le voyage d'un bateau partit pour les Iles
Je vous en ai déjà donné une idée mais allons plus au fond des choses.
Ces carreaux peints à la main et vernissés recouvrent façades et murs intérieurs de leurs coloris chatoyants et de leurs dessins sophistiqués ou naïfs.

Le mot ne vient pas de azul, la couleur, mais de l’arabe (az-zulaï) qui signifie « pierre polie » Au XIVème siècle, les maures ont apportés les azulejos dans leurs bagages. Après la reconquista, Séville en est devenue le centre de production pour toute la péninsule Ibérique. Ce n’est qu’au XVIème siècle que les Portugais vont produire leurs propres carreaux de faïence : Bleus et blancs à l’origine ; à partir du XVIIème siècle, les Azulejos deviennent polychromes. Après avoir utilisés les motifs mauresques géométriques et colorés, les Portugais deviennent les maitres de la polychromie avec le style dit « Majolique ». Les Azulejos étant de plus en plus demandés pour décorer les quintas d’été, les Portugais firent appel aux Hollandais, dont les techniques permettaient de réaliser des panneaux plus complexes.
A la fin du XIXème siècle l’amélioration des conditions économiques stimulent la construction et la rénovation de nombreux édifices pour lesquels il est nécessaire de produire des milliers d’Azulejos. A la polychromie traditionnelle sont substitués, sous l’influence Chinoise, des motifs bleus sur fonds blancs ces motifs orneront alors les maisons, les administrations et les lieux publics.

Aujourd’hui, le genre s’est renouvelé,
et les artistes contemporains continuent à les réinventer.

Seule la technique demeure inchangée :
sur une base de terre revêtue d’un enduit spécial, le motif décalqué est peint.

Ensuite, les carreaux sont cuits à 1 000° Centigrades pendant plusieurs heures.

Les motifs peuvent être religieux, ou illustrés la profession du maitre des lieux

Rares sont les maisons qui n’ont pas ainsi leur identité renforcée.


Quelques fois se sont les façades entières qui en sont recouvertes

