• Forte aventure a Fuerteventura

    Troisième partie

      Il me faut une conclusion au récit de cette semaine passée a Gran Tarajal, j’en ai bien profité, j’ai pris le temps de l’aventure, de la découverte de l’île. Je suis allé au Nord voir les grandes plages de sable blond, La ville de Corralejo immense complexe touristique.

     

    Forte aventure a Fuerteventura 3

     

    La voiture m’a conduit, ou le contraire, sur la côte au vent voir les vagues de l’Océan saper sans discontinuer les falaises du littoral.

     

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    Un arrêt au Phare d’El Cotillo.

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    Avec l’annexe à quatre roues nous avons parcouru les plaines agricoles de La Oliva avec ses Fincas encore en production.

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    La Tindaya m’a révélé ses étendues de terre vierge  où une maigre végétation ne permet de nourrir que des chèvres.

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    A Tetir j’ai fait une immersion dans le passé, cela pourrait être un décor de cinéma, peu de choses sont contemporaines.

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    Au sud je suis allé au plus loin que possible avec un véhicule, le long des nombreux complexes touristiques, mais aussi avec une splendeur des paysages, qui restent imprégnés dans ma mémoire « vive pour bien du temps j’espère »

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    Avant de quitter le port je suis allé  au Supermarché, refaire le plein de vivres frais, j’ai fait l’ouverture, comme un retraité qui se respecte, le personnel n’avait  pas fini les mises en rayon, je n’ai pu retenir un sourire intérieur en me remémorant les critiques à l’endroit des anciens qui n’ont rien d’urgent à faire mais qui dès l’ouverture des commerces sont cabas à la main dans les rayons en pestant contre les cartons, palettes, et transpalettes qui encombrent les allées. Une Amie B------e se reconnaitra, je lui fais des bises depuis les îles Canaries, en me découvrant la tête de mon Panama.

    Forte aventure a Fuerteventura 3

    Mais je suis encore dans cet archipel pour quelques jours, je vous raconterais.


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  • Forte aventure a Fuerteventura

    Deuxième partie

      

    Une Oasis je vous disais, je ne vous mentais pas la voici. Elle englobe toutes ces aires de loisirs longe la route qui sort du village et se termine à la gare routière. Oui l’Afrique influence bien cette île ; il est des paysages qui par    moment me rappellent  les contrées que j’ai traversées en Tunisie et en Lybie il y a de cela bien des années, mais je les ai bien présentes  en ma mémoire.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    J’ai quitté le port où  Exocet va m’attendre confortablement amarré dans la  partie du port réservée à la plaisance,

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

     

    en arrière du bassin des pêcheurs. Le but du jour était d’allé  visiter l’ile avec une voiture de location. Je suis donc allé en car à l’Aéroport pour y prendre possession d’une Opel corsa avec laquelle j’ai parcouru les routes mais aussi les voies moins importantes qui se sont révélées bien intéressantes aussi.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

     

    Le problème majeur sur l’île est l’eau, il y en a tout autour mais pas de source sur cette terre aride, des éoliennes partout, pompent dans la nappe souterraine le  précieux liquide source de toute forme de vie. Mais maintenant des usines produisent de l’eau douce en dessalant l’eau de Mer et des kilomètres de tuyaux parcourent en toutes les directions de vastes étendues pour apporter cette denrée essentielle à tous et partout.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

     

    Je suis allé au Nord sur la côte au vent où les vagues viennent battre les roches avec violence, pas le moindre abri pour un voilier sur cette partie de l’île.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

     Le puissant phare de Toston sur la punta de la ballena avertit  les navigateurs.

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    Les rares endroits où le bain est possible sont pris d’assaut Ici ce petit havre où la Mer à marée basse laisse ce bassin pour se rincer les pieds. Mais les vagues y sont puissantes. Le spectacle est fabuleux et mis en musique par l’océan.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    A l’intérieur des terres de jolis moulins  vent ont été  restaurés et sont inscrits au patrimoine de l’île, y avait  pour fonction de moudre en farine les céréales qui entraient  dans la préparation du Gofio base de l’alimentation traditionnelle.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    Ils peuvent avoir quatre ou six ailes, mais leur mécanisme reste simple et rustique, mais efficace à leur époque, qui est bien révolue, aucun ne fonctionne réellement, le savoir faire à  disparu.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    Un panneau indique son fonctionnement mais je n’ai pas pris le temps de le traduire.

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)

    Sur le sommet d’un col en hommage aux Guanches peuplade d’origine des îles Canaries ces deux sujets sont les gardiens des traditions

     

    Forte aventure a Fuerteventura (suite)


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  • Forte aventure a Fuerteventura

    Première partie

     

    Le titre était facile, je vous l’accorde mais bien proche de la réalité de cette île qui me plait, bien plus que ce que m’avait séduit Lanzarote. En effet, sur Lanzarote les habitants attendent les touristes à bras ouverts, il n’y a de vie que pour le tourisme. Alors qu’ici à Fuerteventura les bras des habitants ont leurs manches bien hautes et retroussées. Il y a bien sur tout ce que les touristes recherchent, de distractions, de lieux à visiter, de Golf Club, de grands hôtels de luxe. Mais les plaines elles portent la trace de la vie des autochtones, des champs en culture, d’autres recouverts  de filets pour abriter les plantes du soleil. Beaucoup d’élevage de chèvres qui compte leur cheptel par centaine de têtes.

     

    Forte aventure a Fuerteventura

    Les villages sont coquets, des maisons modestes blanchies à  la chaud, fleuries ou tout  du moins ornées de plantes grasses. Il n’est pas un village aussi petit soit il qui n’est une aire de jeux pour petits enfants qui en soirée s’anime de leur cri une fois la fraicheur revenue.

     

    Forte aventure a Fuerteventura

    Mais aussi cela m’a surpris, bien des statues ornent les rues, les places, les promenades.

    Elles rappellent bien souvent la spécificité de la localité comme ici en bord de Mer d’une petite plage qui a son origine était un abri pour une flottille de petits bateaux de pêches.

    Forte aventure a Fuerteventura

    Un ancien faisant la passation du savoir a un jeune. Village de Las Playitas au sud prés de Gran Tararal. Un petit Saint-Tropez avant l’explosion du tourisme sur la côte d’Azur. Mais les exemples sont nombreux partout, en voila un aperçu :

    Cette paysanne portant sur la tête un grand panier de fruits, des oranges je suppose, se trouve sur la belle promenade maritime de Gran Tarajal. Tarajal doit vouloir dire Tamaris mais je n’en ai pas la certitude et Grand Tarajal voudrait dire endroit où  il y a profusion de Tamaris.

    Forte aventure a Fuerteventura

    Elle est réalisée en bronze, et le bronze brille sur sa poitrine car bien des mains si promènent ostensiblement.

     

    Forte aventure a Fuerteventura

    Là c’est une femme qui est avec son enfant également un panier sur la tête. Elle est aussi sur la promenade de Gran Tarajal mais elle est réalisée en pierre. Pas de trace de mains audacieuses pourtant elle est aussi attirante que la première mais la pierre c’est froid. Il n’y a pas que du figuratif et voila un exemple de l’art moderne où pas une main ne se hasarde.

    Cela est à un carrefour en centre ville.

     

    Forte aventure a Fuerteventura

    Là c’est du classique en centre ville apportant une bienveillante fraicheur.

    Je vous emmène maintenant dans une Oasis qui propose aux habitants un lieu de détente, de sport, il y en a pour tous.

    Forte aventure a Fuerteventura

    Jeux de boules.

    Forte aventure a Fuerteventura

    Roller Parc.

    Forte aventure a Fuerteventura

     Parc de jeux pour petits

    Forte aventure a Fuerteventura

    et Aire de sport.

    Forte aventure a Fuerteventura


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  • AU REVOIR  LANZAROTE

     AU REVOIR  LANZAROTE

    Il y a eu un matin, il y a eu un soir.

    Il y a eu un jour, il y a eu une nuit.

    Il y a un côté pile, il y a un côté face.

    Il y a eu une arrivée, il y aura un départ.

    C'est comme cela la vie, on ne peut arriver si l'on n'est pas parti.

    Lanzarote m'a bien plu dans l'ensemble, avec un bémol cependant, ce n'est pas une île authentique, il n'y a que très peu de vie autochtone maintenant ici, tout, mais vraiment tout est orienté sur le tourisme, si l’on peut encore appeler tourisme cette transhumance de gens du nord de l’Europe, qui viennent s’entasser dans des complexes certes luxueux mais qui n’ont rien à voir avec la vie des îliens des temps anciens.

