le voyage d'un bateau partit pour les Iles
Après avoir passé une journée sur le bateau, tranquille, au mouillage juste à la sortie du port de Rubicon, ou nous avons fait des rangements dans exocet, nous avions décidés de remonter sur la côte Est de Lanzarote, jusqu'à la capitale de l’ile : Arrecife. Cela n’est pas une longue navigation, mais elle se fait avec le vent de face, pour minimiser la difficulté nous pensions partir de bonne heure le matin avant que le vent ne soit établi. Lundi 1 octobre, après avoir déjeuné, nous levons l’ancre et partons pour cette navigation le long de la côte Est de Lanzarote, le vent n’est pas encore établi, Exocet aidé par son moteur file sur une mer belle, sans vague, juste une longue houle qui vient du Nord, les voiles sont mises à contribution, mais le vent n’est pas suffisant pour faire avancer le bateau, le moteur tourne et fait le principal pour la vélocité du navire. Nous croisons un gros catamaran, avec une palanqué de touristes pour les emmener à Fuerteventura.

Puis plus loin un bateau équipé pour la pêche sportive aux gros poissons. Le vent donne le signe de son réveil par de petites risées sur la Mer, puis se met à souffler plus régulièrement. Mais le seul ennui c’est qu’il souffle exactement dans la direction de notre objectif, un essai pour voir ce que cela donne, en s’écartant de la route se révèle vraiment décevant, aussi que les puristes me pardonnent, mais je ne veux pas faire du louvoyage toute la journée, pour atteindre un objectif que déjà nous pouvons localiser avec une paire de jumelle. Le génois est enroulé, la grand voile bordée au plus prés et le moteur mis a 2000 tours minute. Exocet avance vaillamment sur une Mer qui commence à laisser divaguer quelques moutons sur l’horizon (les moutons sont les crêtes des vagues qui blanchissent lorsque le vent atteint les 15 Nds) Un peu plus tard voyant le troupeau de ces Ovins arrivés en grand nombre vers nous je prends un ris dans la grand voile et je ne le regretterais pas parce qu’une poignée de minutes plus tard l’anémomètre annonce 25 Nds, la mer elle n’est pas encore formée juste un clapot qui tout de même tente d’escalader l’étrave pour grimper sur le pont. Je donne un peu d’angle à la route pour que le bateau soit appuyé et qu’il passe en puissance ses crêtes rebelles. Ce bord nous conduit vers la terre aussi en voyant sur le sondeur remonter les fonds je sais qu’il est temps de virer de bord pour retrouver de la profondeur d’eau. Puis une fois de nouveau bien dégagé de la terre, revenir vers elle et recommencer une fois les profondeurs d’eau devenues faibles, en fonction de la carte de navigation, du GPS, du sondeur, on peut ainsi naviguer en connaissance de cause. La route qui nous reste à parcourir n’est pas très longue, nous arriverons bientôt. Au passage de l’aéroport de Lanzarote nous assistons au spectacle des avions qui décollent vers des destinations lointaines cela est orchestré comme un balai, à une centaine de mètres trois avions se suivent sur les Taxis way pour prendre la piste d’envol, le premier s’aligne puis stoppe pour attendre le feu vert de la tour de contrôle, à celui-ci les moteurs vrombissent, l’avion avance, accélère, accélère encore et de plus en plus vite, au niveau de la tour de contrôle ses roues avant se soulèvent, et un instant plus tard le train d’atterrissage quitte la piste, le bel oiseau grimpe vers les nuages, alors que l’avion suivant lui se positionne pour répéter la manœuvre du premier. Ensuite ce sera le tour du troisième.

