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    Grenade 2013

    Le mousse qui profite d'un petit bout de plage.

     

    Grenade 2013

    Le mousse a l'entrée de la Marina de Port Louis.

     

    Grenade 2013

    Le mousse au pied d'un arbre d'importance.

     

    Grenade 2013

    Le pitaine pose a son tour.

     

    Grenade 2013

    Exocet au Mouillage de Grenade. (au centre de la photo)

     


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  • Stand-by au mouillage

     

     

    Oui cela fait quelques jours que je ne vous ai pas rejoint pour vous raconter mes navigations, parce que justement Exocet est au repos, toujours dans la grande baie de « Clarckes court bay ». Le mousse qui est ici depuis un peu plus d’une semaine maintenant avait besoin de retrouver ses marques sur le bateau. Aussi nous avons passé nos journées en travaux de nettoyage et de petits bricolages. Les filles c’est comme ça elle ne voit pas les choses comme les garçons alors lessive, rangement, inspection des coffres, tout y passe encore un peu elle me faisait changer les rideaux. Lol !!!

    Stand-by au mouillage

     

    Nous avons bien sur fait une soirée sur un bateau ami, fait une matinée de courses et de découverte de Saint Georges avec un taxi collectif (Taxico) affrété spécialement pour cela par un groupe de plaisanciers.

    Dans un premier temps, le rendez-vous est à 9 heures 15  le taxi se fait attendre un moment, puis en route. Le premier arrêt est pour une banque, ceux qui le souhaitent y prennent des Eastern Caribbean Dollars (EC $) puis direction la marina de Fort Louis ou une bakery, (boulangerie) nous propose des pains fantaisies et des pâtisseries c’est des Britanniques qui sont les propriétaires exploitants de ce commerce.

    Stand-by au mouillage

      

    Un saut de puce plus loin c’est le shipchandler qui voit débarquer  cette palanqué de voileux qui ont tous quelques billets à confier au tiroir caisse de l’établissement. Pour Exocet c’est de la colle pour l’annexe qu’il me fallait. En voiture pour le centre ville où là, la liberté de manœuvre nous est accordée, chacun  peut utiliser le temps à sa guise, le marché aux poissons est à porter de jambes sans effort, le marché des fruits et légumes à quatre pas de là, le supermarché à cote du parking du taxi et le bar en terrasse au dessus.

    Nous avons fait le tour de tout cela les poissons nous ont intéressés mais nous n’avons pas fait d’emplettes, au marché des fruits et légumes il y a une foule de petits étaux avec une production locale, les prix sont à l’unisson de l’un à l’autre, nous prenons des tomates, des piments végétariens (parfumés mais non piquants) des avocats, puis à d’autres vendeurs installés sur les trottoirs, des mangues, des fruits de la passion. Une inspection du supermarché pour faire connaissance des produits locaux. Nous sommes en avance pour le taxi, alors nous allons boire un rafraichissement dans un fast food d’une enseigne qui est aussi connue chez nous (KFC). Retour à la marina en faisant un détour pour déposer, les plaisanciers qui étaient dans le taxi au moment de son arrivée le matin,  à la marina qui est proche de la notre par la Mer, mais par la terre il y a quelques kilomètres. Notre annexe nous attend sagement et nous reconduit à notre bord. Cela nous a fait une bonne matinée de passé.

    Stand-by au mouillage

     

    Un autre matin nous irons voir les quelques maisons qui bordent la route au dessus du mouillage avec une incursion dans les échoppes qui proposent les articles de base pour les habitations du coin c’est un peu le folklore mais ça à le mérite d’exister. Nous irons comme cela pédibus jusqu'à la fin du mouillage où une Mangrove est un site protégé avec un observatoire pour y découvrir la faune locale. De retour un marchand ambulant à bord d’un pick-up propose des fruits et des légumes nous y donnerons un billet et quelques pièces en échange de tomates et de piments.

