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    Le carénage d’Exocet.

     

    Une opération qui revient chaque année pour que les coques des bateaux soit propres et de ce fait performantes, c’est le carénage. En quelques photos je vais vous conter cette opération.

    Il est donc nécessaire de faire sortir de l’eau le bateau, le choix pour cette année c’est porté sur la marina de Bas du fort en Guadeloupe, les tarifs y sont compétitifs.

    Le carénage d’Exocet

    Exocet s’est présenté dans la darce où le travelift le sortira de l’eau.

     

     La zone de travail est propre toutes de grandes dalles de béton et une légère pente draine les eaux de pluie et de nettoyage vers un grand caniveau, c’est réglementaire mais aussi bien agréable de travailler sans avoir les pieds dans la boue et les résidus de peinture comme c’est le cas en d’autres lieux.

    Le carénage d’Exocet

    La quille d’Exocet repose sur des cales de bois, les manutentionnaires sont à l’œuvre.

     

    Une fois le bateau sorti de l’eau, suspendu à de larges et solides sangles, l’engin de levage et de manutention (travelift) vient poser sur des bois la quille du bateau. Les manutentionnaires installent des tins (des étaies) pour tenir la coque en plusieurs endroits choisis pour leur résistance.

    Le premier travail à faire est un grand nettoyage avec un jet d’eau à forte pression, (Karcher) que les chantiers louent. C’est une opération physique qui n’est pas agréable à faire car on termine cette corvée mouillé de la tête aux pieds, salle de toutes les algues et peintures diluées qui vous ont douchées. Mais ne pas se plaindre ici l’eau n’est pas froide, j’ai connu de tel travail en métropole en début de saison et les conditions étaient bien moins agréables.erf

    Une fois ce grand nettoyage fait, la coque sèche, fignolage il peut rester ici ou là des coquillages qui ne sont pas partis, des filaments d’algues, des sur-épaisseurs de peinture, aussi : un grattoir dans la main je parcours les œuvres vives de la coque (partie d’une coque qui se trouve dans l’eau) puis un autre tour avec du papier de verre. Les œuvres mortes, (a contrario c’est la coque que l’on voit lorsque le bateau est dans l’eau) elles ont droit à un traitement spécial, acide Chlorhydrique dilué pour décaper le tartre qui à la longue a terni les flancs du bateau. Un grand rinçage général terminera les préliminaires. Ouf.cool

    Coller un adhésif pour délimiter la surface à peindre tout au tour des flancs d’Exocet, (scotch rouge visible sur la photo)

    Le carénage d’Exocet

    Le travail de peinture antifouling a commencé.

     

    Le Mousse a mis la main à la patte pour passer une série de couches de peinture isolante sur les endroits où la quille laissait apparaitre la fonte qui la constitue. Les marques gris argenté que l’on voit. C’est de très bonne heure que j’ai attaqué la première couche d’antifouling. La météo semblait être favorable à une journée de peinture, pas encore chaude, le ciel pas menaçant, pas de vent, cool. Il me faut deux heures trente pour faire le tour complet d’Exocet puis un petit quart d’heure pour nettoyer le matériel et ranger tout cela.

    Le carénage d’Exocet

    Je m’applique pour avoir un bon résultat au final.

     

    Une couche dans un sens, un passage dans le sens inverse, les coups de rouleau bien croisés pour ne pas faire de manque, ni avoir des coulures ou surépaisseurs. A faire les choses autant les faire bien, c’est toujours comme cela que je fais, je ne vais pas changer à mon âge, non.

    Le carénage d’Exocet

    Concentration, application, précision.

     

    Les deux couches une fois passées, j’ai déplacé un à un les tins pour pouvoir peindre là où se trouvaient les patins de ces trépieds réglables, c’est un travail qu’il faut faire avec beaucoup de sérieux, Placer un nouveau tin proche de celui que l’on va enlever, le mettre en tension avec la vis de réglage jusqu'à pouvoir mollir sans trop de force le tin à enlever. Puis passer au suivant il y en avait quatre qui étaient déplaçables, et deux que je ne pouvais pas changer d’endroit. Je n’ai pas hésité à en positionner deux de plus, trop fort n’a jamais manqué. Deux couches appliquées sur les traces des patins et une troisième tout du long de la flottaison car il y avait de la matière en rab, et inutile de garder des fonds de pots d’un an sur l’autre, juste garder un fond pour les dernières retouches avant la mise à l’eau.

    Le carénage d’Exocet

    Voilà le travail fini. 

     

    Le scotch de démarcation a été enlevé reste le filet décoratif que l’on a changé au cours de ce carénage. Les deux tuyaux qui sortent de la coque sont les sorties des eaux d’évier et lavabo qui sont drainés vers l’égout pour ne pas polluer ni salir la coque.

    Le carénage d’Exocet

    Trois pots de cette peinture ont  été employés.

     

    Le carénage d’Exocet

    Exocet attend le travelift.

     

    Le carénage d’Exocet

    Le voilà qui arrive avec un bon retard mais il arrive.

     

    Le carénage d’Exocet

    J’avais préparé des cartons pour isoler les sangles de la coque.

