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    Exocet aux prises avec les éléments

    Je vous avez raconté, il y quelques jour en arrière la navigation musclée que nous avions fais en compagnie de Standbyme, entre Béquia et Marigot bay.

    A ce sujet je vous disais ne pas avoir pris de photo vue les conditions de Mer de vent et d’assiette du bateau. Les photos qui illustraient ce reportage étais donc en décalage avec la véracité de ce jour de navigation. Mais voilà que les amis à bord de leur catamaran, eux avaient pus immortaliser ces instants magiques et musclés. C’est les photos qu’ils mon données que je vous livre donc ci après avec un commentaire des plus sobre.


    C’est le départ de Béquia et Saint Vincent qui est en fond. Vous voyez que la Mer n’est pas encore formée sous le vent de l’ile, mais que le vent lui est bien là.

     


    Les moutons font leurs apparitions le vent lui n’à pas relâché son souffle. Exocet à la voilure du temps, 1 ris Grand Voile et 1 dans le Génois.

     


    Standbyme commence à arriver à la hauteur d’Exocet qui commence à planter son étrave dans les creux de vagues.

     


    Je disais dans mon récit que le bateau filoché (aller vite) cette photo rend bien cette sensation de vitesse.

     


    Maintenant, Standbyme est a la hauteur d’Exocet sur la droite on aperçoit Béquia. Elle est belle cette photo du bateau sous voile, non ?


    Celle-ci, nous donne mieux la dimension des vagues, ce qui n’est jamais bien visible sur photo. Toujours Béquia en fond.


    Les listons (jointure de la coque et du pont) ne sont pas sous l’eau. Votre locuteur a la barre, un régal de piloter le bateau a cette allure.

     


    Sur cette dernière c’est l’état de la Mer qui ressort assez bien. L’effet en contre jour donne ce brillant métallique a la Mer.

     


    Une autre au même moment, belle aussi avec les voiles qui laisse passer la lumière du jour naissant

     


    Voila la dernière photo que je doit a l’œil averti de Sophie sur Stanbyme, merci a toi Sophie, merci a tous l’équipage de Standbyme, merci les amis, Exocet a pris bien du plaisir a faire ces bouts de chemin en votre compagnie. Le Capitaine n’en est pas en reste. Je connais vos projets je vous souhaite de tracer un sillage sans encombre.


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    Je ne peux m'empêcher de vous citer cette belle phrase de François Gabart

    (Navigateur, vainqueur du vendée Globe 2013)

    Qui reflète bien l'aventure d'Exocet

    "Je sais que l'on peut réaliser ses rêves, même s'ils paraissent un peu fous et que certains, autour de vous, n'y croient pas. Si on se donne les moyens, si on veut vraiment quelque chose, on n'a pas de limite. Il faut aller de l'avant, écouter ses passions et ses envies...

    Beaucoup de gens ont tendance à les mettre de côté. Mais on a tous un petit quelque chose en nous. Il faut être capable de le reconnaître et d'avoir confiance pour aller au bout de ses ambitions.

    J'encourage les gens à oser se lancer dans l'inconnu. Il ne faut pas se cacher les risques et les difficultés, mais garder aussi à l'idée que de belles choses peuvent se passer.

    Evidemment, on n'est jamais sûr de réussir,

    mais c'est le chemin qui est enrichissant, plus que le but."

    L'appel du Large


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    Un petit séjour a Marigot Bay

     

    Le temps n’étant pas des plus sympa avec les marins, nous avons laissé passer les jours bien à l’ abri dans ce mouillage qui est peut être le plus connu des Antilles. Encore une fois je ne vais pas vous faire un historique sur le lieu, ni de long commentaire, je vais juste illustrer les quelques photos que j’ai prises en cet endroit.


    Je commencerais par une surprise, un bateau vient mouiller à côté d’Exocet, c’est son jumeau, on dit « Sister Ship »

     

     

    Il s’appelle « Talios » et est sous pavillon Canadien.
    Il y avait déjà à mon arrivée un autre Océanis 430 plus en avant dans le baie.

     

     

    Lui je n’ai pu lire son nom il était caché par l’annexe. Pavillon Français.
    Voilà où  Exocet était mouillé.

     

     

    Une jolie villa les pieds dans l’eau était ma proche voisine.
    Sur la crête de la colline des belles villas gardaient un œil sur moi.

     

     

     

     

     

    Certaines de ces dernières doivent appartenir à des célébrités, car les bateaux de promène touristes donnaient des explications et tous regardaient et prenez des photos. Mais je ne m’en suis pas préoccupé.


    Plus en profondeur dans la crique, voila à quoi cela ressemble. 

     

    C’est la base d’une société de location et de services divers.
    De l’autre côté il y a un grand complexe hôtelier.

     

     

    A chaque bateau qui approche les « Boy man » viennent proposer leurs services, une bouée, des fruits, des souvenirs, du poisson des langoustes, et j’en passe.

     


    Beaucoup de bateaux de charter ou de location font escale à Marigot Bay.

     

     

    Tous les équipages ne sont pas de fin manœuvrier c’est un spectacle.
    Voila pour ce petit regard sur Marigot Bay. C’est sans prétention que je vous l’offre, un moment agréable sous les palmiers en cette saison ça va vous faire du bien, je crois.


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  • Balade à Mustique
     

    J’ai l’intention de vous faire découvrir Mustique, une balade rapide certes mais l’île n’est pas grande comme la Corse, ni  même Minorque, c’est la taille de l’ile de Ré à quelques choses prés.