     

    Les journées passent  vite, il est des jours où l’annexe reste à la poupe d’Exocet sans que nous ne l’utilisions, soit parce-que le temps ne s’y prête pas, soit que nous nous occupons à bord et les heures passent. C’est les après midi qui sont bien courtes, le repas de midi a bien souvent un retard, il est facilement 1 heure ou 1’30h lorsque nous nous mettons à table, la vaisselle, une sieste ou un moment de repos, une bricole et le soleil passe derrière les collines et la nuit suit à grand pas.

     

    Elle passe vite la vie aux Antilles.

     


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    Les profondes baies du Sud de Grenade.

      

    J’ai mis a profit ces deux jours passés au mouillage de  « Clarckes court bay » pour chercher les renseignements utiles pour les marins : Le prix et la possibilité de mettre à quai le bateau, la procédure et le prix pour faire le plein des réservoirs d’eau, les sites de connexion à la Wifi, les machines à laver leur prix leur fonctionnement, le tarif des boissons au bar.Les profondes baies du Sud de Grenade


    Une fois au fait de tout cela j’ai parcouru les chemins et les routes pour découvrir les coulisses  de ce lieu. C’est assez nature, de la Mangrove de ci de là, des grands arbres en arrière, sur des sols qui ne reçoivent pas l’eau de Mer, les combes sont envahies par des marécages, il y a un observatoire d’où j’ai vue quelques représentants de la faune aviaire des marées. Sur le bord des routes déambulent des moutons, qui pour certains sont retenus par un bout attaché à une branche d’arbre, ou d’un piquet fiché au sol, mais certain ont bien la corde au coup mais celle-ci n’est plus reliée à rien. Les poules et leurs poussins courent de partout, dans les caniveaux ou une eau bien douteuse stagne, où autour des maisons qui ne sont quelques fois que des cases mais après tout ici c’est bien suffisant pour avoir un abri, les gelées sont rares même en plein hiver.

    Les profondes baies du Sud de Grenade

    Il n’y a pas de fenêtre a proprement parlé, des claires voies où les lamelles peuvent se rabattre les remplacent. Les tuyaux d’eau courent le long des routes poser à même le sol un robinet est à disposition des habitations qui ne sont pas raccordés, pour ceux qui ont des maisons grandes et luxueuses un compteur est disposé en bordure de la propriété pas de logette comme chez nous. Les maisons ici ne nécessitent pas ou que très rarement des travaux de terrassement, c’est le principe des maisons sur pilotis, des piliers de béton qui parfois semblent bien frêles rattrapent les déclinaisons du terrain, et les habitations sont de ce fait bien souvent perchées bien haut sur les terrains, le dessous sert à stocker un bric à brac de toutes choses, les cordes à linge y sont tirées à la va vite entre les piliers, une voiture peut y trouver sa place, mais cela ne fait pas classe bien souvent les véhicules ont droit à un abri et un sol de béton voir mieux de carrelage ces signes extérieurs de richesse et de niveau social ne peuvent être négligés.

    Les profondes baies du Sud de Grenade


    Les gens sont gentils dans l’ensemble, ils répondent bien au salut que je leur adresse, no stress ici, on peut croiser des personnes qui travaillent  mais c’est en plus grand nombre que je peux les compter sous un arbre, sous une bâche en guise d’abri du soleil, ou à un carrefour de route à discuter avec passion. A tous ceux que j’ai dit un mot de salutation, j’ai eu en retour un bonjour ou du moins c’est ce que je crois car même si c’est en anglais que ce peuple s’exprime un professeur d’Oxford ne s’y retrouverait pas.

    Un service de ramassage des ordures fonctionne aléatoirement, des gros bidons de pétrole ou de dérivés de 200 litres servent de conteneurs, comment les éboueurs les vident ils, je ne le sais pas mais je suppose qu’ils attrapent ce qu’ils peuvent sans lever les fûts qui seraient bien lourds, et ce qui tombe se disperse au vent pour finir dans la végétation de bord de route et de chemin. Les carcasses de voitures sont ici encore abandonnées sans autre forme de procédé. Chacun vient y puiser ce qui peut lui être utile, les sièges se retrouvent posés ici ou là pour accueillir une personne pour un peu de sieste, ou de Yoga Espagnol comme le dit si facilement Hubert avec qui je passe de bons moments.


