le voyage d'un bateau partit pour les Iles
Une entrevue avec la végétation locale
Nous sommes le 2 octobre, il fait ce jour un temps bien automnal, de la pluie, des gros nuages gris qui remplissent le ciel, le tonnerre qui gronde par moment dans le lointain. Aussi nous nous sommes consignés dans le ventre de notre Exocet. La FM diffuse de la musique moderne c’est un peu répétitif mais cela crée une ambiance à bord bien à mon gout, un peu moins à celui du mousse qui dés que je tourne les palmes dans l’eau coupe le caquet à la radio.
Je vais donc mettre à profit ce temps pour le passer en votre compagnie, pour vous faire visiter un jardin botanique que nous sommes allés voir il y a quelques jours en arrière.
Il est à quelques Km de St Georges, il vaut mieux dire quelques Miles c’est plus couleur locale, car nous sommes dans une contrée où les Anglais ont oublié de remporter dans leurs valises bien des choses, comme la conduite à Gauche, les distances en miles, les mesures de poids en livres, les volumes en gallons et j’en passe. Il faut se faire avec tous cela c’est perturbant. Nous avons pris un petit car comme il y en a des centaines ici, une gare des cars en centre ville les rassemble, ils ne partent pas à des horaires prés établis, ils passent en première lorsque les sièges sont tous occupés. Les passagers qui souhaitent un arrêt tapent deux ou trois fois sur la carrosserie et le chauffeur s’arrête illico. Celui que nous avons eu à l’aller était équipé de boutons qui déclenchaient une sonnerie et cela fonctionné parfaitement.
Le prix de la course est établi par un règlement et les exploitants qui sont des artisans à leur compte les respectent. Ils conduisent vite bien sur pour faire le plus de rotations que possible, dés qu’un siège se libère il cherche un nouveau passager pour occuper la place et augmenter le revenu de l’équipage, car il y a en plus du chauffeur un « appariteur » qui tel œil de faucon scrute en permanence les alentours pour ne pas rater l’occasion de prendre une personne qui serait sur un chemin adjacent. Un coup de klaxon à chaque piéton aperçu pour faire l’invite, c’est folklorique.
Nous avons fait cette excursion en compagnie d’un couple de français en escale comme nous, leur bateau s’appelle « Freevol ». Bernard et Régine ; Ils parlent l’Anglais couramment cela est bien agréable d’avoir des interprètes. D’autant que la guide qui nous fait la visite ne parle pas Français ce qui n’est pas étonnant, très peu de personne le parle. Nous voila donc dans ce jardin des senteurs à parcourir le chemin qui serpente, qui en lieu et place de gravillons se voit recouvert de l’enveloppe de noix de muscades, c’est agréable aux pieds, silencieux, et non glissant même humide voir détrempé.
Vous êtes prêts, oui, alors c’est partie.
Tout n’est pas en parfait état, mais les moyens sont limités alors pardonnons.
Oranger de Séville, a maturité les oranges restent vertes et amères.
Cabosse de Cacao. Il y en eu beaucoup dans les débuts de l’exploitation
Ocimum basilicum, Basilic. Le même que cher nous.
Goyavier, avec ses fruits, nous avons dégustés, excellents.
Caféier, jeune plant. Également importé au 16iéme siècle
Gingembre. C’est les rhizomes qui se consomment.
Aloès Véra. Aux multiples vertus médicinales et cosmétiques.
Gousse de vanille. La production est encore marginale de nos jours.
Fleur de balisier. Pour une touche de couleur.
Un poivrier. Pour relever les saveurs et les parfums que nous avons découverts, parmi tant de plantes, aromatiques, médicinales, gastronomiques.
La fine équipe après l’heure qu’a durée la visite, Bernard, Régine, & Régine.