    AU REVOIR  LANZAROTE

    L’ile est une pompe à fric, et rien de plus, quoi que vous souhaitiez faire, voir ou échanger, ce sera monnayable à fort prix. Ne venez ici que pour la douceur de son climat, la clarté de ses eaux, le souffle de la brise de l’Alizé, mais pas pour découvrir une population pas pour y rencontrer une culture, car cela est introuvable.

    Je n’ai pas d’amertume, pas de regret, pas de jalousie pour tous ces gens qui passent leur journée à se faire détrousser avec force sourire et rond de jambe voir même des courbettes. Je les ai vu aux terrasses des bars où la bière vous est facturée 2,40 Euros, une poignée de cacahuètes sur une soucoupe pour faire avaler la note, et pour vous arracher un sourire au moment de régler « el cuenta » avec assurance on vous offre un chétif bonbon enveloppé dans un papier transparent.

    Je me moque de tout ce système qui me fait penser à la fable de la poule aux œufs d’or, un jour tout ce montage artificiel s’écroulera sur lui-même comme un château de cartes. Les fortunes iront ailleurs, la misère elle restera. Il n’y aura plus de poissons dans les criques, plus de plantations vivrières, plus de savoir vivre au Pays.

    AU REVOIR  LANZAROTE

    Je vais avec mon bateau descendre au sud par un petit bond de quelques milles pour retrouver une autre ile celle de Fuerteventura, mais je n’y chercherais que la vie de tranquillité, de plaisirs simple, que je sais ou trouver, dans les bains de Mer, en profitant de la clarté de l’eau, de sa relative chaleur, du spectacle de la nature la Mer, les montagnes, les plages, les petits sentiers qui conduisent ailleurs que chez les marchands du temple.

    A bientôt de mes nouvelles une fois retrouvé le lien avec la civilisation, Internet.

     


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    16. Prémices d’Alizé


     

                            Les conditions normales pour la saison sur la côte portugaise, se sont rétablies et les fichiers Grib me laisse entrevoir la possibilité de reprendre la Mer. Cela fait 10 jours que septembre s’est affiché au calendrier de la cabine. Oh, pas de ces calendriers de cabine de routier avec pour décor de magnifiques camions un peu en arrière plan d’une starlette qui n’a pas froid car elle n’est vêtue  que des pensées que les chauffeurs leur portent. Là non, non c’est un calendrier bien sage, la starlette n’est autre que ma petite fille qui déguste avec délectation un cornet de glace, l’œil malicieux qui regarde au dehors de la photo.

    16. Prémices d’Alizé

    Deux bateaux de rencontre doivent eux aussi partir pour Madère et nous nous sommes concertés pour partir ensemble. Ils se nomment : Andiamo pour l’un et Marléna pour l’autre.  Nous avons dégusté un verre ou deux de Vinho tinto élaboré en ce pays à partir de Uva de cabernet sauvignon en analysant les prévisions météo pour les jours à venir, dans le cockpit de Marléna.

    16. Prémices d’Alizé Le départ doit avoir lieu demain il est  décidé, dans l’après midi vers les 17 heures. Cela ne me séduit qu’à moitié, je préfère ne pas attendre une fin de journée pour me mettre en route, même si le vent ne devrait s’établir de Nord Ouest qu’à partir de 17 heures.

    Le 11 septembre jour d’un triste anniversaire, au matin le temps est beau une brise de nord souffle tel un courant d’air frais sur le mouillage de nos trois bateaux, je suis de bonne heure sur le pont la vadrouille (balai à frange dit balai espagnol qui est super pratique pour le nettoyage du pont des bateaux) courant de ci de la pour piéger les gouttes de rosée qui mouillent  le pont. Sur Andiamo rien ne bouge, ni plus que sur Marléna. Exocet est prêt pour appareiller, la Mer a remplacé dans mes veines le sang qui y circule, le temps est propice à ne pas attendre, je ne veux pas forcer la main à mes acolytes mais ne souhaite pas non plus me conformer à leur choix dicté par des contingences que j’ignore mais qui me sont étrangères aussi je saute dans l’annexe alors que de l’église juste au dessus du quai ou les pêcheurs rentraient de la Mer rangent leurs filets, les dix coups du battant de la cloche annoncent aux habitants de Ferragudo l’heure.16. Prémices d’Alizé 

    Sur Marléna j’ai aperçu Hubert sur le pont à la préparation du départ, je vais donc lui faire savoir que je vais partir en éclaireur pour profiter du jour pour faire le plus de route possible avant la nuit. Cela pour les pièges qui ne sont pas rares prés des côtes, filets de pêcheurs avec leurs mâtereaux et les bidons qui flottent reliés par des bouts en surface qui peuvent se révéler préjudiciables pour nos hélices. Mais il y a aussi les chalutiers qui croisent au large sans se préoccuper des voiliers qui naviguent vers leur route. Puis se sera le rail des grands navires qui arrivent  de Gibraltar et remontent sur le long des côtes Portugaises, un peu de Mer libre puis le rail inverse celui pour les bateaux qui descendent  du nord pour rejoindre la Méditerranée Puis ce sera le large, la haute Mer, la navigation hauturière bien autre que la navigation à rase cailloux ou que les petites traversées qui ont fait le quotidien d’Exocet depuis début Juin.

    10 heures 34 minutes les préparatifs sont terminés, l’annexe est remontée haut sur la jupe arrière.

    16. Prémices d’Alizé

    le moteur hors bord sur son support dans le portique, le Perkins tourne, le guindeau remonte la chaine du mouillage puis l’ancre rejoint le davier à l’étrave d’Exocet, un bout vient la sécuriser au cas où elle voudrait à l’insu de mon plein gré replonger dans l’abime. La marche avant  enclenchée, le bateau donne ses premiers tours d’hélice, je lui fais faire une petite boucle pour aller dire au-revoir aux copains. Guenter d’Adiamo est dans son annexe accroché à Marléna pour discuter, je donne des coups de trompe pour dire mon départ, Hubert avec la corne de brume, tel un clairon de cavalerie joue une sonnerie que je ne peux reconnaitre mais c’est sympa assurément. Ils doivent aller à la capitainerie pour affaire, un rendez vous leur est fixé à 11 heures. Farida sort du carré de Marléna pour de la main et des bras tel un sémaphore salue Exocet et son capitaine je réponds à ses signes d’amitié puis dirige l’étrave vers la sortie des passes, vers la haute Mer, vers le rêve d’une vie le grand large, l’aventure.

    Je suis seul avec mon bateau qui est quelqu'un cependant mais ce rêve j’aurais bien aimé le faire partager, mais les rêves des uns ne sont pas ceux des autres je suis content quand même d’être là même si mon cœur a un peu de mal de cette déchirure. Mes amours ont bien aussi leurs affaires, leurs soucis, leurs vies, leurs routes. Pour paraphraser un dicton Breton : il y a trois sortes d’hommes, les vivants, les morts, et ceux qui vont en Mer.

    16. Prémices d’Alizé

    Passé les feux des digues de Portimao, que je ne reverrais surement plus jamais, quoi que, qui peut dire. C’est un peu la confusion sur le plan d’eau, des voiliers allant d’ici ou de la, des barques de pêcheurs amateurs ayant jeté leur grappin ou bon leur semble, plus loin, les sardiniers qui rentrent  au port bas sur l’eau, surement chargés d’une bonne pêche, avec leur puissante annexe accrochée  à leur poupe, et sur l’horizon les chalutiers qui semblent immobiles sous leur panache de fumée noire que crache les moteurs forcent pour tirer les filets qui piègent les poissons. Mais cela qui fait un écran sur l’avant d’Exocet en avançant s’ouvre presque sans avoir à toucher à  la barre. Un voilier coupe ma route va vers mon bâbord. Une barque de pêche est là sur tribord je passe suffisamment loin pour ne pas gêner. Pour une autre plus loin je donne d’une poussée sur le bouton du pilote et c’est de dix degrés que celui ci s’écarte, la barque ne verra pas sa position devenir risquée même s’il n’est pas recommandé de mouiller dans l’axe d’un chenal. Les chalutiers qui semblaient être à la queue leu leu sont bien distants les uns des autres Exocet passe sans avoir à toucher la barre. Maintenant sur le lointain c’est deux voiles qui sont visibles la première se dirige vers la gauche le temps que j’arrive à son niveau ce bateau sera bien loin à gauche va t ‘il vers l’Espagne, peut être qu’il ne fait qu’un rond dans l’eau, le deuxième lui semble partir vers le large irait’ il lui aussi à Madère ?