    Des cases ou des maisons s’échappent des musiques aux sonorités de soka salsa et autres reggae. Le soir avec la fraicheur revenue les rues se remplissent d’une foule qui déambule ou forme des groupes pour parler, chanter, fumer des cigarettes ou autre produits odorants et prohibés en France. Les voitures qui circulent s’annoncent à coup de klaxon et leur rasent les fesses bien des fois. Les chiens se toisent se jaugent ou se reniflent les fesses. Les enfants ne sont pas en reste ils ont leurs jeux et bénéficies d’une liberté à laquelle bien peu de nos chérubins Européens ont droit.


     No stress man, no stress.


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    Le voyage du mousse

    Départ prévu le 9/07/2013

     

    Dans la nuit à 2heures du matin un SMS m'annonce le retard de mon vol Paris Martinique de 4heures à cause de la tempête tropicale Chantal .

     

    Départ de Nîmes à 7H30 Sébastien m'accompagne,j'enregistre mon bagage nous buvons un café et Sébastien repart travail oblige .
    Je fais les formalités de police et attends sagement en salle d'embarquement tout en lisant .

    Le Voyage du Mousse

    L'heure arrive j'embarque vers 10H45puis l'avion se positionne sur la piste mais là nous ne pouvons décoller l' avion prêt à partir devant nous à crevé,il faut réparer,nous attendons 35 mn moteur couper par précaution de manque de carburant donc plus d'air conditionné et j'avais de plus en plus chaud c'était déjà les tropiques …

     

    Puis le décollage à lieu heureusement que ma correspondance est retardée sinon j'aurais dû passer ma nuit à Paris,derrière moi dans l'avion une dame d'Alès expliquait quelle partait pour la Martinique, je savais que j'aurais une compagne de voyage et l'on ne sait plus quittées.

     

    En arrivant nous vérifions l'heure du vol une heure de retard de plus s'ajoute,nous sommes allées récupérer un ticket restaurant et nous avons pris notre repas ensemble comme si nous nous étions toujours connues.

    Le Voyage du Mousse

    Le temps me semblait long puis ce fut l'heure d'embarquer, pas de tunnel d'embarquement disponible nous avons pris un car qui nous a amenées à l'avion qui se trouvait à perpette, a un moment le car n'avait pas vue un avion qui arrivait pourtant sur sa droite il à freiné brusquement heureusement que nous étions entassés comme des sardines sinon il y aurait eu de belles chutes et les rotations de navettes ont continuées pendant un grand moment vu le nombre de passagers.

     

    Le vol pouvait enfin partir nous étions en sixième position et l'attente à été encore longue .

    Le Voyage du Mousse

     

    Le voyage de 9heures c'est bien passé Arrivée en Martinique à 21 heures heures locales plus 6heures pour nous les métropolitains,récupération de mon bagage puis je cherchais mon nom sur un panneau un taxi devait me récupérer pour n’amener à l 'hotel, je ne voyais rien je fais un autre tour et j'aperçois mon nom le chauffeur de taxi qui discutait et le panneau allait de droite et de gauche au gré de sa conversation; départ pour l'hôtel à petite vitesse les routes étaient encombrées de branches, les palmiers du voyageurs avaient perdus bien des palmes et on s'apercevait que le vent avait fortement soufflé ouf me voilà à la Pagerie j'étais fatiguée mais contente de me rapprocher du capitaine. Nous étions en contact téléphonique et il pouvait suivre ma progression. Je me suis vite mise au lit et à 2 heures du matin j'étais réveillée décalage horaire oblige et ma deuxième journée commençait.