    Ne vous attendez pas à de long commentaires je me ferais discret au possible.
    Vous êtes prêts alors en voiture.

     


    Des voitures il y en a bien sur, et des belles, mais il y a surtout ces voiturettes de toutes marques, amusantes, bien en accord avec la taille des voies qui ne sont pas des autoroutes.


    Commençons par les panoramas, vues des hauteurs.



      


    Vous le reconnaissez celui-ci ? oui, c’est Exocet!



    Vues aussi du bord de Mer.




    Puis maintenant aux alentours du village.




     



    Je vous repose une question, vous le connaissez celui là,

    c’est la même réponse bien sur, Exocet.


    Maintenant un peu des vues sur la végétation et les espaces bichonnés par une multitude de Jardiniers.








    Il y a encore des espaces sauvages et naturels, mais pas de pollution apparente. Cela fait plaisir même si le prix à payer est conséquent.







    Des villas, des châteaux, se cachent  ici et là, un aperçu cependant sans prétention de ma part, sans savoir a qui ils appartiennent. Quoi que le chauffeur du Pickup nous donnait ses renseignements, mais je ne fais aucun cas de cela.




      

      

      

     





    Les commerces sont eux aussi bien séduisants rien à voir avec nos supermarchés, à vous de juger.


     




    Il y a aussi de jolis coins pour un moment de farniente, de repos, de repas, et de bain.






    Plus de place pour laisser la trace de mon passage en ce lieu.
    Nous arrivons à la fin de cette visite, j’espère quelle vous a plu, que cela va vous donner envie de venir y voir par vous-même, et comme nous cela vous aura donné soif, alors un lieu incontournable sur Mustique, qui a une réputation internationale où il faut être vu avec  une célébrité éventuellement,

    si non ça fait plouc.  « Le Basil’s bar »






    Pour nous pas de Reine, de Prince, de chanteur connus, de VIP, rien, personne.
    Mais nous c’est qui ? Je vous ai pas dit, pour ceux  qui suivent, ils savent, mais pour les autres :



    Martin, Sophie, Clémentine, l’équipage de Standbyme, qui m’ont invité à venir profiter du Taxi, alors merci à eux, sans quoi vous n’auriez pas eu le plaisir de cette visite.



    C’est Zen.



    C’est sensuel et érotique.



    Une porte entre ouverte sur des plaisirs savoureux.

    En un mot, c’est Canon….


     


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    Neptune et Éole étaient en RTT

      

    Samedi 9 novembre 2013.


    Il en va du temps comme bien des choses sur terre, il y a les jours avec et les jours sans. Quoi qu’il y a toujours pire que mal, et comme disait mon Père : (cela va de plus mal en plumeau) (un journal des journaux, un cheval des chevaux, vous y êtes, un « plus mal » des plumeaux , il faut tout vous expliquer.) tout cela pour dire que la journée d’hier (j’écris ce récit le 10) n’a pas été  réjouissante quoi que aujourd’hui c’est pire (plumeau), Nous avions une longue route à faire Exocet et son compagnon de route Standbyme, le plan initial était de partir de Port Élisabeth sur Bequia (à ce sujet je rappelle pour les étourdis ou les nouveaux venus que Bequia se prononce (Békoué). De là, par un bord de prés serré monter dans l’Est pour passer au vent de Saint Vincent sur la côte Est par conséquent. Puis de la route libre sur les Pitons de Sainte Lucie.

    Neptune et Éole étaient en RTT

      

    53 miles à courir sans avoir à subir le déventement de l’île, mais, il y a un mais, Éole en RTT avait laissé une porte entrouverte avant de partir du bureau alors toute la nuit le vent s’est échappé par celle-ci (Il va se faire dire deux mots par le grand patron)  quoi qu’il en soit le canal entre Bequia et Saint Vincent n’aurait pu être franchi qu’en tirant des bords au louvoyage, le matin à jeun, bof ce n’est pas cool. Aussi résolution collective, nous passons sous le vent de Saint Vincent. Ok pour toi, ok pour moi.

    6 heures 30 les ancres rejoignent leur baille respective, nous descendons sous le vent du mouillage pour faire face aux 18 Nds de vent dans l’abri de Port Élisabeth pour établir les grands voiles, Standbyme choisit de partir 2 ris Gv et génois 100%. De mon côté, je prends l’option 1 ris Gv et génois 2 ris. Ne vous chagrinez pas pour ce qui semble à priori bien différent, les deux bateaux ne sont pas identiques, et bien loin d’avoir les mêmes caractéristiques, les catamarans ont une grand voile de grande surface par rapport à leur génois, Exocet c’est le contraire la grand voile porte un nom qui ne reflète pas la réalité arithmétique, son génois est bien plus grand voila pourquoi nos choix sont différents.


    Neptune et Éole étaient en RTT


    Approche de Sainte Lucie et ses deux pitons (janvier 2013)


    La route pour passer au Sud-Ouest de Saint Vincent est au débridé c'est-à-dire au prés  avec un angle un peu plus ouvert, une allure rapide pour tous les bateaux et pour filocher je vous dis que ça, 10 voir 11 Nds au speedo 8 à 9 GPS. Les vagues sont belles mais comme le bateau les reçoit sur le côté elles ne ralentissent  pas la progression. Donc, sportif mais bien agréable un début de matinée pour faire de la route. Naturellement sous le vent de Saint Vincent le vent est perturbé il vient d’ici puis de là, monte l’échelle de Beaufort là redescend, bon en un mot c’est le bordel ! Car les vagues elles arrivent toujours en ayant contournées  l’île d’un côté et de l’autre aussi c’est chaotique à souhait. Les subalternes de Neptune profitent que le chef n’est pas la pour faire les fous dans leur grande piscine et ce chahut agite la Mer.

