelques photos des gens qui ici ou là bavardaient.

    Procession à Sainte Anne

    Bien souvent les gens ne souhaitent pas être pris en photo, il n’est pas question de faire de belles photos de près, cela me fais bien de la peine, mais je respecte bien sur.

    Procession à Sainte Anne

    Les hommes avaient eux aussi sortie les chemises et pantalons des armoires.

    Procession à Sainte Anne

    Les musiciens au repos chahutent gaiement.

    Procession à Sainte Anne

    La barque avec l’aréopage des officiels revient à quai ; c’est la fin de la cérémonie. Pour clôturer ce petit dossier charmant et bon enfant, je vous offre la plus belle des représentantes de cette procession.

    Procession à Sainte Anne


    1 commentaire
  •  

    Création et mise en place d'un Range verres très pratique pour l'Apéro winktongue

     

    Bricolage

     

     


    1 commentaire
  • Vous prendrez bien un café. 

     

    Je vous propose une pose café, au cours d’une sortie, j’ai eu l’occasion de faire une visite commentée d’une brûlerie de café. Je vous en propose un article qui je le souhaite vous apportera quelques connaissances nouvelles.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Le cœur de ce métier, c’est le four dans lequel les grains de café verts vont être grillés, du silo en hauteur, les grains descendent dans le tambour tournant à l’intérieur du four, la température est précisément réglée par un thermostat,  la durée de cuisson,( on dit brûlage) est programmée.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    A ce stade les automatismes laissent au torréfacteur la décision finale, car bien sur l’humidité ambiante, celle des grains, le calibre des cafés, et autres paramètres déterminent la bonne torréfaction des grains. La couleur, l’odeur, le bruit des cafés sont des éléments qui déterminent la juste cuisson.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Une fois arrivé à la bonne cuisson, le four est vidé des grains torréfiés dans un récipient où l’on arrête rapidement la cuisson. Un ventilateur souffle de l’air par en dessous, des palettes tournantes brassent la fournée pour en homogénéiser la température.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Le café vert arrive des lieux de production dans des grands sacs de jute.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Les régions de production sont diverses, locales, Costa Rica, Inde, Colombie, Nicaragua et autres.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Une fois complètement refroidi le café torréfié peut être mis en sachet, c’est cet appareil qui pèse avec précision les quantités programmées bien souvent c’est 250 g mais pour une expédition dans des pays utilisant d’autres valeur de poids et mesures le réglage est modifié.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

    Un échantillonnage des diverses origines et proposé à la vente directe, en grains ou  moulu.

     

    Vous prendrez bien un café.

     

     

    Voilà pour cette petite visite que personnellement j’ai bien appréciée et clôturée par une dégustation bien sympathique.

     


    2 commentaires
  •  

     

     

    La visite de l’atelier de Robert Manscour.

     

    Je vais pousser pour vous l’atelier d’un artiste Martiniquais, un autodidacte artiste avec un créneau un peu inusité, le travail du verre avec une technique qu’il a mis au point et continue ces recherches en permanence.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Son atelier ne présente pas de mine, il est dans le Nord Atlantique de la Martinique. Son intitulé, L’éclat de verre.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Nous allons pénétrer, un royaume surprenant vous y attend.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Je vous laisse déambuler parmi ses œuvres.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Vous en pensez quoi ?

    Visite de l’atelier de Robert Manscour.

    Cela vous a plu ?

     


    6 commentaires
  •  

    La trace des Caps - (suite et fin)

     

    Voila où j’ai quitté le bord de Mer.

    J’avais arrêté mon récit une fois arrivé au site de grand Macabou. Je vais donc le reprendre en cet endroit, qui est un très joli endroit, qui bien que cela soit interdit, bien des citadins viennent y passer le week end en installant des carbets (concentration de tentes et d’abri sommaire pour abriter un coin cuisine et repas.) le tout alimenté par des groupes électrogènes. Les enfants sont dans l’eau, ou sous les frondaisons bien protégées du soleil. Les adultes jouent aux boulles, lisent en se balançant dans des hamacs tendus entre deux arbres, ou préparent le repas, les odeurs éveillent les appétits, les cocotes minutes chuintent, les BBQ sont en chauffe.

    Un sentier, ici revêtu d’un platelage pour ce passage par un petit pont au dessus de ce bras qui relie la Mer à un marais.

    Un petit pont de bois qui, lui tient encore fiérement son rôle.

    Le cheminement s’enfonce ici dans les sous bois.

    Ombre et fraicheur y sont bien agréables.