    Le Voyage du Mousse

     

    A 6heures 30 déjeuner,départ de l’hôtel à 7heures avec une autre personne qui prenait le même vol que moi,le vol prévu à 10heures il fallait y être deux heures avant, mais là le vol était retardé toujours dû à la tempête tropicale Chantal et au fur et à mesure les gens s'accumulaient vers 12heures enregistrement, le bagage lui suit jusqu'à Grenade malgré les changement d'avion.

     

    Vers 13 heures distribution des tickets restaurant par la compagnie LIAT et l'on me dit de revenir vers 15heures pour modifier mes correspondances ,l'avion est annoncé à 17H « un dash 800 » je vais faire les formalités de police et j'embarque enfin, mise en route un passager signale qu'il n'y a qu'une hélice qui fonctionne cela s'arrange, décollage, j'ai l'impression que nous restons à la verticale un bon moment puis nous nous mettons à plat ouf ! De temps en temps le moteur semble avoir des ratés puis le ronronnement redevient normal nous survolons l'anse d'Arlet le Diament célèbre rocher de la Martinique 15minutes plus tard nous atterrissons à Sainte Lucie, une heure aprés décollage pour la Barbade 45 minutes de vol et nous allons rester pendant 5heures dans une salle ridiculement petite. Il y avait un monde fou les siéges pris d'assaut et des gens assis ou couchés par terre et tous attendaient un vol pour Grenade, Trinidad , la Jamaïque ou Antigua une vrai voie d'aiguillage une belle pagaille pas de formalités de police on montait dans l'avion dés qu'un vol étaient appelés .

    Le Voyage du Mousse

     

    A 23heures après un Vol de 50mn me voici à Grenade, je dois récupérer mon bagage et faire une entrée sur le territoire.

    J'appelais Yves qui avait organisé ma réception avec un taxi de la marina qui d'heure en heure était reportée pas facile......

     

    il est plus de minuit et enfin je suis dans les bras de mon capitaine après 46 heures de voyage, ce fut une véritable épopée.

     

    J'ai retrouvé Yves en pleine forme et nous étions heureux d'être enfin réunis aprés une période difficile pour nous deux.

     


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  • Le Mousse a rejoint Exocet et son capitaine

    Aprés deux jours de voyage.


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  • 10/07/2013

    Le Mousse est en escale à Fort de France

    dans l'attente de son vol pour Grenade

    Où elle doit arrivée à 20 H (Heure local)

      


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  • Un mouillage àClake Court Bay

     

    Exocet a changé de mouillage, en effet aujourd'hui 2 juillet, la météo nous prévoyait du vent d'Est, Nord-est 15 à 20 Nds mais sous le vent de l'île il n'y avait pas grand chose au point de vue du vent, cela nous a fait passer une nuit en demi teinte, car dans cette situation le bateau se met en travers de la houle et se dandine allégrement, ce n'est pas le pied pour dormir, cela a duré toute la nuit. Au matin un peu de mieux, une averse a remis les bateaux dans une position plus face à la houle, les dandinements se sont calmés, la matinée a été agréable. Mais cela n'a pas duré au moment de midi la houle était bien plus marquée, les bateaux se sont retrouvés travers aux vagues rien ne rester en place à bord, il fallait tout caler, la bouilloire qui était  sur la gazinière a valdingué au sol, les effets de toilette dans ma salle de bain ont rejoint le sol sans se poser de problème, un verre qui était sur le plan de travail, est parti fracasser le verre à bière que je choyais, depuis le Cap vert où je l’avais trouvé, tout esseulé dans un massif de fleurs, il n’a pas résisté à la chute de cet autre verre. Il est passé par-dessus bord en plusieurs morceaux.