    Eux aussi vont avoir des remontrances et des blâmes...


    Neptune et Éole étaient en RTT


    Autre vue des Pitons (janvier 2013)


    Le moteur vient arranger un peu le confort à bord, et aide à tenir la moyenne. Il y a des milles à courir encore, Exocet monte le long de la côte sous le vent, la situation est plus agréable au fur et à mesure de la remontée, puis les vagues reviennent avant le vent, la coque pioche dans la mer faisant jaillir des gerbes d’eau de part et d’autre, la vitesse s’en ressent, je pousse un peu la manette des gaz, 2000 TM, puis le vent revient par intermittence, un souffle ici, un autre là, une bourrasque, puis un calme. Le moteur encore en route aide bien à sortir de cette zone de conflit. Avec la fin de l’île la situation est plus claire, le vent dans la pipe 25 Nds des rafales à 28, et avec la vitesse du bateau l’anémomètre indique entre 28 et 34 voir 35 Nds. La Mer est à nouveau bien formée de belles vagues 1,5 à 2 mètres de creux parfois assez éloignées l’une de l’autre, mais il arrive que derrière un creux de vague il y en a une autre toute proche, l’étrave qui descend dans le creux se voit submergée par la traitre qui se cachait juste là, l’eau grimpe sur le pont jusqu’au mât puis court sur les passes avants jusqu'à l’arrière pour venir inonder le cockpit. Pour être propre le bateau sera propre au soir.


    Neptune et Éole étaient en RTT


    Toujours les deux pitons (janvier 2013)


    Le canal entre les deux îles est long de 30 à 35 milles et l’influence commence avant et se finit plus tard, cela fait un bien long moment à se faire secouer. Bon mais c’est cela la Mer il y a les jours avec et les jours sans. Enfin sous le vent de Sainte Lucie ça ira mieux me dis je, mais que nenni le vent tombe ça c’est dit, mais la houle contourne là  aussi l’île et se heurte à la Mer qui elle a fait le choix de passer par l’autre côté nous sommes dans un chaudron de sorcière. Le moteur va aider, mais ne fera  pas tout, durant une heure encore ce sera chahut à bord, puis le calme arrivera, et sur une Mer assagie, Exocet rejoindra son copain de route, qui lui a mis une belle heure dans la vue, c’est rapide un cata, j’ai le temps de mettre de l’ordre sur le pont ranger les voiles, et arrivée au mouillage juste avant qu’il ne fasse nuit. Nous avons changé de destination finalement car le fait que nous étions bien à l’Ouest des deux pitons, ils nous auraient fallu faire deux heures de moteur pour rejoindre alors que deux heures de navigations nous séparaient de Marigot bay bien plus agréable que les pitons.


    Neptune et Éole étaient en RTT


    L’entrée de Marigot Bay (janvier 2013)


    Sacrée journée, mais si cela avait été aujourd’hui cela aurait été pire car en plus du vent qui est encore fort toujours assez Nord, il a plu abondamment, alors on a eu de la chance, là on passe une journée cool, les bateaux qui arrivent en nombre maintenant portent  les stigmates de dures conditions. La météo l’avait bien prévue, les conditions allaient se dégrader et s’accentuer.
    Ça irait de plus mal en plumeau.


    Neptune et Éole étaient en RTT


    Le mouillage de Marigot Bay (janvier 2013)


    Leçon à tirer de cette journée, en plus de la météo les capitaines devront se renseigner, sur les jours de congés ou de RTT des dieux de l’olympe susceptibles de contrarier leur navigation.
    Vous comprendrez qu’avec ces conditions l’appareil photos n’a pas eu de permission de sortie donc pas de photos du jour pour illustrer ce texte. Elles datent du séjour de Sébastien et Christelle en janvier 2013.

    Les conditions n’avaient rien de comparable.


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    De Mustique à Béquia.

     

    On peut ne pas parler la d’une navigation, c’est 12 miles Nautique qui séparent ces deux endroits, mais comme il n’y a pas grand-chose à en dire, je vais vous raconter, ce sera court de ce fait.

     

    8 h 15 ce matin du 8 novembre, nous nous concertons avec Martin pour un départ dans une demi heure, Ok pour toi, Ok pour moi.

     

    Je termine les préparatifs au départ, envoie la grand voile, encore accroché à la bouée de corps mort. Puis largue la bouée et sans avoir mis en route le moteur, Exocet se déhale tranquillement, je tourne la barre, Exocet abat en grand et part vent arrière je donne un peu d’angle encore pour avoir le vent grand largue tribord amure, connecte le pilote, déroule le génois, mets la canne à la traine. Il est 8 h 45 nous sommes en route, j’ai fini de manœuvrer.

     

    Le vent n’est pas fort mais suffisant pour que nous avancions à 5 Nds, la Mer est plate comme un lac sous le vent de Mustique. Je fais un point à 9 h sur le livre de bord. Position, vitesse, cap. Il n’y a rien à faire le pilote tient le cap, les voiles tirent la coque, le clapot commence à se faire entendre le long des bordées. J’observe la Mer, le balai des fous qui parcourent les flots à la recherche de leur pitance, ils sont magnifiques ces oiseaux, volent, planent, rasent la surface de l’eau, remontent en l’air, plongent sur une proie, redécollent avec une facilité déconcertante.

     

    L’ilet Pigeons, (Pigeon inland).