     

    Le carénage d’Exocet

    Les dernières retouches une fois le bateau soulevé et les tins enlevés.

     

    Le carénage d’Exocet

    Exocet va  retrouver son élément, l’eau, la Mer, les flots.

     

    Le capitaine et son mousse sont contents d’avoir fini cette semaine de travail,

    et contents aussi du résultat.

    Tu es bien beau mon bateau, tu vas être fier de toi

    comme je suis fier de toi.

     

     


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    Les généraquois parmi nous.

     

    Voila que la période où Exocet a reçu avec plaisir des invités vient de se terminer. En effet après la venue des enfants à bord pour une escapade depuis Saint Martin jusque aux B V I, British Virgin Island. Ceux sont des amis de longue date, Pierre & Sylvie qui sont venus changer un peu la routine de la vie du bord.

    Les généraquois parmi nous

    Pierre à l’arrivée en Guadeloupe.

     

    Nous avons bien aimé ces moments de partage, nous c’est le mousse et moi, mais aussi Exocet qui a donné à tout son équipage toutes satisfactions, depuis la Guadeloupe, île mère, nous sommes allés tremper la quille du bateau dans les eaux de l’archipel des Saintes, la traversée d’une vingtaine de miles c’est passé dans de bonnes conditions. Les amis souhaitant plus faire connaissance des îles, que de faire au quotidien des miles et des miles, nous avons passé aux Saintes trois nuits, le lendemain de notre arrivée, nous avons loué des scooters pour parcourir en tous sens l’île de terre de haut, avec la visite fort intéressante du Fort Napoléon qui enferme un musée, une collection de plantes en relation avec le jardin botanique de Monaco.

    Les généraquois parmi nous

    Pierre dit pierrot, Sylvie et le captain au fort Napoléon.

     

     Il accueille également une famille d’iguanes qui fait aussi l’attraction. Belle journée donc que ce jour de balade, visite, pique nique.

    Les généraquois parmi nous

    Pique nique sous un carbet plage de Pompierre.

     

     Nous avons clôturé par un bon moment à une terrasse, vue sur le mouillage du bourg, une ou deux bières à la main.

    Les généraquois parmi nous

    Elle est bien belle la vie.

     

    Le jour suivant, c’est l’îlet cabrit que nous avons mis à notre programme, traversée en annexe, ascension jusqu’au fort Joséphine, dont il ne reste que des vestiges et des cabris par dizaines, mais d’où la vue sur les îles est magnifique. 

    Les généraquois parmi nous

    Le mousse qui donne du pain sec aux cabris.

     

    Les généraquois parmi nous

    La baie des Saintes.

     

    Balade bucolique donc et prise de nombreuses photos. Le repas de 13 h sera pris à bord et l’après midi sera faite de repos, lecture, bains, et parties de Belote endiablées.

    Les généraquois parmi nous

    La partie de cartes à bord d’Exocet.

     

    Au réveil la journée qui s’annonce belle nous verra quitter les Saintes pour aller sur Marie Galante. Pierrot prendra beaucoup de plaisir à tenir la barre d’Exocet durant toute la navigation, le vent est bien agréable, la Mer belle, et si la route ne pouvait pas être directe en partant des Saintes petit à petit le vent tournant vers le sud, a donné la possibilité d’arriver à Saint Louis en fin de matinée.

    Les généraquois parmi nous

    Pierrot à son bonheur.

     

     Nous avons loué une voiture pour 24 heures ce qui nous a permis de faire la visite de Grand bourg le jour même, et le tour de l’île le lendemain, avec comme il ne pourrait en être autrement la visite des Rhumeries et dégustation des productions locales.

    Les généraquois parmi nous

    Le point d’information et de dégustation de la distillerie Poisson.

     

    Retour sur l’île mère au petit largue, allure du bateau avec le vent en avant du travers tribord. Allure confortable et rapide pour cette traversée, le barreur tout à sa joie de mener Exocet sur une Mer pas forte mais bien formée, avec de jolies vagues qui par moments, montaient à l’assaut du bordé pour éclabousser le pont. Notre atterrissage a été sur Saint François, nous avions mis cette destination pour deux raisons, une pour y revoir des amis de Port Camargue, et l’autre pour assister au défilé du carnaval prévu le lendemain au soir. Les amis étaient contents de nous revoir, comme nous de les retrouver, pour le Carnaval la satisfaction est moindre mais il fallait bien mettre cela au programme.

    Après les deux nuits passées là, route sur Gosier, une quinzaine de miles vent arrière avec une Mer plus formée de grosses vagues en début de navigation puis plus rondes et longues pour finir. L’abri de l’îlet gosier nous a accueillis pour la aussi de belles journées et des nuits tranquilles.

    Les généraquois parmi nous

    Les écrevisses ou Ouassous.

     

    Nous avons terminé le séjour de nos amis par une découverte de la Guadeloupe en voiture. Visite de la Rhumerie Damoiseau, halte à la cascade aux écrevisses (les Ouassous, non local des écrevisses), repas dans un resto de plage bien sympa, que du bonheur.

     


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