le voyage d'un bateau partit pour les Iles
Bonjour à tous et toutes.
Encore une avarie à bord d’Exocet, dans un mouvement large, puissant, et involontaire, j’ai envoyé en l’air le verre dans lequel je buvais mon Ti-punch.
Que le verre dans lequel on transitait des litres de Rhum agricole, des dizaines de citrons verts et quantité de sirop de canne s’envoie en l’air à son tour cela n’est que justice il y avait bien droit, mais c’est en regagnant le font du cockpit que là il s’est dit : s'en est trop, je m’éclate. Me voilà en deuil de ce verre qui venait des Antilles, du Marin pour être précis, et il faisait la propagande pour la distillerie Clément, que tous les Cléments de mes connaissances ne m’en veuillent pas trop d’avoir ainsi brisé (le Glas).
Comment faire maintenant: deux solutions se présentent, signer à la croix bleue et passer par-dessus bord les alcools du bateau ou se fier au dicton qui dit qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, et prendre un autre contenant pour sacrifier au rite du Ti-punch au coucher du soleil.
Je ne suis pas encore accro à la boisson, mais je suis sur mes gardes et pour ne pas ressembler à une épave je me méfie. Être une épave pour un marin ce n’est pas engageant, restons donc à flot.
Tiens, tant que j’y suis-je vais faire une promesse, à la première occasion, une fois en Martinique je vais faire un pèlerinage à la distillerie Clément et je choisirais une demi douzaine de verre à Ti-punch pour être a l’abri du besoin à bord d’Exocet.

Avec Guy en partant du Marin, nous avions emportés du Rhum de cette distillerie, justement pour être en communion avec Clément son petit fils et tous les cléments de connaissances, que de bons souvenirs que cette traversée. Pour Patrick, pour Guy, pour moi. J’en ai terminé de mes élucubrations je rentre au bateau et vais boire devinez quoi : UN TI PUNCH...