     

     

    Au point de 10 heures je note les coordonnés sur le livre de bord, je suis tout prêt de l’îlot Pigeon à l’extérieur, Standbyme lui est passé entre l’ilot Pigeon et l’île quatre c’est sans difficulté mais j’ai pris la route à l’extérieur pour ne pas avoir à subir la dévente de ces îlots qui sont hauts sur la Mer.

     

     

    L’île Quatre

     

     

    Une fois passé en laissant à tribord « Pigeon island » je peux modifier ma route en serrant le vent un peu plus, Exocet donne le meilleur de lui-même sur cette allure, ça filoche comme j’aime à le dire. Je vise la passe de « West cay » à la pointe Sud Ouest de l’île de Bequia, cette passe m’a toujours fait de l’œil à chaque fois que je suis passé dans ce coin, mais ne l’avais jamais pratiquée. La l’occasion était trop belle, elle me raccourcissait la route, alors droit dessus, il y a 3 mètres d’eau au moins, mais ce n’est pas bien large, alors c’est impressionnent d’arriver à 6 Nds toutes voiles sorties et de passer entre les roches de part et d’autre. J’ai bien aimé et vous ? Ça vous aurez fait quoi ?

     

    La passe de « West cay »

     

    Il y en a deux passes, une est fréquentable, l’autre non.

     

    Lui un jour ou il faisait nuit, il s’est trompé de passe.

     

     

    La passe vue de l’autre côté.

     

     

    Je suis donc de l’autre côté il me faut serrer le vent au maximum pour remonter dans « Admirality bay » je reste tribord amure, monte le plus que je peux, Standbyme qui lui a fait l’extérieur du cap, est donc sous mon vent mais encore bien devant. (À 11h vous vous rappelez des explications du dernier texte) Il virera de bord un moment plus tard, passera 400 mètres devant Exocet, je virerais à mon tour pour me recentrer en direction du mouillage, le vent est irrégulier en direction, comme souvent sous le vent d’une île, je ne me battrais pas comme en régate, j’ai droit au moteur moi alors, Moteur, à rouler le génois, à affaler la grand voile, à préparer l’ancre, une fois ces manœuvres finies je prends la barre pour passer entre les bateaux au mouillage, puis vais poser l’ancre non loin de mon compagnon de route. Nous nous sommes une fois encore fait plaisir.

     

     

    Diaporama de la partie sud de Bequia.

    De Mustique à Béquia

     

      

    Merci Neptune, merci Éole, merci le ciel bleu,

     

    merci Exocet tu ne m’as pas deçu.

     

     

    Le bar Restaurant non loin d’Exocet.

     

    De Mustique à Béquia

      


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    De Petit Saint Vincent à Mustique

      

    Au lever du jour le ciel était bien engageant pour la journée, il y avait bien quelques nuages assez imposants, mais le bleu était majoritaire cependant. Je préparais Exocet pour cette navigation prévue, il y a 25 miles à courir en ligne droite mais cela n’en fait pas bien plus avec les quelques détours qu’il est nécessaire de faire.

    De Petit Saint Vincent à Mustique

     

    A 9 h 15 nos appareillons (Exocet et Standbyme) nous établissons les grands voiles sous le vent du mouillage, puis prenons la direction de ce petit îlot qui figure sur bien des publicités sur les Grenadines et qui porte un nom qui donne une idée sur sa taille, Morpion une 50éne de mètres carrés avec un parasol  planté dessus. Il y a une passe à l’Ouest de cet îlot qui est praticable par tous les bateaux de plaisance. Nous embouquons cette passe et à partir de là il nous faut faire le meilleur cap au prés pour passer au vent du Reef (récif) des Tobago cays. Le vent est bien Est mais sans être fort il permet de tirer parti de la voilure  et de faire avancer les deux coursiers. Le GPS permet de bien visualiser la route sur la cartographie et s’il n’y a pas plus de courant d’Est nous pourrons passer sans avoir à tirer un contre bord. C’est ce qui se passe.

     

    Une heure après l’appareillage j’ai un poisson à bord un joli poisson dont je ne suis pas sur du nom il pourrait s’agir d’un « Barbarin blanc » sous toutes réserves. Il mesure un peu plus de 80 cm et pèse 2,500 Kg ou 5 livres. J’ai déjà pris ce genre de poisson et me suis régalé en les invitant à garnir mes assiettes. (Martin qui a des guides pour identifier les poissons le trouve ressemblant à un vivaneau, je partage aussi cette idée)

     

    la peche du jour

    Le poisson, Barbarin ou Vivaneau ? Qui a la réponse ?

      

    A 11 h 30, le Reef est passé, je peux débrider un peu, nouveau cap moins prés du vent, les voiles sont choquées (relâcher) pour donner à  Exocet la meilleure vélocité. Standbyme m’a déjà bien distancé il est à deux miles devant moi, c’est rapide un cata. Et maintenant il a des conditions idéales pour allonger la foulée.

     

    Il est 11h 30, je suis en train de noter des infos sur le livre de bord, la canne chante c’est un poisson qui s’annonce, après un moment un Barracuda est à bord, une belle pièce encore, 85 cm et 2,600 Kg.

     

    12 h 15 environ ; Sous mon vent, et devant Exocet, (on utilise aussi comme indication pour indiquer une direction le cadran de la montre, 12 h c’est l’étrave du bateau, 6 h la poupe, donc sur la droite on a les heures de 1 à 5, et a gauche de 7 à 11) dans le cas  présent c’est à 10h que je repérais un bateau Pays qui vient dans ma direction mais je suis persuadé qu’il ne représente pas de danger  mais le voilà qui vire de bord et remonte vers ma route il me faut le surveiller. C’est ce que je fais une 10éne de minutes mais il ne me rattrapera pas il fait un bord de prés et passera 100 mètres derrière Exocet.