    De ce temps alors que c’est le moteur qui propulse Exocet, j’ai établi la grand voile entière elle est bordée au plus prêt et profite du vent apparent que donne la vitesse du bateau pour apporter une petite contribution à  la marche du navire. Le vent bien que faible a la gentillesse d’arriver de tribord et pas dans l’axe du bateau même si peu s’en faut. Je me hasarde à dérouler le génois qui lui aussi travaille sans rechigner. Ces voiles étaient depuis bien des jours au repos elles languissent comme moi de prendre le large.

    A 14 heures je coupe le moteur après l’avoir réduit au fur et à mesure que le vent montait sur l’échelle de beaufort (celle qui donne les caractéristiques du vent.) nous étions sur le premier échelon puis le second et le troisième super.

    16. Prémices d’Alizé

    C’est à partir de là que les voiliers fonctionnent puis à force 4 ils sont vivants, à  force 5 ils donnent tout leur potentiel après il faut envisager la réduction de voilure, la prise de ris.

    Je descends avec cette jolie brise un peu plus Sud que ma route directe sur Madère mais ce n’est que mieux je m’écarte de la côte plus directement.

    Dans mon Sud un cargo croise, je l’ai sur mon écran AIS, cela m’indique :

    16. Prémices d’Alizé

    Son nom : Marfret. Le gisement par rapport à Exocet : 188°. La distance à laquelle il est : 4,8 milles nautique. Et plus d’information en ouvrant un sous menu. C’est très pratique d’avoir ces informations à bord mais il y a un mais les bateaux ont obligation d’avoir à leur bord le système qui émet les informations via la radio VHF à partir d’une certaine taille. Si l’appareil ne fonctionne pas, s’il est arrêté, volontairement ou par accident pas d’infos n’apparaitront aux autres bateaux. A l’heure ou j’écris ce texte après 57 heures de navigation deux bateaux que j’ai de visu repéré n’apparaissaient pas sur mon AIS. Pour le premier son radar en fonction a été capté par un autre instrument que j’ai à bord, un Mer Veille, lui se contente de repérer les radars qui fonctionnent dans un environnement assez large et par une alarme sonore attire l’attention et donne une direction approximative par des LED qui clignotent.

     16. Prémices d’Alizé

    Le deuxième lui n’a été repéré ni par AIS ni par Mer Veille seulement de visu, comme quoi il faut effectuer une veille attentive, ce qui veut dire une inspection de tout l’horizon par temps clair tous les quarts  d’heure. C’est ce que je pratique de jour comme de nuit je fais l’écureuil comme le dit mon ami Guy avec qui nous avons ramené Vamos des Antilles.

    Un minuteur de cuisine me permet de régler facilement et rapidement le temps que je souhaite avant que la sonnerie ne se déclenche. Alors je grimpe les quatre marches pour faire une inspection tout autour du bateau, je fais l’écureuil.

    Quelle belle navigation j’ai eu pour cette descente avec l’alizé Portugais la mer plate pour commencer, puis une longue houle arrivant par derrière le bateau lui donnait un complément de vitesse. Je n’ai pas eu à changer de bord de ces quatre jours je suis parti avec mes voiles du côté bâbord du voilier, (gauche) j’étais tribord amure, (recevant le vent du côté tribord)

     16. Prémices d’Alizé

    Je n’ai pas eu à réduire la voilure, je me suis juste posé la question en mon for intérieur le bateau glissait sur les flots à 10 nœuds mais cela n’a pas duré très longtemps, j’ai bien fait de ne toucher à rien.

     

    La seule manœuvre que j’ai faite c’est l’envoie  du spi pour profiter du petit air qui ne gonflait plus le génois. J’avais le choix soit je lofer, (modifier sa route en allant plus vers le vent) mais je ne voulais pas monter au dessus de la route. Je pouvais également tangonner le génois au vent, (dans ce cas, le génois aurait été sur le côté tribord forcé d’y rester par le tangon alors que la grand voile restait sur bâbord, les voiles en ciseaux) ou troisième solution l’envoie  du spi tangonné sur tribord, (donc bâbord amure ;)

    Sur la photo vous voyez le tangon qui part du mât pour pousser vers l’extérieur le spi. Cela aurait été pareil avec le génois en lieu et place du spi, mais le tissu étant bien plus lourd cela n’aurait pas bien fonctionné surtout au début, après le vent étant plus fort cela aurait bien marché. Je l’aurais gardé plus longtemps.

     16. Prémices d’Alizé

    Pendant trois heures j’ai naviguais comme cela un plaisir certain. Pour rentrer le spi cela n’a pas été  évident il faut être à la fois à l’avant et à l’arrière. Je ferais l’acquisition d’une chaussette qui me facilitera cette manœuvre en enfermant le spi du haut vers le bas dans une longue manche de tissu : la chaussette, une fois comme cela le spi n’est plus gonflé par le vent et il devient facile de le descendre sur le pont, l’affaler.

    16. Prémices d’Alizé

    Ce matin, 14 septembre alors que le soleil jette des gloires sur la mer, dans le lointain à l’ opposé se profile l’ile de Porto Santo. Le vent a presque disparu aussi c’est le moteur qui lui seul terminera cette belle navigation, cette prise de contact avec l’alizé.

     Ces prémices d’alizé.

     


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    15. La côte de ventdanlpif

    La Costa Del sol (suite)


     

    Ventdanlpif, ou bien vent de face vous allez comprendre.

    En effet le lendemain après une nuit très tranquille dans ce mouillage pas très grand mais avec plait ore  de petits bateaux sur Corps morts, ce qui signifie généralement que l’abri est bon. J’aurais bien aimé aller plus à l’intérieur de cette cala mais les places étaient prises par cette flottille de Zodiac, barquette en tous genres, et autres dinghy. Je mouille donc Exocet par 12 mètres de fond en avant du chenal qui permet l’accès à la plage et à un bout du quai de béton sur lequel s’entasse des filets de pêcheurs, des cassiers,  et autre bric à brac.

    La Mer reste calme toute la nuit, cela me permet de passer confortablement les heures d’obscurité. Au matin pas un souffle d’air et la météo a prévu que de légères brises. Ce serait une journée de moteur assurée aussi je décide de rester un jour sur place. Je vais à terre pour faire un tour de reconnaissance de cette petite bourgade. Dans un bar, je commande un café pour pouvoir prendre le code de leur Wifi, ce qui me permet depuis le bateau d’être connecté cela occupe bien la journée qui passe ainsi entrecouper de moment sur le pont, dans le cockpit à l’ombre du taud qui protège du soleil la terrasse du bateau. La bière bien fraiche, les doigts de pied en éventail elle n’est pas belle la vie ?

    15. La côte de ventdanlpif

    Deuxième nuit identique à la première tranquille mais un peu humide il y a du brouillard au levé du jour et le pont est détrempé, je passe la vadrouille pour éponger toute cette eau, ce qui nettoie le pont et évite l’effet frigo lorsque cette eau s’évapore sous les rayons du soleil matinal. Je ne vais pas rester un jour entier encore en cet endroit tout de même, alors en route pour plus loin, j’ai envi de faire halte à Almería  distant de 70 milles, je ne vais pas faire 12 heures de moteur tout de même ! Je trouverais bien un abri pour couper cette route en deux. Alors moteur, remonter l’ancre, et en route. A quelque distance de la, la Mer se ride, la brise se lève, mais voila en plein dans la direction de ma route je ne vais pas faire du louvoyage dans ce petit air je n’avancerais pas, la brise est maintenant une jolie brise 10 à 12 Nds, mais toujours dans la pipe, toujours de face, à 14 h je repère une plage qui m’a l’air bien tranquille je vais y jeter l’ancre pour un moment et plus si affinité comme l’on dit en d’autres circonstances.