    Le grand panneau a bien quelques signes des ans, mais vous y verrez en jaune la trace de mon parcours en bord de Mer. Pour arriver en bas de cette carte.

    Plus loin à l’entrée du site, un autre panneau donne des informations et des consignes pour profiter sans porter atteinte à cette fragile forêt littorale.

    Ce dernier petit cap qui n’a pas d’issue et d’où j’ai du rebrousser chemin et la dernière vue de bord de Mer.

    Par de l’autre côté de cet éperon rocheux c’est un grand plan d’eau bien abrité qui abrite quelques barques de pêcheurs ici et là.

    Bien abrité par cette presqu’île avec un passage bien étroit ici en fond  de photo ce plan d’eau (trou Cadia) serait un bon abri pour nos voiliers si la profondeur d’eau était suffisante, ce qui n’est pas le cas. 

    En haut de la bute je prends la direction Cap Ferré, Cap Chevalier qui était le but que je m’étais donné.

    Sur cette carte le tracé en jaune à partir du panneau du milieu en direction de celui d’en bas ne semble pas poser de problème, mais hélas il en a été autrement.

    Les Sargasses qui ont envahi la trace, j’ai tenté de passer en arrière, mais mes tentatives  se sont avérées veines, je débouchais dans un marais ou je n’ai pas voulu tenté de traverser, au risque de m’engloutir dans des vases molles et ici terminer mon chemin en même temps que mon existence.

    Cela aurait été dommage, vous n’auriez pas eu droit à ce récit.

    Je suis donc retourné à la croisée des chemins et pris la direction de la grand' route bien loin de là, mais pas de passage de Car ni taxico en cet endroit.

    Après 2 Km environ, dans un chemin montant, caillouteux, et au chaud soleil exposé. ça vous dit quelque chose, mais ici pas de Fontaine.

    Une voiture s’arrête à ma hauteur, trois mots sont échangés, et très gentiment je suis invité à prendre place, pour rejoindre au moins la grand' route, mais finalement mes bienfaiteurs me conduiront jusqu’au devant du ponton de Sainte Anne. Les gens sont très serviables, avec l’envie de faire plaisir.

    J’aime ces échanges improvisés et sympathiques.glasses

     


    1 commentaire
  •  

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

     

    Une autre balade en Martinique côté terre, je vous y emmène avec moi. C’était il y quelques jours en arrière mais pas une éternité tout du moins. Pour rejoindre ce panneau au quartier de belle étoile sur la commune du Marin, il m’a fallu prendre deux bus, un premier qui m’a conduit au Marin, d’où un second part pour desservir un parcours en zig zag permettant d’être au plus proche de bien des habitants de cette commune très habitée dans des quartiers bien épars dans les campagnes.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Cela m’a semblé bien encourageant, une indication simple mais claire, un plan succinct, c’est parti.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Une voie unique de béton en raison du dénivelé, trace la route en direction de la Mer, que l’on devine dans le fond.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Rapidement, après les deux cent premiers mètres, s’en est fini du béton qui n’était la que pour donner un accès praticable a une maison dans la pente. A cella succède un sentier, ou plutôt une ravine à sec, bien sur il n’a pas plu ces derniers jours. 

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Je n’avais pas eu bien la possibilité de m’égarer le long de ce « valadas », (nom provençal pour désigner un ruisseau temporaire qui descend au plus court dans une vallée). Mais ce panneau m’apportait confirmation de mon bon itinéraire.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Arrivée à la plage, la grande anse de Macabou, belle baie, ouverte à la Mer du large Atlantique, protégée par des récifs coralliens, mais hélas envahie par les sargasses, qui génère des émanations de gaz nauséabonds. Pas un baigneur pour ce faire dorer au soleil, pas plus que d’autre profitant de l’ombre de la cocoteraie, c’est désertique ou plus exactement déserté. Il faut dire aussi que cette plage se mérite car il y a plus de cent pas de toutes possibilité de stationner une voiture.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Arrivé au bout de cette très belle anse je me retourne pour en admirer la beauté tranquille. De cet éperon rocheux bien sec, couru par l’alizé les plantes ne sont pas bien hautes, mais ce qui est le plus surprenant, c’est l’absence de trace d’urbanisation, la nature à l’état brut.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Le sentier n’est plus visible sur ce plateau rocheux, aussi il faut relier les kernes de l’un à l’autre. Ils sont nombreux, construit pour résister aux éléments, consolidés avec du mortier, mais bien des marcheurs y ont laissé une pierre à leur passage, comme je l’ai fait moi-même.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Sur une pointe un peu en hauteur une chapelle vous accueille, les portes sont ouvertes, elles vous invitent à en franchir le seuil, édifice modeste, rustique, marqué par le temps, mais il a son charme.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    La serrure a disparue, le pas de porte mériterait bien quelques travaux, et un peintre pourrait y passer quelques couches de peinture, elle semble bien à l’abandon.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Mais une fois franchit l’huis, la ferveur des personnes s’y fait sentir, des bougies sont allumées, des fleurs égaillent un hôtel ou prônent des statues de la  sainte prospectrice des marins, des offrandes de fruits y ont été déposés, des chapelets en remerciement ou en prières chargent les mains jointes de Marie. Respect. Deux bancs sont la pour ceux qui souhaitent y passer un moment de prière ou de méditation.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    J’ai posé les trois pierres du haut de ce repère pour envoyer des pensées affectueuses à ceux qui me sont chers au loin de moi.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Une autre anse s’offre à mes pas, toujours ces Sargasses envahissantes mais c’est ainsi, c’est, il est possible que ce soit une des conséquences du réchauffement de la planète, voir autres hypothèses, de la pollution des Mers, du déséquilibre de la faune halieutique. Quoi qu’il en soit c’est de la faute des hommes, à eux de trouver la parade sans si possible reporter le problème sur d’autres générations !!!!! 