     

    13 heures, Je suis sous le vent de « Savan Rock » Exocet file à 6 nœuds, la Mer s’arrondit bien à l’abri de ces îlots qui devancent  Mustique, je suis en approche profite du panorama, c’est la première fois que je viens dans ces eaux. La ligne de traine sur la canne chante une fraction de seconde, je ne m’en soucie pas c’est un poisson qui a pris et relâché le leurre, ou une épave entre deux eaux qui a temporairement tiré sur le fil, c’est je que je pense à ce moment là, mais une fois arrivé en remontant la ligne je constaterais que le Rapala a disparu le fil est mâchuré c’est donc un poisson qui a mordu et la ligne a cassé surement au contact de dents bien acérées. Ce Rapala m’a fait prendre quelques poissons disons qu’il est amorti, il doit faire la fierté d’un poisson qui a l’égal des humains portent un piercing à rendre jaloux ses compagnons.

     

    14 h 30 Exocet est accroché à une des bouées qui permettent aux bateaux de passage de s’y amarrer pour 3 nuits maximum, moyennent une redevance de 200 Ec $ ( + - 60 Euros). Mon pain est en cours de pousse, je l’ai mis en route durant la navigation, pour qu’il cuise au moment où le soleil est haut dans le ciel. J’ai aussi préparé une fougassette, c’est une première à bord aussi.

     

    fougassette cuite a bord

    La Fougassette élaborée à bord d’Exocet cuite à la poële.

     

     Les copains de Standbyme n’ont pas pris de poisson, alors je préparerais un plat de poisson en sauce aigre douce pour le soir, que je porterais à leur bord pour que nous le partagions au cours d’une soirée, bien sympathique vous vous en doutez je suis sur.

     

    standbyme

    Standbyme à la bouée à côté d’Exocet.

     

    Voila le récit de cette navigation qui nous permet de nous rapprocher de la Martinique mais à train de sénateur.

    Cool man, cool.

     


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  • Petite Navigation

     

    Pas croyable, mais oui ! oui ! j'ai un réseau pour la wifi qui n'est pas mauvais;
    Aussi je vais vous raconter en quelques mots la matinée de navigation, il n'y a rien de bien spécial à en dire,  mais c'était bien sympa alors je vous en fais profiter:

    c’est généreux un homme heureux.

    Petite Nav


    A 9 heures je remontais l'ancre d'Exocet il y avait une 15ene de nœuds (Nds) de vent dans le mouillage alors après avoir enlevé la main de fer qui sécurise la chaine du mouillage, je mets en avant petite, remonte depuis le poste de barre le mouillage en gardant Exocet dans l'axe du vent, tout se passe à merveille, l'ancre vient se mettre au repos à l'étrave. Je me faufile entre les bateaux au mouillage en salue ici ou là les navigateurs qui sont réveillés et dans leur cockpit. Une fois bien sous le vent de tous les bateaux à l'ancre ou sur coffre, je dirige Exocet face au vent et établi la grand voile, sagement je garde un ris en réserve le vent a l'air d'être bien établi, j’abats en grand, part vent arrière pour sortir complètement de la baie, et coupe le moteur je n'en ai plus besoin pour le moment. Exocet glisse sur l'eau à merveille.
     Je suis en fin de la baie, je peux lofer et établir le génois, par souci d'équilibre je garde un ris et demi en réserve, Exocet allonge la foulée, la Ligne avec son Rapala est mise à l'eau, vous pouvez venir à moi jolis poissons.

      

    Petite Nav


    Il y a quelques déventes  dues au relief de l'île mais si elles ralentissent le bateau elles ne l’arrêtent pas, je fais avec, puis cela repart, allez fonce mon copain je t'aime bien vivant comme cela,  toi tu es content du soin de beauté fait à ta carène, ça se voit tu te régales à fendre le clapot. J'ai réglé au mieux les voiles, je serre le vent, mais il y a l'île de  « Mabouya » dans ton étrave, je ne peux surement pas lofer plus que cela, alors si rien ne change je devrais abattre pour laisser à mon vent cette île qui n'est pas bien grande donc passer au vent ou sous le vent ne change pas grand chose.
    Je dois abattre inutile de perdre du temps en serrant trop le vent, ça ne le ferait pas.
    Je débride les voiles donne un nouveau cap au pilote et là Exocet est bien content et en accord avec son Capitaine, il accélère comme un diable, 10 Nds au loch qui est optimiste mais ça doit bien faire du 8.5 en réel je ne vais pas consulter le GPS (je ne commente pas GPS, tout le monde connait) reste vigilant à la route car je ne passe pas bien loin des cailloux. Oh ! la la, suffisamment loin tout de même. (Il y en a qui stresse), (Il y en a toujours qui s'angoisse.)


    Encore un peu de dévente puis tout est clair il y a de l'eau à courir devant nous. Réglage du cap et des voiles pour faire le meilleur prés  possible, mais en gardant une bonne vitesse le meilleur VMG, encore un terme qui va en faire réfléchir plus d'un, j'explique:( VMG Velocity Mode Good le meilleur compromis cap vitesse pour atteindre un point au vent du bateau) ça va mieux? Exocet retrouve ses 10 Nds au Looch. Il n'y a pas de vague, nous sommes sous le vent de « Cariacou » alors ça filoche.