    15. La côte de ventdanlpif

    Playa de los Muertos ce n’est pas engageant comme nom mais pas de mort, pas de meurtre, pas de cadavre, les corps qui sont allongés sur la plage immobiles sont bien vivants ils se lèvent vont faire trempette avant de se rallonger sur les draps de bain qui donnent des taches de couleur à la grande plage qu’ils occupent. Je passe l’après midi en cet endroit mais la houle fait un peu rouler Exocet, je crains que la nuit ne soit pas confortable ici alors je me remets en route pour plus loin sans savoir trop pour où, il me manque à bord un guide de croisière pour cette côte. J’avais bien tenté de trouver ça à Alicante mais sans succès. Je ne fais que le tour du cap suivant pour trouver une cala bien encombrée d’une armada de canots en tous genres, aussi je vais aller plonger dans l’abime les 20 Kg de l’ancre et 30 mètres de chaine, pour fixer Exocet au milieu de la cala pour la nuit. Cet endroit porte le nom de Cala de Agua Amarga. Le fond est constitué de gros blocs de roche entre lequel, la posidonie est bien installée, bien vigoureuse, c’est un peu rouleur mais sans être inconfortable alors j’y passe la nuit.

      

    15. La côte de ventdanlpif

      

    7 h 45 lundi 9 juillet 2012.Départ pour Almería c’est dit on y va. La Mer est un miroir, une peau de bébé, pas une ride, pas un souffle d’air. Le moteur ronronne jusqu'à 10 h puis je déroule le génois mais le moteur fonctionne encore par besoin et non par plaisir. Un moment plus tard à l’approche du Cabo de Gata je coupe le moteur l’anémomètre m’annonce 14 Nds de vent qui me pousse, à enfin nous allons faire du Yachting !!! Mais passé  le cap le vent a disparu on appelle ce phénomène l’effet de cap. Bien souvent lorsque l’on franchit  un cap le vent y est différent d’un côte à l’autre, plus fort lorsque le vent est bien établi, la Mer y est plus dure, d’où l’expression franchir un cap. Une fois encore le Perkins entrainera l’hélice du bateau qui poussera les dix tonnes de mon (Home sweet home). Le vent revient je fonctionne à voile, 1 h 30 de silence pas de vibration le plaisir de la voile est là, Exocet ne va pas vite mais il va a son  allure je suis bien à bord en communion avec la Mer, avec le vent.

    Almeria est là devant moi, Mais je suis dessus, c’est terne triste, un grand bassin pour le commerce un coin tout riquiqui pour la plaisance avec un club house défraichi. Des barbelés de droite et de gauche des structures industrielles à l’abandon le mouillage est possible entre un ancien wharf délabré et la digue du bassin pour la plaisance il y a du ressac des fonds de 15 mètres surement infestés  de débris en tous genres, câbles, aussières, ferraille, berk !!! Je tourne les talons et vais tenter ma chance plus loin. Plus loin ce sera devant la plage d’Aguadulce la station balnéaire par toutes les facettes, Beaux hôtels résidences avec palmiers, piscine, gazon rasé de frais. Belle promenade de bord de Mer, joliment pavée. Sable fin ou pousse les transats, les parasols. Douche de plage, platelage de bois pour traverser le sable brûlant sous les rayons du soleil estival. Des bistros de plage où les vacanciers sirotent leur bière ou grignotent des papas à l’ombre de grandes tentures ou sous des toits de chaume ou de paille. Exocet est seul devant un bon Km de plage, seul des scooters des Mer viennent faire les pitres en tournant autour du bateau cela est coutumier s’ il y a une bouée, un ponton, un rocher, une perche plantée dans l’eau les gens sont attirés et que ce soit en nageant, en pédalos, en kayak, scooter ou autre ils viennent faire le tour de cette chose qui coupe l’horizon. Je fais pareil de mon côté alors je ne vais pas couvrir d’insulte cette faune qui vient créer le trouble autour de mon havre de paix.

      

    15. La côte de ventdanlpif

      

    Que la nuit fut douce devant Aguadulce. Mais ce n’est pas une raison pour flemmarder bien au contraire le vent se lève en fin de matinée dans l’axe de ma route alors il est mieux de partir de bonne heure pour faire la route avant d’avoir 15 Nds de vent dans la pipe. Il est 5 h et je ne dors plus alors je vais faire avancer l’embarcation. 5 h 20 je suis en route objectif : trouver un mouillage entre Almería qui est à pas 10 milles de là, et Malaga que j’ai mis à mon programme. Broum broum toute la matinée 12 h 30 halte à Castel de Ferro charmant mais inconfortable j’en repars 1 h plus tard le vent c’est bien établi maintenant 20, 22, 25 Nds dans la pipe la Mer qui commence à être dure de vagues courtes qui font taper le bateau. Je recherche la puissance du moteur à mettre

     en œuvre pour avancer sans faire souffrir la machine ni fatiguer le bateau je trouve la solution à 2200 tours minute mais des vagues vicieuses me contrarient, frappent sur la coque, éclaboussent d’embruns le pont et sans gêne si le capitaine sort son nez de derrière la capote il se fait rincer le museau. A 17 heures  je trouve un semblant d’abri  je fais halte, ouf  est le commentaire sur le livre de bord. L’endroit se nomme Playa de la Herradura, cela fait remonter les souvenirs, entre le continent sud Américain et les îles du Venezuela  il y un ilot qui s’appelle également Herradura  nous y avions fait une bonne escale avec Maurdane le bateau de Maurice, Momo pour les intimes et Danielle d’où Maur Dane : Maurdane qui lui aussi est parti de Port Camargue pour vagabonder au Antilles 10 ans durant. Puis est revenu pour boucler la boucle.

    15. La côte de ventdanlpif

    Herradura sera pour moi ( aire dure tu verras) la nuit un enfer le bateau ne trouve pas le repos, roule, tangue, vibre sur la houle que le vent a levé, mais qui est encore là alors que le vent lui est bien tombé. Aussi, à 4 h ne dormant plus si j’ai vraiment dormi  cette nuit là, je vais me mettre en route le vent apparent est à 10 Nds dans le pif ça va. 7 h 30 15 Nds est Mer formée, ça  va  encore. 8 h 30, 18 Nds Mer déformée vagues courtes et serrées, ça va moins bien. 9 h 26, 28 Nds les crêtes des vagues sont blanches d’écume. Il est 9 h 30 l’anémomètre affiche 36, 40 Nds mais la Mer est plus sage la côte est en vue au vent. 11 h 30 Exocet est aux amarres dans le port de Malaga contre un grand quai qui n’est pas fait pour lui mais il s’y trouve fort bien. Les bouts sont rangés, le bateau présentable, le skipper peut se désaltérer, dur dur mais je vous l’ai bien dit cette côte c’est ventdanlpif.

     


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    14. La costa del Sol

     

     

    La côte des vents changeants

     

    Pour cette traversée qui doit nous mener de Formentera aux abords du cap Nao, nous avons établi la voilure avec parcimonie, (Ce n’est pas une nouvelle équipière) Un ris dans la grand voile comme dans le génois. Le moteur tourne encore à 1800 tours, petit régime, et comme cela nous naviguerons deux heures. Puis le vent est suffisant pour être le seul de service, je coupe le moteur. Une heure plus tard, le GG est à 100%, le pain est cuit, tout va pour le mieux. Plus tard, 17 h 45  la G.V est à un ris et le G.G à deux ris, le vent est monté peu à peu 20, 23 Nds apparent au pré débridé avec des rafales qui affichent 26 nœuds. Puis ce sera la grand voile qui sera réduite à deux ris, le vent est plus fort et pas dans la direction annoncée, mais il nous aura fait faire la route vite et bien. Il est 21 heures  lorsque nous laissons partir par le fond l’ancre du bateau, nous sommes à la cala  blanco, un peu plus nord que ce que je souhaitais mais le cap Nao n’est pas loin.

     14. La costa del Sol

    Le lendemain, nous ferons le tour des caps qui se succèdent pour aller faire escale devant Altéa une belle plage avec beaucoup d’hôtels nous accueille nous y resterons le reste de la journée et la nuit, pour nous remettre de la grande navigation du matin, une grosse quinzaine de milles. Puis nous ferons la route jusqu'à Alicante tranquillement en faisant du ras caillou. Nous faisons le plein de carburant et prenons une place au port pour deux nuits. Alicante nous revoilà, en effet c’est ici que nous avions laissé Vamos pour qu’il continue sa transhumance pour les Antilles, alors que nous ferons, Régine et moi le trajet de retour sur Nîmes avec un car affrété par Euroline. Cette fois, c’est  Régine qui prendra le même service pour retrouver sa maison elle sera restée un mois à bord, c’était déjà beaucoup pour elle.