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Ce sont des tonnes, des centaines de tonnes et ce ne sera pas des « mesurettes » qui régleront le problème durablement. Les pelles et les râteaux peuvent avoir une efficacité ici ou là sur de petites plages accessibles mais ici par exemple pas de routes, des chemins muletiers, faire une voie pour aller au plus prés des dépôts, mais ensuite en faire quoi ? Méthanisation, engrais, compost, briques compactées pour exporter en guise de combustible ?

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Ne soyons pas défaitistes, la terre est amour à la fin des Sargasses sur la plage de sable, la roche c’est creusée pour former un cœur, c’est un message que nous dit la terre aimer celle qui nous porte soyez en communion avec elle et vous serez heureux.

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Vue de plus prés vous le voyez ce cœur, cet amour, ce message, respectez le. 

    Trace de belle étoile à grand Macabou.

    Nous sommes à la pointe Macabou aussi dite pointe grosses roches, falaises de basalte, de lave noire rongées, sculptées par la Mer, le vent, les éléments. La rando n’est pas fini mais cela fera l’objet d’un autre récit.

     

     


    1 commentaire
  •  

    Balade au Cap chevalier.

     

    Les amis je vous emmène faire une balade au Cap Chevalier, vous n’avez pas besoin de vous équiper en randonneur, ce ne sera pas nécessaire. glasses

    Balade au Cap chevalier.

    Le petit bus au départ du bourg de Sainte Anne m’a laissé là, c’est son endroit de demi -tour.

    Balade au Cap chevalier.

    Le Cap chevalier tient son  nom du chevalier de Villarçon qui avait établi en ce lieu une Habitation. Il n’en reste que des ruines.

    Balade au Cap chevalier.

    Récemment il a été édifié une tour d’observation pour découvrir les paysages avec un peu de hauteur.

    Balade au Cap chevalier.

    Du haut en effet une vue sur les îlots et le petit port de pêche qui bien que côté au vent de l’île est protégé par les barrières de coraux.

    Balade au Cap chevalier.

    Vous la voyez la barrière à la gauche de l’îlet Chevalier.

    Balade au Cap chevalier.

    Toute de bois des îles cette tour est bien belle du bel ouvrage assurément.

    Balade au Cap chevalier.

    La charpente de toiture en forme de parapluie est magnifique.

    Balade au Cap chevalier.

    Les ilots sont une réserve pour la protection des oiseaux qui y nidifient.

    Balade au Cap chevalier.

    Les pêcheurs ici comme partout en Martinique pratiquent principalement la pêche avec des nasses qui piègent les langoustes et les poissons de récif.

    Balade au Cap chevalier.

    La pêche est une activité partielle pour beaucoup qui sont aussi guide, taxi boat, et restaurateur, du producteur au consommateur doit être leur devise.

    Balade au Cap chevalier.

    Du grand parking qui a été  aménagé là, un sentier sur un platelage vous fera franchir un marais.

    Balade au Cap chevalier.

    Une fois de l’autre côté un sentier en sous bois vous conduira jusqu’à ce magnifique figuier, dit figuier maudit, de la famille des Ficus, comme ceux que certains ont en intérieur de leur appartement.

    Balade au Cap chevalier.

    A trois pas de là vous arriverez à la plage magnifique est bien courue habituellement, mais en ce moment les algues Sargasses viennent s’y échouer, avec la mauvaise odeur qu’elles produisent ont fait courir ailleurs les baigneurs.