    Devant nous l'île « d'Union » mais je n'irais pas jusque là, un gros nuage noir est devant nous,  ça va passer devant, avant que l'on arrive dessous, du moins c'est ce que je prévois alors pas ni pwobem, (Pas de problème en Français) Je ne touche à rien, ni le cap, ni les voiles. Mon anticipation est bonne, nous recevons quelques risées  qui grimpent à 28 Nds apparents, et pas de goutte d'eau, mais de la bruine sans plus, à 300 mètres sous le vent la Mer est blanche du grain qui y tombe, et qui cache l'horizon, Exocet lui est en bordure au soleil le grain n'était pas pour nous,  file Exocet file.
    Sortie de sous le vent de l'île, la mer se creuse bien, ce n'est plus le petit clapot, c'est de belles vagues avec leur petits moutons de ci de la (ces petits moutons apparaissent au dessus de 15 Nds de vent et deviennent largement répandus à 20 Nds de vent) c'est un bon moyen visuel pour savoir le vent qu'il y a en un instant et sur une zone.

     


    Je vois bien maintenant les îles de « Petit saint Vincent et petite Martinique » qui sont à mon vent, proche l'une de l'autre, mais qui n'appartiennent  pas à la même administration. « Petite Martinique » dépend de « Grenade » alors que PSV (c’est comme cela que l’on nomme Petit saint Vincent) elle est du ressort de l’état de  « Saint Vincent ».

      

    Petite Nav

      

    Je continue cette route jusqu’à avoir ces iîes par mon travers, (90° d’angle avec l’axe longitudinal du bateau) et là je vire de bord, la grand voile changera elle toute seule, mais le génois demande des mains, il y en a deux à bord, il faut faire avec. Écoute sous le vent sortie du bloqueur du winch, des tours enlevés, qu’ils en restent juste ce qu’il faut pour que ma main gauche retienne la pression (non pas la bière) la tension qu’il y a sur l’écoute.(Il y en a qui ne suive pas bien) ! L’écoute au vent qui va devenir celle qui va être sollicité fais 3 tours sur la poupée du winch à tribord et ensuite posée à portée de moi derrière la barre. « Paré à virer » a dit le capitaine, l’équipage a fait ce qu’il devait et répond : « Parer ». Le barreur annonce : « j’envoie » ; et il actionne la barre, le bateau monte au lof, fait face au vent, le génois se vide de l’air et fasèye, la main gauche d’un mouvement fait sauter les tours d’écoute qui restaient en réserve, la main droite c’est saisie de l’écoute tribord, reprend tout le mou qu’elle peut avec la main droite qui est sur la barre et sur l’écoute en même temps, de ce temps le bateau a continué son changement de cap, le vent arrive par la gauche maintenant, les voiles se gonflent Exocet ré accélère, le pilote reprend du service, tout l’équipage borde les voiles et fait les réglages  sur ce nouveau bord. C’est compliqué, non si tous sont bien coordonnés cela se fait les doigts dans le nez (façon de parler) il y a mieux à faire qu’un récurage des fosses nasales. Puis quant on est seul, pas trop compliqué à se coordonner. Enfin j’y arrive encore !!!

     

    Petite Nav

     

    Une fois tout  en bon ordre je vais noter le virement sur le livre de bord que je tiens à chaque navigation, et contrôle les instruments ma route se dirige sur les micros îles que sont « Morpion et Punaise ».  Je continue sur cette route jusqu'à reconnaitre de visu ces deux ilots qui sont entourés de hauts fonds qu’il faut négocier. Le temps de rien je les ai devant moi avec une palanquée de gens qui  on posé pied à terre. Je change ma route pour passer là où il y a suffisamment d’eau pour que la quille ne racle pas une peinture toute neuve, puis une fois passé la zone je remets  Exocet au prés, commence à rentrer le génois, ça c’est physique, un poisson profite pour venir se prendre à l’hameçon, ce n’est pas rare que ce soit au moment ou il y a du boulot, que les poissons viennent  en apporter un peu en plus. Pour sa peine il sera Mangé. Il est dans le cockpit, je termine d’enrouler le génois, lance le moteur, affale la grand voile, termine les centaines de mètres à faire au moteur, prépare l’ancre pour être mouillée, passe au côté de « Standbyme » qui me salut et auquel je réponds puis lâche 40 mètres de la chaine du mouillage dans 5 mètres d’eau translucide sur un fond de sable je suis arrivé, il est 11 heures 30.  Je me suis fait plaisir, Exocet m’a fait  plaisir, qu’est ce que l’ on s’entend bien tous les deux !!!

     


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    Le carénage d’Exocet

    Les bateaux vous le savez surement, ont besoin d’avoir un grand nettoyage une fois par an, c’est ce qui s’appelle Caréner. L’opération consiste à le sortir de l’eau de le nettoyer avec une pompe à eau haute pression (Karcher) puis de faire les travaux nécessaires, avant de remettre des couches de peinture, qui ralentissent l’accrochage des plantes marines, et des coquillages (Bernicles, vers que l’on appelle spaghetti, huitres, et dents de chien entre autres). Ces peintures s’appellent des antifouling.


    Carénage d’Exocet
    Dents de chien sur une hélice (pas celle d’Exocet)


    La dernière fois qu’Exocet a eu droit a ce traitement c’était en Espagne à Conil au mois d’août 2012. Maintenant il avait bien besoin de ce soin de beauté, je tenais la carène propre en enlevant une à deux fois pas semaine  tout début de prolifération de mousses, algues, et coquillages, Mais cela est à la longue une servitude dont je me passerais bien volontiers, je préfère et de loin me mettre à l’eau pour une balade sous marine, que de frotter la coque.