     14. La costa del Sol

    Nous profiterons de la ville ces deux jours en allant dans le centre tout proche du port, visite du quartier ancien, des quelques monuments qu’un prospectus de l’office du tourisme indique pour la visite. Nous irons aussi dans la partie moderne de la ville qui elle aussi a de très beaux édifices et bâtiments. Une incursion dans un super marché, dans les halles, et quelques boutiques pour des bricoles pour le bord. Nous irons aussi faire la réservation pour le trajet de Régine dans la nouvelle gare routière qui n’est pas loin du port. Le dernier jour à Alicante nous baladerons encore le matin et ferons un peu d’internet dans la capitainerie, ou est installé pour cela des tables et chaises, car l’émetteur de wifi est une box identique à celle que l’on à chez nous mais ne porte pas loin, mais nous sommes bien installés pour travailler. Régine fait son baluchon et moi de mon côté je prépare le bateau, nous avons convenu de partir au même moment, et comme prévu Exocet quittait le port en début d’après midi, l’objectif que je m’étais donné était d’aller sur un mouillage pas très loin devant la plage de Santa Pola j’y ancré Exocet à 18 h 15 petite navigation sans histoire, à voile, mais avec le moteur en appui

     14. La costa del Sol

    Le lendemain l’objectif est de rejoindre la Mar Ménor. J’appareille de bonne heure, j’établis la voilure complète toujours aider du moteur la Mer est plate mais il n’y a que 5 Nds de vent. Je vais aller apprendre à nager au rapala pendant que le pain est en train de se faire dans la machine à pain. Je passe le temps en faisant des petits travaux d’entretien sur Exocet.

     

    Fin de matinée rien de neuf, le pain est cuit, j’ai fait un peu de couture sur les fermetures éclairs du bag de grand voile, le rapala nage toujours infructueusement. Le vent s’établit, 15  nds au pré serré je stoppe le moteur, mais ce n’est que très bref 15 minutes plus tard le vent souffle à 20 Nds mais en plein dans la pipe je prends un ris sur la GV et un dans le génois mais je vais à terre, dans un mille il me faudra prendre une décision. Il me reste 5 Nautiques à faire, ce sera du travail pour le Perkins, Je roule la voile d’avant, j’affale la grand voile, la plie soigneusement. Une heure plus tard le bateau est au mouillage à l’ensenada del esparto au Nord du porto de Thomas Maestre les bateaux ne sont pas nombreux il y a de la place pour 100 bateaux mais nous sommes cinq à profiter de cette baie avec 1 Km de plage. Avec l’annexe, je vais à terre pour prendre des infos sur les heures de passage, et les conditions puis je vais assister à un passage de bateau pour me rendre compte par moi-même et je fais quelques photos. Puis de retour sur Exocet pour la soirée et la nuit.

     

    Le premier passage peut se faire à 8 heures, puis toutes les heures jusqu'à 20 h, je suis partant pour être de la première fournée, et des 7 h 15 le matin j’appareille pour ne pas rater le coche, il n’y a pas un souffle de vent, la mer est plate, le tour de la presqu’île ne me prend pas grand temps, je suis en pool position et personne ne me suit, je serais le seul à vouloir passer ? Mais non c’est seulement trop tôt ; alors que les 8 heures vont sonner des petits copains se profilent, puis sur la radio le préposé au pont annonce qu’il va procéder à l’ouverture du pont. Je suis le premier à vouloir entrer dans la Mar Ménor, mais un bateau à moteur qui lui sort, me grille la primeur car le pont est haut, il passe dessous sans difficulté, avant que les tabliers ne se lèvent. 8 h 05 le passage est possible, Exocet franchit le canal et entre en Mar Ménor, pas un souffle d’air, je ne vais tout de même pas faire des heures de moteur pour faire le tour de cette vaste Mer intérieure alors, une fois à l’écart de l’axe du chenal  je stoppe le moteur et laisse le bateau à la dérive, il n’ira pas loin et je surveille avec le GPS qui me donne la vitesse et direction de déplacement. Peu à peu je m’éloigne de la côte mais pas de soucis, il sera 11 h 30 qu’un petit souffle d’air se fera sentir, j’établis la voilure et m’amuse à optimiser les réglages des voiles, c’est les conditions idéales pour cela. Avancer un peu le chariot de l’écoute de génois, (le roller) ou le reculer, pour trouver la position tip top. Je fais des repères sur le rail pour retrouver les positions idéales. Je mets au point également une technique pour pouvoir avancer les rollers lorsqu’ils sont en pression.

     

    Je passe une bonne partie de la journée à faire de la voile et non des heures de moteur puis je suis distrait par des avions qui sont en répétition de vol en escadrille et qui font plusieurs passages en dessus de la Mar Ménor dans différentes configurations. Je prends des photos mais cela ne donne rien l’appareil est bien trop basique. A 15 h 20 je suis de retour à l’entrée du canal pour ressortir, j’ai le temps de faire la visite de la marina en attendant l’heure de passage pour rejoindre la Mer libre.

     

    Une fois le pont franchi, je vais mouiller Exocet dans les darses de ce qui aurait pu être une marina, mais qui ne verra surement jamais le jour, les palplanches sont rouillées, détruites par pans entiers, et les travaux sont stoppés depuis bien longtemps. J’ai une darse pour moi tout seul. Avec l’annexe je fais un tour dans ces méandres, je vais demander si quelqu'un a une liaison wifi mais c’est négatif, enfin pas complètement un bateau me donne le code de la marina mais une fois à bord il n’a pas fonctionné, cherchez l’erreur. Ah, cette liaison avec le monde par internet ça gâche un peu le plaisir, mais c’est bien agréable quand cela est possible.

     14. La costa del Sol

    L’objectif du lendemain est d’aller à Carthagène, la météo devrait être favorable, du vent d’Est nous est annoncé, à 7 heures en effet le vent est établi en force et en direction comme prédit, j’appareille rapidement, sort du chenal et à 8 h la voile est établi, le vent me vient de derrière, pile poil aussi je n’ai déroulé que le génois, laissé la grand voile au repos, elle perturbe l’air du génois, qui bat, flappe, et ne tire pas le bateau. Rapidement je peux couper le moteur, Exocet avance à 6 Nds sur la route directe, en fin de matinée, le vent molli, la Mer elle est toujours agitée, le bateau se traine, 3,5 ou 3,7 Nds et les vagues le chahutent bien, ce n’est pas confortable. Je cherche une solution sans en trouver une satisfaisante, c’est le moteur qui apportera la solution pour donner un rythme en accord avec la Mer.

     

    Je mouille le bateau devant la grande digue de Carthagène, mais ce n’est pas formidable il y a du ressac le vent tourne sans cesse les fonds sont profonds pas envi de passer la nuit là, et je n’ai pas envi  de rentrer au port, faire des formalités, pour faire un tour en ville qui ne me tente pas, alors une fois restauré, je me remets en route pour plus loin, sans avoir d’idées déterminées, à la sortie des collines qui enserrent le port, le vent est vif, je prends un ris dans chacune des voiles que j’avais établies, le bateau file, un régal qui ne dure pas, 3 /4 d’heure plus tard je relâche les ris, à 15 heures 30 je passe le Cap Tinoso, il n’y a plu que 9 Nds de vent qui arrive de ¾ arrière, le bateau en voudrait bien un peu plus, plus tard je ferais entendre le bruit du moteur pour finir une tout de même belle journée de navigation, je mouillerais Exocet à la cala Bardina proche de Aguilas.

     

     

     


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    Ibiza. Espalmador. Formentera.