    Balade au Cap chevalier.

    Les Lolos de plage sont de ce fait bien sinistrés. Certains, ont carrément fermés provisoirement, l’espèrent- ils.

    Balade au Cap chevalier.

    Des grands panneaux d’information donne de précieux renseignements sur les aménagements, les zones qui sont interdites au piétinement pour que la végétation y reprenne place, pour que les sites de ponte des tortues soit aussi protégés.

    Balade au Cap chevalier.

    Vous avez aimé cette promenade ? Moi oui, je la referais avec plaisir d’autre fois, et ci vous venez, nous la ferons ensemble, bonne idée non?

     


    1 commentaire
  •  

    Un tour au marché des producteurs

     

    Je vous emmène si vous le voulez faire une visite du marché qui a eu lieu ce samedi avant Pâques. En effet des chapiteaux avaient été dressés par les employés de la mairie du Marin pour donner un abri aux quelques producteurs de fruits ou légumes mais aussi de petits producteurs de pâtisseries ou autres boissons locales.

    Un tour au marché des producteurs

    Les jeunes vendeuses pour cette occasion affichent leurs plus beaux sourires.

    Un tour au marché des producteurs

    L’ambiance était bon enfant, les clients pas des plus nombreux.

    Un tour au marché des producteurs

    Ici un jeune artisan proposait des poteries de traditions, marmites de terre cuite, confectionnées à la main, sans l’usage d’un tour de potier, ainsi que les réchauds de terre cuite aussi, qui font la paire avec les marmites petites, moyennes ou grandes. Il avait aussi outre quelques punchs maison des pilons de bois qui ne doivent plus avoir tant d’utilisation de nos jours, mais de belle facture.

    Un tour au marché des producteurs

    Vous voyez aussi au devant de cet étal des petits bancs de bois, et aussi des balais de feuilles de palmier.

    Allons maintenant sous la halle permanente du petit marché. Il y avait en cette occasion plus de marchands qu’a l’accoutumé, bien des artisans avaient pris possession des lieux.

    Un tour au marché des producteurs

    Colliers de graines des Antilles. Qui ont des vertus, soit disant unique !!!!

    Un tour au marché des producteurs

    Le banc des épices, confitures, punch aux effets stimulants avec des noms qui prêtent à sourires, et des préparations culinaires en bocaux avec des origines variées.

    Un tour au marché des producteurs

    Une artiste peintre, exposait ses productions sur des supports différents, Laque sur magnettes, peintures sur toiles, aquarelles sur papier, cadres, et encore des femmes découpées dans des tôles et laquées.

    Un tour au marché des producteurs

    Cette autre jeune femme propose des bijoux de sa production dont la base est essentiellement confectionnée avec des perles de rivière produite à Margarita (île Vénézuélienne) dont elle dit avoir l’exclusivité.

    Un tour au marché des producteurs

    La nous remontons aux années hippies. Cette dame, tricote au crochet des bonnets et casquettes rasta, mais aussi confectionne des bijoux variés avec un peu de tout, plumes, graines, coquillages, corail….

    Un tour au marché des producteurs

    Un étal de chapeaux de fibre de coco mais je doute de la fabrication locale, car ces chapeaux se retrouvent  dans bien des boutiques de souvenirs.

    Un tour au marché des producteurs

    Cette dame, confectionne des poupées de chiffon, avec des tissus de madras et plusieurs sujets, animaux, doudous,  c’est au moins bien un artisanat, et une production confidentielle.

    Un tour au marché des producteurs

    Ce rasta, en plus de colliers, bracelets, boucles d’oreilles de graines, propose des calebasses gravées avec divers motifs,  certaines percées de diverses façons qu’une bougie feront ressortir.

    Un tour au marché des producteurs

    Encore des bijoux, des parures, des brillants pour se mettre aux oreilles. Un bon miroir pour les alouettes qui s’attardent devant tous ces strass et brillants de milles feux.

    Un tour au marché des producteurs

    C’est incroyable tout ce que les gens proposent à la vente comme babioles, les prix semblent parfois bien dérisoires au vue du temps passé pour leurs élaborations. Des retraités se font ainsi un complément de moyen, tout en restant actifs et au contact des chalands. Là aussi, des petites robes pour très petites fillettes à 15 euros c’est pourtant un bien long travail pour les réaliser !!!

    Un tour au marché des producteurs

    Je terminerais ici la visite que je vous ai proposée par le gentil sourire de cette artiste avec qui j’ai passé un bon moment de discussions et dont je vous ai présenté le travail pris sous un autre angle.