    Carénage d’Exocet
    Exocet prêt à être remis à l’eau à Conil Espagne aout 2012.


    J’ai donc pris rendez vous au chantier de Tyrrel bay pour le lundi 21 octobre et j’ai quitté sans regret le mouillage de Saint Georges pour monter en deux petites étapes profitant que des bateaux copains faisaient la même route le Mercredi 16, il s’agit de « Standbyme et de Andanza » nous avons fait une première étape à l’ile ronde, que je connaissais déjà, pour avoir le temps d’un bain avant que la nuit ne nous surprenne, puis avons passé la soirée tous réunis sur Standbyme pour une sympathique soirée. Au matin nous repartions de bonne heure car mes deux compères avaient l’intention de remonter jusqu’aux Tobago cays et de pouvoir y arriver tranquille pour en profiter dés ce jour. Au bout de 2 heures de navigation dans des conditions splendides je bifurquais pour entrer dans le mouillage de Tyrrel bay, eux continuent en direction de Union puis des tobago cays au final, un autre bateau aller se joindre à cette expédition, au passage devant Hillsborough ville principale de Carriacou, la durée de leur séjour est prévue pour quelques jours. J’aurais mieux aimé les accompagner que de devoir me mettre à l’ouvrage.


    Carénage d’Exocet
    Andanza au vent d’Exocet en remontant l’île de Grenade.


    Une fois au mouillage le bateau en sécurité je vais voir au chantier si tout est bien Ok, et comment présenter Exocet dans la darse. Le responsable du chantier me demande si je suis opérationnel pour le lendemain car il y a la possibilité justement. Comme cela ne me pose pas de problème le rendez vous est reprogrammé pour vendredi 9 heures 30 environ, ils remettent à l’eau un bateau et sortent Exocet dans la foulée. Je retourne au bateau pour faire les préparatifs à cette manœuvre. Positionner les défenses (pare battage)  mettre en place des aussières (amarres) déposer l’antenne de la BLU, Mollir les deux pataras puis les enlever, Rentrer les tangons qui dépasse à l’extérieur, mettre sur le pont la planche a voile qui elle aussi a sa place en dehors des filières ( câbles qui ceinturent le bateau en faisant une rambarde) et autres bricoles, de moindre importance.


    Carénage d’Exocet


    Exocet calé à terre sur le chantier de Tyrrel bay
    Le vendredi je suis fin prêt bien avant l’heure, le conducteur du travlerlift (portique élévateur mobile) vient me chercher pour remplir au bureau les documents, puis regarde comment il va positionner les sangles qui porteront les 12 tonnes d’Exocet, ensuite, me dit de me tenir prêt pour, dés que je vois sortir de la darse le bateau remis à l’eau de m'y engager. Cela se déroule comme prévu si ce n’est que le bateau tarde à sortir de la darse, il fait un plein d’eau, remet en place l’étai et autres détails que je ne vois que de loin sur Exocet encore à l’ancre. Il est 10 h 50 quand mon bateau est à terre calé et que je peux commencer le travail.


    Carénage d’Exocet


    Exocet a pour voisin Darling Blue un copain de rencontre à Grenade.
    Nettoyage, ponçage, grattage, le soleil se couche que je suis encore à œuvrer sur la carène. La mère des jours n’est pas morte comme le disait ma grand mère Jeanne, le reste se fera demain donc. Le lendemain samedi fin des préparatifs et première couche d’un primaire pour une bonne accroche des couches futures. Dimanche la météo me joue des tours la pluie est là au réveil. Puis cela se lève, je sèche la coque, me prépare à peindre mais une autre averse anéantit le travail de séchage,  la peinture est ajournée, Plus tard 9 h 30 environs le temps c’est remis au beau je sèche une nouvelle fois la carène et attaque la première couche d’antifouling, cela m’amène à 13 h, je déguste une bière puis me prépare une assiette de carottes râpées avec mon pain fait d’hier. Un moment de repos et je retourne au labeur, la quille me donne du travail, l’ancre que j’ai descendue au sol, mérite elle aussi un peu de peinture et  les marques de longueur sur la chaine sont aussi à refaire. Il n’a pas plu de la journée, formidable, mais il a fait bien chaud, Que c’est dur le travail sous les tropiques !!!


    Carénage d’Exocet
    La couche de primaire est appliquée.


    Lundi je suis de bonne heure à pied d’œuvre, le temps est beau et ensoleillé, séchage de la coque, une couche de primaire sur la quille, surfaçage rapide de la coque au papier de verre, pour un plus facile repérage de la 2iéme couche d’antifouling plus la première couche sur le safran (gouvernail) à 12 h 15 j’ai fini avec pas ras le bol mais avec mon taff, je sirote une bière, puis je vais prendre une douche rafraichissante et me passer un coup de rasoir. 13 h 15 je me prépare un repas de crudités, 14 h j’y retourne rentre la chaine et l’ancre que j’ai repeinte, enlève la bande de cache à la flottaison pour arrêter la peinture proprement. Remplace l’anode qui protège l’hélice. Mais encore d’autres bricoles, arrive un grain avec sa pluie j’ai de la chance ma peinture est suffisamment sèche pour ne pas en souffrir. Je profite de ce temps pour me connecter à internet y passe un bon moment, il y avait des messages en nombre, puis le sec étant à nouveau là, je passe une première couche d’antifouling sur la quille et une 2ème sur l’hélice mais la pluie revient hou la la ! Les copains de shere khan (Alain et Sonia) passent me faire un petit coucou sympa,  le soir arrive, je ferme le chantier jusqu'à demain.