Nous approchons d’Arrecife, devant nous distinctement nous repérons des mâts de voiliers au mouillage, nous allons vers eux alors que la Mer est maintenant bien moins hachée, car nous commençons à ressentir l’abri des digues des ports de cette capitale. Ma cartographie est un peu obsolète pour les atterrissages, mais en les faisant de jour cela ne pose pas de problème. Nous avançons en direction de ces bateaux, sagement alignés sous une digue, que les jumelles nous permettent de distinguer. Je reconnais un bateau déjà vue en arrivant de la marina de Rubicon, il était mouillé à l’extérieur du port, je me préparais à mouiller mon ancre alors que par signes il me faisait comprendre que j’allais le gêner alors que j’en étais à 50 mètres au moins. Je remets ma manœuvre à plus tard pour aller à ses cotés pour explication, il m’annonce qu’il a mouillé 50 mètres de chaine car les fonds ne sont pas surs. Il y a 5 mètres de profondeur ! Si tout le monde fait comme lui en monopolisant un rond de 100 mètres autour de son ancre le mouillage ne Pourra abriter que peu de bateau ; je n’ai pas voulu polémiquer et suis allé planter mon ancre la où je pensais le faire en arrivant. C’est souvent comme cela lorsque l’on arrive dans un mouillage, il est toujours un grincheux pour te dire d’aller ailleurs voir d’autres lieux.

Je passe avec Exocet à dix mètres de ce ronchon, salue comme il se doit la personne qui sur le pont est en vigie, je plante mon ancre à 50 mètre de lui sur son bâbord avant. Pour une fois les 30 mètres de chaines mises à l’eau, je me trouve encore à plus ou moins 30 à 40 mètres de lui. Je fais une plongée de reconnaissance pour voir dans une eau claire, a 20° centigrades par 6 m de fond, comment l’ancre c’est positionnée. Une fois rassuré de la bonne tenue du mouillage, nous prenons un bon moment de farniente, de repos, en profitant de la douceur de cette journée, maintenant que nous sommes à l’abri, dans cet ancien bassin du port de Arrecife protégé par un fortin, qui bien que désaffecté depuis des lustres dissuade encore je l’espère les pirates, forbans, corsaires, et flibustier de venir sans prendre à un bateau battant pavillon de France.

Nous n’avons pas mis pied à terre ce premier jour passé dans ce mouillage en plein centre de la ville, il y a quelques bateaux avec Exocet, le plus proche a un pavillon Anglais, le suivant c’est les couleurs du Canada qui flotte au vent à sa poupe, un autre encore plus devant nous a aussi les couleurs de la perfide Albion, celui qui est le plus enfoncé profondément dans ce havre, a lui un drapeau de nos voisins du Nord de la France, la Belgique mais le propriétaire de ce voilier est français, il est venu nous dire un petit bonjour de courtoisie, tout en souhaitant troquer des livres, il était en panne de lecture Française.

Il est une coutume dans ce monde de voyageur d’abandonner dans les capitaineries ou dans des lieux fréquentés par les marins les livres qui seront à la disposition de qui veut bien les prendre pour leur faire faire un bout de chemin, car ils seront un jour, un mois suivant déposés un peu plus loin sur la route. Mais dans ces bibliothèques improvisées, la littérature en langue Anglaise occupe la majeure partie des étagères et bien rare sont ceux en Français. Je ne sais pas si un tel lieu d’échange existe ici a Arrecife car il n’y a pas de structure destiné aux plaisanciers, cela est surprenant pour une si belle ville, mais des travaux sont en cours pour remédier à cela.

Au deuxième jour ici à Arrecife, nous allons aller à terre pour aller dans un café qui nous permet de nous connecter à internet pour consulter les mails et envoyer à notre webmaster les éléments pour la tenue de ce blog, a ce propos ayez la gentillesse de vous identifier soit directement sur le blog soit par un mail a mon adresse que je vous rappelle : exocet1948@yahoo.fr
J’ai un peu perdu le fil de la longue liste des amis, à qui l’on a communiqué les coordonnées de ce lien d’amitié. Vous avez tous et toutes la possibilité d’inviter vos proches à se joindre à cette confrérie, les amis de mes amis sont mes amis dit l’adage.