      

    Après une bonne nuit dans le goulet d’Andraitx, au matin, la météo du jour semble favorable pour la traversée qui doit nous mener sur Ibiza avec la côte nord comme objectif. 6h30 le mouillage retourne dans sa baille, l’ancre elle reste à poste sur les daviers, je l’assure avec un bout pour quelle ne puisse pas repartir à ’eau dans les mouvements parfois brusques du bateau. Pour ce jour ce ne sera pas le cas nous devrions faire cette traversée vite et confortablement, le vent du matin n’est pas encore établi, le moteur fait avancer Exocet à bon train sans pour autant pousser sur la manette des gaz. Le régime de croisière de ce Moteur est annoncé à 2800 tours minute, mais je le pousse dans cette extrême qu’exceptionnellement, mon régime privilégié 1800 Tm voir 2000. A ce rythme, il n’est pas gourmand et ne chauffe pas à outrance, tout en donnant une vitesse de 7 Nds au bateau sur Mer plate. Nous fonctionnons comme cela durant 2 h 30, puis le vent est suffisant pour nous permettre de couper le Perkins en ayant établi la voilure complète d’Exocet la GV (grand voile) et le GG (Génois) le bateau trace sa route en silence, en douceur, en harmonie avec les éléments. A la sortie d’Andraitx deux voiliers faisaient route comme nous, le plus grand partait rapidement en direction du sud pour aller sur Palma ou ailleurs nous ne le saurons pas, mais le plus petit lui a mis le cap comme nous, Ibiza. Nous ferons route de conserve toute la journée avec parfois des écarts plus importants mais nous ne le perdrons pas des yeux. A midi, après 2 h 30 de voile pure, il nous faut remettre du moteur pour ne pas passer la nuit sur la route. La vitesse du bateau étant tombée à 4, 3,5 puis 3 Nds, La Mer est toujours belle mais avec une houle résiduelle qui casse les tentatives d’Exocet à reprendre sa vitesse. Le génois est enroulé, la grand voile bordée à plat, le plus dans l’axe du bateau. Est nous arriverons sur le premier mouillage de la côte nord alors qu’il est 15 h 30. Voila une belle navigation rapide et confortable la croisière en quelque sorte. La cala dans laquelle plonge l’ancre porte le nom de Portinatx qui ce prononce (Portinach) elle présente deux bassins un petit à l’entrée juste derrière un ilot bas sur l’eau qui est séparé du reste de la terre par un haut fond où ne peuvent s’aventurer que les annexes les kayaks et autres engins à très faible tirant d’eau. Elle est de ce fait bien ventilée, en offrant une vue sur le large. Le deuxième bassin, est plus grand, plus profond, avec une jolie plage un peu saturée car il y à sur ce site de nombreux hôtels et autres résidences donc beaucoup de monde, les parasols jouent à touche touche, mais elle est cependant agréable ombragée dans le haut par de grands pins. Il y a des douches, des cheminements en bois, et les restaurants et bars juste en dessus, offrant une belle vue sur l’ensemble. Nous débarquerons avec l’annexe pour faire un petit, tout petit tour à terre juste pour y acheter une carte postale pour la maman de Régine qui se languit d’elle comme Régine se languit de retrouver sa maison et ses affaires. Le bain est le bien venu, les fonds sont jolis, l’eau est claire comme du cristal et de nombreux poissons y ont élus domicile. De plus la température de l’eau est des plus agréable. Nous avons mouillé Exocet dans le fond de la grande anse non loin de la plage avec de bon gros rochers en bordure puis une autre plage minuscule celle-ci qui semble être la plage privée d’un hôtel qui juste en dessus se dissimule dans la végétation, il y a là un loueur de canots en tous genres et un bassin délimité par des lignes d’eau pour sécuriser l’espace du bain des autres activités. Le seul point noir de ces plages, c’est que ce n’est pas du sable mais du gravier grossier qui les forment mais pour nous pas de souci. Nous y passerons une soirée et une nuit agréable et en repartirons le matin du lendemain pour faire tout au moteur la côte qui nous mène à San Antoni de Abad ou Portmany c’est selon les cartes ou guides. Chemin faisant nous observerons la côte en détail comme les autres bateaux qui font comme nous, je comptabiliserais les bateaux dans les mouillages de rencontre, cela donne : 20 Btx dans la cala de Binirras. 8 Btx dans l’ensenada de san Miguel ; 6 Btx dans la cala Salada. 2 Btx dans la cala grassio l’eau est lisse comme la peau d’un nourrisson, nous prenons le temps tranquille, sans pour autan rentrer dans les calas de rencontre on ne peut pas tout faire, nous aurons aussi droit à l’envol de ces poissons qui sont à l’origine du nom Exocet ; mais nous passerons un moment à contourner un ilot qui porte le nom de ces Margaritas que l’érosion de la Mer a creusé pour former une grande et belle arche, les passagers d’un cata de charter sûrement passent dessous par palanquées à bord de l’annexe avec force cris, rires, et Photos. Cet ilot n’est pas loin de l’entrée dans la grande baie qui protège San Antoni où nous arriverons à midi, et jetterons l’ancre parmi d’autres nombreux bateaux de toutes tailles. Nous connaissions tous les deux ce port pour y avoir fait escale avec Vamos lorsque nous l’avions ramené des Antilles avec l’ami Guy et que Régine avait remplacé pour finir le périple depuis Carthagène. Mais nous nous y sommes bien plu cette fois aussi. Pour y rester un jour entier en escale. Pour en repartir nous avons fait le tour des îles et îlots qui forment une dorsale orientée plein Nord. Régine est angoissée de voir que j’affiche une route qui semble aller en terre mais qui nous laisse un passage une fois arrivée proche de la terre et le scénario se reproduit encore et encore. Toute cette côte Ouest est bordée d’ilots de diverses importances. C’est très agréable et pas monotone une belle navigation qui de plus sera saluée par un espadon de belle taille qui sautera dans le sillage d’Exocet mais a dédaigné notre Rapala : heureusement pour lui comme pour nous, je ne sais pas si j’aurais eu la possibilité de le ramener jusqu’au bateau ? Une fois arrivé au cap llentrisca nous sommes en route libre pour rejoindre l’ile d’Espalmador Qui est une étape que je voulais faire, l’ile est privée mais l’on peut débarquer pour la visiter à condition de ne pas sortir des sentiers balisés qui mènent à l’attraction de l’île depuis l’antiquité, à savoir un marais dans lequel il était de coutume de prélever une boue noirâtre, de s’en enduire le corps, puis de la laisser sécher comme cela au soleil avant que de prendre un bain de Mer pour dissoudre cette gangue. Plein de vertus dont je ne me rappelle plus et qui sont contestées de nos jours, à moins que ce ne soit pour restreindre le flux des amateurs qui posent problème aux propriétaires de cette île. Je ne sais ou est la vérité mais le prélèvement de boue est interdit l’accès aux mares se limite à l’observation depuis un tertre aménagé dans ce but. Des panneaux annoncent que c’est une zone de nidification d’oiseaux qu’il ne faut pas déloger. Vas savoir. Des irréductibles bien sur passent les barrières pour revenir à la plage noir de la fange du marigot. Il y avait là une multitude de bateaux à voiles et à moteurs, des petits mais aussi des immenses avec jusqu'à l’hélicoptère sur le pont, et bien sur des annexes qui seraient le rêve de beaucoup, comme bateau premier. Ils déversent sur la plage les propriétaires ou locataires et cela fait du monde et du beau monde je n’ai pas observé de (Paparazzi) mais il doit y en avoir sûrement Des bouées de corps morts sont là présentes pour organiser le mouillage et pour protéger la posidonie mais il est nécessaire de réserver la veille une bouée, sans cela vous serez refoulés dans un espace resté accessible à nos charrues qui labourent le fond, c’est ce qui nous est arrivé un garde surement assermenté est venu nous chasser d’un premier mouillage que j’avais effectué en prenant garde de poser l’ancre sur un fond de sable en écart des bouées qui sont encore présentes car là comme ailleurs, les bouées disparaissent. Au matin de bonne heure où beaucoup dorment encore, je vais faire une balade par un sentier qui mène à une tour génoise qui porte haut, sûrement restaurée mais belle vraiment. La végétation de l’ile et peu importante, les arbres sont torturés et prennent des airs de Bonzaïs ; mais j’aime les odeurs de ces garrigues au matin avec l’humidité de l’air, toute relative. Je n’ai croisé personne les seuls êtres vivants étant les gabians qui criaient pour défendre leur domaine de ce visiteur indésirable. De la nous irons à Formentéra ou nous mouillerons là aussi deux fois la première étant dans une zone de protection de la posidonie chassé une fois encore mais avec bien plus de gentillesse. Bain, relax, l’après midi passe puis un tour à terre et le soir arrivera une belle journée encore, mais même si le programme s’étale sur une longue période il faut faire la route, nous avions projeté une autre journée entière sur Formentera mais le lendemain, de retour d’une balade en annexe pour aller voir la lagune de l’intérieur la météo nous fait changer nos plans, et nous appareillerons pour rejoindre la côte Espagnole aux alentours du cap Nao, la traversée la plus courte que nous puissions faire. Allez Exocet le périple n’est pas fini tu as des milles à courir et tu aimes cela c’est pour cela que tu es préparé, et je serais avec toi.