    Un tour au marché des producteurs

    Une bière à la main sur la plage du bourg à trois pas du marché en face d’Exocet qui m’attendait sagement avec ses copains sur le plan d’eau, et la matinée se termine ainsi, c’est bien cool les Antilles.

     


    votre commentaire
  •  

     

     

    Les ti cases créoles

     

    Je suis tombé sous le charme des petites maisons traditionnelles de la Caraïbe, elles sont une juste adaptation logique aux conditions de vie, au climat, à l’économie.

    Je vais illustrer ce texte par quelques vues de ces belles demeures bien souvent en disgrâce.

    Les ti cases créoles

    Sur le bord de Mer à Sainte Anne emplacement de premier ordre.

     

    En effet que faut-il ici pour avoir un abri qui soit adapté à ces critères ? La vie peut être simple aux Antilles, pas de chauffage, nul besoin, pas d’isolation thermique, les températures de jour de nuit et en toutes saisons sont proches est compatibles avec le (confort), l’isolation phonique ne posait pas de problème. Il suffit donc d’un toit des pièces bien ventilées et d’une cuisine qui peut être sommaire voire extérieure sous un simple abri du soleil et de la pluie.

    Les ti cases créoles

    Sa voisine avec un jardin en plus. Qui est à la vente, à quel prix ?

     

    Cela a bien suffit à des générations de gens biens en harmonie avec leur lieu de vie. C’est un peu le passé, il faut maintenant une télé, si possible grand écran, donc des canapés confortables pour supporter confortablement le temps que l’on passe à regarder ce qui est la vie…… 

    Les ti cases créoles

    Celle-ci est encore en vie, je n’ai pas osé prendre l’intérieur mais c’était bien chaleureux.

     

    Alors les bruits extérieurs deviennent nuisances, isolation phonique des murs, des ouvertures, des toitures. Du coup les maisons deviennent des bunkers, alors il y fait anormalement chaud et humide, la climatisation vient au secours de la population. Et les habitats ont évolués dans ce sens. Les ti cases sont abandonnées pour la plus part, c’est dommage elles avaient leur charme, et ne demandaient pas de gros investissement, une barque quelques nasses, un panier de poissons faisaient vivre une famille, c’est un autre temps.

    Les ti cases créoles

    Petite, coincée entre deux grandes bâtisses, abandonnée.

     

    Maintenant pour afficher superbe, il faut avoir une bâtisse qui pour moi ressemble à des hôtels, des pièces en grands nombres, des terrasses couvertes en démesure, des parkings sous l’abri de la maison pour les puissants 4X4 de la famille avec un beau carrelage au sol pour ne pas avoir l’air de nécessiteux et j’en passe. Seul dilemme, le coût de ces palaces, et leur coût d’entretien, du coup pas suffisant d’aller au matin prendre un panier de poissons il faut aller travailler bien loin de sa maison toute la journée, un salaire n’y suffit pas il en faut deux voir plus si les enfants vivent encore avec les parents, les palaces sont vides sans vie tout au long du jour alors protégeons ce bien si précieux, Murs, palissades, grilles, barreaux, alarmes, chiens menaçant, cela ne va plus avec les Ti cases qui n’avaient pas de serrure aux portes et où la vie était permanente, cela c’était un foyer

    Ainsi va la vie, est ce qu’il n’y a pas eu un (beug) quelque part ?.....

    Les ti cases créoles

    Transformées, les portes & fenêtres murées, transformées, mais qui abritent encore une famille en cœur de bourg.

    Les ti cases créoles

    Comme sa voisine encore un peu de vie ici.

     

    Les ti cases créoles

    Transformée en gîte pour touristes, une belle reconversion à mon idée.

     

    Les ti cases créoles

    Celle-ci avec ses barreaux et porte blindée a perdu son authenticité.

     

    Les ti cases créoles

    Belle reconversion en boutique qui a permis de garder son rang à cette demeure de la place de l’église.

     

    Les ti cases créoles

    Quel sera le sort de celle-ci ? Mais je ne suis pas optimiste pour elle.

     

    Voila ma visite ce termine la je n’ai pas pris toutes les Ti cases du bourg, venez les découvrir par vous-même un de ces prochains jours, mois, ans. Mais ne tardez pas de trop elles sont bien sur le fil du rasoir pour certaines. 

    Les ti cases créoles

    Pour terminer cet inventaire la maison qui est le cabinet médical du bourg. Il y a des grilles qui sont malheureusement nécessaires pour ce lieu.

     

     


    votre commentaire