    Carénage d’Exocet


    La première couche d’antifouling a éte passée ça prend forme.
    Mardi il a plu beaucoup durant la nuit le ciel et bien gris il pleut à nouveau, la journée s’annonce difficile. Le personnel du chantier a déplacé les étais qui tiennent  Exocet droit sur sa quille, pour que je puisse peindre là où je ne pouvais pas accéder, ponçage séchage, première couche de primaire, une heure d’attente et 1ère couche d’antifouling sur les marques laissées par les étais puis 2ème couche sur quille et safran puis 3ème sur l’hélice. ça tire à sa fin et j’ai faim.

    Il est presque 13 heures. Après le repas rapide et léger, je nettoie le coin ou j’ai travaillé et souffle enfin, il me reste la 2ème couche sur les emplacements des étais, mais je ferais cela  juste avant le coucher du soleil, pour que ce soit suffisament sec et demain remise à l’eau à la disposition des employés et de leur planning.


    Carénage d’Exocet
    Les retouches là ou il y avait les étais.

      

    Carénage d’Exocet


    Exocet prêt à être remis à l’eau 23 octobre 2013.


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    Exocetina

    "Exocetina" Quesque c’est ? Vous vous rappelez du baptême de la Marlènita, je vous en ai parlé il y a pas bien longtemps, alors vous avez deviné ?

    Exocetina


     Exocetina est une petite fille d’Exocet. Son annexe, sa nouvelle annexe plus précisément. Oui une nouvelle annexe bien mieux adaptée à l’usage que l’on fait de ces dernières ici aux Antilles. L’ancienne a toujours était satisfaisante pour ce que j’en ai fait. Elle m’a accompagnée bien des années elle faisait partie du matériel de bord qui était vendu avec le Sun Rise c’est dire si cela remonte à loin, depuis elle n’avait plus quitté le bord  ni d’Exocet Sun Rise, pas plus que d’Exocet Océanis 430. Elle avait la brave et fidèle le poids des ans qui lui pesait sur les flotteurs, j’en prenais bien soin, et respecter son grand âge. Elle m'a fait savoir qu’elle souhaitait prendre sa retraite, je n’étais pas vraiment d’accord, et puis ce n’est pas dans l’air du temps de prendre la retraite avant 
    40 années de service, mais elle me suppliait d’entendre ses revendications, des revendications bien discrètes un petit psiiiiit de temps en temps, je répondais à ses revendications par un peu de colle et d’une rustine. Elle n'a jamais fait grève, était toujours partante pour aller à terre ou pour une séance de chasse sous marine, elle ne revendiquait rien, mais rien de rien.

    Exocetina

      

    Un jour cependant, nous l’avions le mousse et moi laissé bien en sécurité au Yacht club de saint Georges, avec la chaine et le cadenas, pour dissuader quelques aigres fins qui l’auraient trouvés à leur goût. A notre retour, quelle surprise : elle n’est que la moitié d’elle-même, un boudin correct, mais l’autre lamentablement dégonflé. Sur le coup, j’ai cru qu’un mal intentionné lui avait asséné un coup de couteau. Mais pas de traces à première vue. Des copains sont là, les uns nous embarquent dans leur annexe, (Maurice et Ghisléne de jérè Alizée) et un autre prend l’infortunée en remorque jusqu’à Exocet (Franck et valérie de Kouunji). Une inspection approfondie me permet de constater que c’est une soudure entre deux tissus qui a lâchée. C’est donc un signe de vieillesse pas un geste malveillant alors je répare, colle, puis laisse sécher. Mais il ne fait aucun doute qu’il faut envisager de lui trouver une remplaçante.

    Exocetina 

    Merci Franck pour le Remorquage

     


      J’avais espoir de trouver au Marin en Martinique une occasion intéressante mais celles que j’ai pu voir ne m’on pas emballées trop usagers, trop grandes, trop chères. Alors profitons des prix plus compétitifs d’ici et achetons neuf. Le choix se porte sur une « Caribe » un modèle de 2,86 légère, 45 Kg. Mais le moteur Evinrude qui lui aussi a de la bouteille est bien insuffisant en puissance alors changeons aussi le moteur, il faut ce qu’il faut notre choix dicté par la meilleure offre sur le marché local en faisant jouer la concurrence, nous nous décidons pour un 15 Cv Nissan, mais une erreur à la commande ou à la livraison je ne sais, fait que l’on nous livre un 18 Cv. Nous ne nous sommes rendu compte de cela qu’une fois arrivé au bateau, prêt à le mettre en place, nous retournons au magasin rendre ce moteur qui n’est pas celui demandé, puis l’arrangement avec le vendeur fait que nous gardons ce moteur, retour au bateau et installation. Exocet est maintenant pourvu d’une annexe digne de lui, une petite bombe capable de sauter d’une vague à l’autre, tel les Exocets, qui sortent de l’eau et partent en volant sur de grande distance.

     

    Exocetina


      Il me venait l’idée de donner un nom à cette nouvelle annexe,  c’est ainsi que Exocetina m'a paru une bonne dénomination. Mais bien sur ce nom ne s’affiche pas  fièrement sur ses flancs la mention légale en France et Axe (pour annexe) et le nom du bateau dont elle dépend.  Chez nos voisins Anglophone, la bonne formule est (T/T pour Tender Tou) C’est ainsi que j’ai fait faire des stickers  comme vous le voyez, mais dans mes écrits vous saurez lorsque je dirais  Exocetina de qui il est question.

    Exocetina


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