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  • Chapitre 12

    Majorque deuxième partie


     

    Nous repartons d’Alcudia après avoir fait un complément du réservoir de gasoil, de bonne heure le matin, pour une grande journée de navigation.

    L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

    Il nous faut dans un premier temps se (désengolfer), terme marin qui dit ce qu’il dit sortir du golfe qui est grand et profond. Exocet reçoit avec plaisir les premières risées du vent qui a l’air de vouloir s’établir la grand voile est hissée, le génois dérouler, les réglages sont affutés mais 20 minutes plus tard il faut se résoudre à faire parler la force motrice, c’était trop beau. Nous garderons le moteur une bonne heure avant que de nouveau le stopper et nous longerons la côte Est de Majorque qui est bien plus urbanisée que celle de la côte Ouest sauvage, et aride. La les maisons, les hôtels, les agglomérations se succèdent juste coupées par moment par un cap ou une colline, les plages sont nombreuses, les bateaux croisent en tous sens, les uns remontent d’autres descendent, ils y en a qui sortent des mouillages, il y a ceux qui y rentrent, Il y a des rapides et des trainards dont nous faisons partie. La navigation n’est pas compliquée mais il faut être vigilant en permanence. Nous avions l’intention de faire une halte pour un bain et le repas mais nous avons finalement renoncé au bénéfice d’arriver de bonne heure à notre étape du jour Porto Colom ou nous mouillerons l’ancre à 17 heures dans cette large baie presque complètement refermée. Il y a un chenal que nous devons laisser libre pour la navigation est une flopée de bouées de corps morts un peu en tout sens de ci de là. Nous nous arrangeons pour nous insérer dans cet imbroglio avec un relatif succès, car nous sommes très proche d’une bouée sur notre arrière mais il y a la place d’un bateau sans problème. C’est sans compter qu’un bateau se présente pour prendre cette bouée puis il y renonce me faisant signe que j’en suis trop prés, c’est un immense et magnifique Ketch de 25 mètres au moins rutilant de la coque bleue aux mâts vernis, les cuivres brillants et les inox impeccables, il porter fièrement un pavillon Britannique. Je n’ai  pas discuté mon anglais est plus que rudimentaire et de plus un accent méridional le rend incompréhensible par les grands Bretons qui ne font de leur côté aucun effort pour comprendre si l’on n’a pas l’accent d’Oxford ou de  Cambridge.

    J’avais comme je le fais souvent fait une petite plongée pour voir les fonds alentours de l’ancre et aussi comment elle s’est positionnée, là, au fond un gros corps mort était dépourvu de sa chaine et de la bouée qui permet d’y amarrer les bateaux, ce n’était pas le seul à être ainsi non opérationnel ce qui explique l’anarchie de cet aménagement, comme nous sommes en début de saisons les remises en état ne sont pas encore faites si elles doivent se faire. Il y à très prés de nous un bateau battant pavillon Français, un coup d’annexe et je vais les saluer, il me donne le code de la wifi d’un bar, et me disent que les bouées sont libres et gratuites, que ce n’est pas la peine de les réserver. Le premier arrivé est le premier servi. Bon j’en réfère au second du bord, j’aurais du le garder pour moi car de ce moment jusqu'à ce que j’obtempère j’ai été asticoté, une bouée étant libre un peu plus loin nous remontons le mouillage et allons nous accrocher à cette (Boya) comme disent les Espagnols. Nous y resterons la nuit et la journée du lendemain et une nouvelle nuit. Mais au retour d’une escapade à terre nous trouvons sur le bateau un avis officiel nous demandant de régulariser la situation. Il me faut retourner à terre et aller payer les deux nuits passées là, faire les papiers les photocopies des pièces d’identité et tout le tralala. J’étais si bien sur mon ancre.

    Mis a part cela Porto Colom est une sympathique bourgade pas encore défigurée par des constructions modernes, il y a un air d’authentique qui plane dans les rues et beaucoup de barques traditionnelles qui animent de leur couleur les quais ou de ci de la sèche un filet de pêche.

    Il y a tout de même des terrasses de bars et de restaurants le long de la rue qui suit le bassin, dont un où nous avons bu une bière tout en tapotant sur le clavier de l’ordinateur car c’est ce que l’on était venu chercher à terre, la connexion wifi. Celle que m’avait donné les deux Français n’avait pas pu aboutir. Le temps que l’on passe avec cela est considérable, mais apporte aussi des satisfactions, vivons avec notre temps.

    Justement, Exocet est pourvu d’un téléphone satellite Iridium mais ne m’apporte que des crises de nerfs, il ne fonctionne pas comme il devrait je peux appeler en phonie un numéro mais personne ne peut  me joindre ? Par ailleurs, il devrait me permettre de recevoir, d’envoyer des texto et des mails en le connectant à l’ordinateur c’est pour cela que j’avais choisi cet appareil mais rien à faire et je ne trouve pas de solution.

    Au petit matin du vendredi 22 juin un jour anniversaire pour la famille, nous quittons Porto Colom, le programme de la journée et d’avancer vers la pointe Sud Ouest de Majorque pour être en position pour traverser sur Ibiza mais nous ne nous sommes pas donnés de lieu déterminé pour faire escale. Nous longeons la côte en observant les plages et les mouillages nous croisons de nombreux bateaux tout le long de la route jusqu’au cap Blanco. Nous ne pouvons visiter toutes les calas, qui se succèdent sur la route, il y en a trop. Le guide en énumère plus de 20. Après le cap nous décidons de faire route directement sur Andraitx qui se prononce (andratch) nous marchons à la voile est tout se passe bien à bord pas de Mer comme nous l’avions eu en sortant de Porto Colom ou une mauvaise houle de derrière nous faisait rouler d’un bord sur l’autre et les voiles flapées pas vraiment sympa. Mais peu à peu la situation c’était arrangée et pour cette deuxième partie du parcours c’est un régal jusqu’au niveau de Palma où le vent tombait et le moteur prenait le relai pour finir une belle journée de navigation.

    Il est 16 heures lorsque nous mouillons l’ancre d’Exocet en avant des digues du port parmi d’autres bateaux et pas des moindre, nous ne débarquerons pas aussi je ne pourrais vous parler d’Andraitx je n’en ai vu que les abords. Nous nous préparerons un apéro après le bain et le tour pour voir l’ancre, il y a de jolies maisons sur une rive et un imposant hôtel  ou habitation sur l’autre rive qui dévale la pente, pour mon gout, ce n’est pas une réussite mais il y a bien à dire sur les constructions sur Majorque. Majorque que nous laisserons dans notre sillage demain puisque c’est demain que l’on traverse pour rejoindre Ibiza. Je vous raconte cela dans le prochain chapitre.

     


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    Chapitre 11

    Majorque Première partie


     

    Poto Soller sur la côte Nord-ouest est une vaste baie presque complètement refermée  aussi depuis la plus lointaine histoire de la navigation les hommes ont utilisé cet abri pour leurs bateaux et jusqu'à maintenant cela ne s’est pas démenti. La vie donc avait toute les raisons d’y prospérer d’autant qu’une belle vallée fertile s’étant dans l’arrière pays. La pêche n’était pas la seule activité locale les cultures maraichères étaient importantes mais aussi les cultures d’oranges et de citrons approvisionnaient jusqu’en France les villes continentales avec des voiliers de moyennes importances qui trouvaient dans cette rade la sécurité. Cela donna beaucoup de richesse à la contrée mais la ville qui en a bénéficié, Soller se trouve un peu à l’intérieur des terres. Belle ville riche avec des maisons cossues de négociants. Pour transporter jusqu’aux embarcadères les récoltes une voie ferrée à été mise en place elle acheminait également les travailleurs et encore de nos jours, ce train ou tramway fonctionne pour faire la liaison Poto Soller, Soller. Il fonctionne électriquement et les rames ne manquent pas de charme. Les touristes du monde entier en sont les principaux utilisateurs et du matin 8 heures à la cadence de 30 minutes jusqu’au soir 20 heures on voit passer selon les besoins une, deux ou mêmes trois rames qui se suivent car c’est une voie unique qui relie les terminus. Celui de la ville est contigu de la gare de chemin de fer et de son train qui lui escalade les montagnes ou passe par leur travers en de multiple tunnels pour relier Palma la capitale de l’ile par une voie unique également mais la c’est la vapeur qui était la force motrice remplacée par le diésel maintenant.

    Il fallait bien assurer la sécurité de ce commerce et des habitants aussi les militaires ont pris quartier et y sont encore de nos jours même si l’activité à bien diminuée et les casernements n’ont pas tous été conservés. Mais le matin à 8 heures en prêtant une oreille attentive j’ai entendu l’hymne Espagnol et observé deux personnes une effectuant la levée des couleurs, et la deuxième au garde à vous saluant respectueusement. Le soir même cérémonial à 20 heures. Dans la journée je n’ai pas observé de mouvements ni d’activité mais les militaires sont là et une partie de la baie leur est attribuée elle est interdite à toutes autres personnes ou bateaux des indications le signale sans ambiguïté

    Un port de plaisance à été construit récemment, il n’était pas présent il y a 10 ans lorsque j’y avais fait escale à bord de Vamos le bateau de mon regretté copain, Patrick qui était en partance pour les Antilles comme Exocet 10 ans plus tard. Patrick voyage un peu avec moi par l’intermédiaire d’une photo de lui qui est à bord et que j’avais emporté pour le retour de Vamos en compagnie de Guy il y a deux ans. Ce port donc comme tous les ports apportent tous les services aux bateaux en escale et pour ceux qui y sont à demeure. Eau, électricité les sanitaires le carburant et la wifi quant elle fonctionne. Le quai qui borde la marina n’est que restaurants, bistros, magasins de souvenirs en tous genres. Ce n’est plus les agrumes qui font vivre la ville ce sont les touristes qui y arrivent par vagues toutes les trente minutes.

    Nous sommes restés à Porto Soller que l’on se doit de prononcer ( sohier ) ou quelque chose d’approchant, jusqu’au dimanche, trois jours entiers, 72 heures pour en profiter et en abuser. Puis nous mettons les voiles au figuré, car il n’y a pas de vent, c’est le ( Pére Kins) Perkins la marque du moteur d’Exocet qui est chargé de nous faire parcourir les quelques milles qui nous séparent de notre étape de mi journée prévue, La Colobra.

    La Colobra est un cite très impressionnent vue de la Mer il semble que l’on se dirige directement sur les impressionnantes falaises qui sont typiques de cette côte mais là, il est possible de mouillé son bateau par conditions de Mer clémente car sans cela ce n’est pas tenable le ressac, le fracas des vagues, qui piégées viennent se fracasser contre les parois abruptes, dans un bruit d’apocalypse à faire fuir les loups de Mer les plus expérimentés. Nous sommes un bon jour pour y faire escale, aussi nous débarquons pour remonter le lit du torrent de Pareis qui n’est accessible que par Mer ou par deux tunnels creusés pour les visiteurs terrestre mais piétons uniquement. Les premières centaines de mètres se font sans difficulté un lit de galets avec de ci de là de gros rochers mais une promenade en quelque sorte, de ci de la un trou d’eau avec parfois des poissons prisonniers, une végétation éparse par endroit c’est grandiose puis le goulet se referme soudainement les rochers s’y sont agglutinés et leur franchissement est difficile, Régine à des chaussures de plage glissantes et moi des chaussures de pont lisse comme la peau d’un bébé. Il ne faudra pas insister et nous rebroussons chemin. Nous empruntons le premier tunnel de notre coté pour arriver sur un promontoire d’où l’on domine Exocet. C’est bien fait la roche est creusée en suivant une faille naturelle le sol est fait de dalles de pierres comme des lauzes à opus-insertum jointoyer avec application un éclairage au sol guide vos pas et des spots éclairent la voûte qui parfois est très haute. Un spectacle en quelque sorte.

    Nous repartirons pour l’escale du soir qui est Pollensa alors que la brise se lève, belle occasion pour mettre les voiles au propre maintenant. Là Grand voile est hissée, le génois déroulé, et Exocet taille sa route fièrement, allégrement, majestueusement. Mais pas exactement dans la direction que l’on souhaiterait. Un grand bord nous emmène au large, et puis lorsque nous virons de bord pour avoir le vent sur l’autre côté du bateau on ne revient pas d’où l’on vient mais en trois heures  Nous n’avons avancé sur la route directe que de trois milles nautiques soit 3 fois 1852 mètres = 5556 mètres soit 5 Km,5 en trois heures à faire pleurer ! Régine ne comprend pas ce qui se passe les explications sont vaines, le moteur encore lui fera le reste du chemin. Moi qui me régalait de faire du pré en régate pour tirer le meilleur parti des voiles et des réglages qu’avec minutie ont appliqué me voila avec un gros pépère qui ne veut pas remonter au vent et que d’un bord sur l’autre affiche 100 à 110° sans prendre en compte le courant et la dérive le résultat est consternant.

    Le pré en bateau c’est deux fois la route et trois fois la peine ; c’est le dicton du jour.

     

    Nous arriverons cependant à Pollensa bien avant la nuit et trouverons la place d’Exocet parmi des dizaines  de bateaux de toutes tailles, la zone de mouillage est immense bien protégée en partie par un bras de terre qui avance profondément dans la baie mais ce n’est pas profond et cela donne des angoisses lorsque l’on regarde le sondeur. Beaucoup de bateaux sont sur corps morts aussi il faut intégrer cette donnée pour calculer au plus juste le rayon d’évitage de tous ces bateaux sur ancres et corps morts.

    Ma proposition de faire un tour à terre est restée sans suite nous passerons la soirée à bord tranquillement. Au matin après une bonne nuit où le bateau a tourné son étrave sur le large puis sur la terre successivement déclenchant l’alarme qui surveille que le bateau ne s’écarte pas de la zone où il est lorsque cette alarme est mise en veille, mais la distance à laquelle je l’avais réglé été un peu trop petite par rapport à la zone d’évitage du bateau au bout de ses trente mètres de chaine plus la longueur du bateau l’antenne étant fixée en arrière cela fait 40 mètres par fond de trois mètres à multiplier par deux quand le bateau fait 180°pendant la nuit.

    Nous irons à terre avec notre annexe propulsée par son antique moteur mais bien fidèle. La ville de Pollensa se trouve à quelques Km à l’intérieur des terres et là nous ne sommes que dans un quartier, mais qui est très, pour pas dire énormément vivant, c’est un peu l’image de Porto Soller, mais en plus touristique encore, une magnifique promenade piétonne suit les plages du bord de Mer, les terrasses de restaurants de bars se succèdent  juste entrecoupés de ci de là par des commerces d’articles de plage et de souvenirs. Les touristes sont en grand nombre, nous parcourrons une bonne partie de cette promenade, puis nous prendrons la rue qui se trouve derrière et qui elle aussi est très commerçante, avec là cette fois les banques, les loueurs de voiture, les officines de voyage qui doivent être de celles qui envoient à la Colobra et à Poto Soller ces vagues de touristes.

    Nous profiterons de ce tour en ville pour acheter un peu de frais, dans un petit supermarcado, une superette chez nous, et nous retournerons à bord ou une bière bien fraiche sera la bien venue.

    Nous passerons l’après midi à bord tranquille, aérés par une bonne brise, qui fait plus que de rider le plan d’eau, ce sont des vaguelettes qui agitent en tous sens le mouillage, Régine se félicite que nous n’ayons pas à aller à terre, car sur l’annexe dans ces conditions c’est un peu la douche des éclaboussures que fait l’étrave qui fend le clapot.

    Nous repartirons de bonne heure le lendemain pour profiter du calme matinal sur la baie de Pollensa, par un temps bas, gris, pas des plus sympa même la visibilité n’est pas bonne mais tout de même suffisante pour naviguer, au moteur pour faire le tour d’une longue  langue de terre qui sépare les deux baies celle de Pollensa et celle d’Alcudia ou nous nous rendons. Nous y arriverons de bonne heure dans la matinée, débarquerons pour trouver une connexion internet, déposer des poubelles et faire un petit tour. Mais nous sommes surpris du contraste avec Pollensa, ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, j’y étais venu une fois en escale courte lors d’une course de bateau, le triangle du soleil mais c’était il y a des lustres, un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaitre, j’ai rien reconnu ! Bon pour faire court le détour ne valait pas la peine d’être fait mais la peine est un grand mot.

    Avec cette escale d’Alcudia se termine la première partie de Majorque la suite traitera de la côte Est, la plus touristique et urbanisée de l’ile.


     


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