    Un mouillage à Clake Court Bay 

    Mon repas de légumes cuit à l’eau de Mer et douce mélangé pour un tiers deux tiers, voulait se faire la belle au lieu de se faire croquer, quelle journée, aussi en début d’après midi je me prépare pour fuir ce mouillage qui n’était pas protégé. Les copains étaient à terre pour des courses, mais tout en les attendant je préparais Exocet à reprendre un peu d’activité. Le vent venant du Nord, il fallait se mettre à l’abri dans le sud de l’île, les mouillages y sont profonds et de ce fait bien abrités des vents de secteur Nord, Est et Sud-est.  Ce n’est pas une navigation c’est seulement un petit trajet de ralliement en suivant la côte avec un peu de marge pour ne pas passer sur des hauts fonds dangereux. Les copains au moment où je levais l’ancre revenaient de leurs emplettes et étaient partisans eux aussi de ne pas envisager une nuit comme la précédente et surement en pire.

    Un mouillage à Clake Court Bay 

    Aussi dans le sillage d’Exocet j’ai rapidement vu se profiler les mâts de nos amis « Jéré Alizée et Le Rescator ». J’étais en ouvreur avec des difficultés car mon logiciel de navigation ne voulais pas faire route il se voulait en vacances et ne répondait pas à mes sollicitations mais j’ai du répondant et si celui ci refuse le travail un autre prend le relais. Je suis devenu un casseur de grève, incroyable non.

     

    A 18 heures je m’étais affranchi de tous les secs et récifs affleurant et retrouvais « Mar léna » Bateau amis avec qui nous avons bien des milles en communs. Je ne les avais pas revu depuis la Dominique, mais les retrouvent avec plaisir « Hubert et Farida » sont très sympathiques et tout en nous parlant en un mélange de « Français Espagnol et Italien » nous nous comprenons à merveille ils pourraient tous les deux êtres mes enfants en fonction de leurs âges. Lui de l’âge de mon ainé et elle de mon cadet. Demain nous aurons bien des choses à nous dire, à nous raconter.

    Un mouillage à Clake Court Bay 

    Jéré Alizé arrive un peu après moi, je le guide pour me retrouver au fond de ce grand mouillage, son ancre vient plonger non loin d’Exocet. L’ami Paul et son Rescator se fait attendre, par VHF je lui donne des indications, mais cela ne cadre pas avec ce que je peux voir, je devrais l’avoir en visuel mais non pas un de ces deux mâts ne se laisse voir ? Je m’interroge, patiente un moment, mais toujours rien. Il n’est pas où je le crois être, je le lui dis, alors qu’il est me dit il en fâcheuse posture avec pas beaucoup d’eau sous sa quille. Il revient sur ses pas mais talonne le récif, la vague suivante lui permet de se sortir de ce piège et il reprend une route plus claire de dangers. Je le vois maintenant et peux lui donner des informations qui le conduisent jusqu'à nous. Son ancre plonge dans le fond non loin de nous « Jéré Alizé et Exocet ». La nuit tombe, nous sommes tous en sécurité sur un plan d’eau calme, où même une pièce de monnaie pourrait passer la nuit sur la tranche. Je vais bien dormir cette nuit mais avant cela je vais manger. Au menu ce soir, pommes de terre et carottes sautés à la poêle avec un morceau de beurre et du pain frais.

     

    Elle est bien belle la vie aux Antilles sur Exocet.

     


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    Les premières impressions sur Grenade

      

      

    Exocet est en effet arrivé à Grenade ce sera sa base pour la période cyclonique. Je n’ai pour le moment qu’une vue très limitée sur l’île, je n’ai vu que les côtes en arrivant et en longeant les rives du plus prés que raisonnable. En effet Grenade est très verte les habitations sont très souvent dissimulés dans la végétation. Une route suit de prés le littoral, et les villages sont pour l’essentiel en bordure de la Mer des caraïbes, côte sous le vent de l’Alizé.

    Premières impressions sur Grenade

     

    Nous sommes descendus jusque devant Saint Georges petite capitale de cet état. Où depuis Exocet est au mouillage non loin de l’entrée du port de commerce, et des deux bassins réservés pour la pêche et les ferrys de dessertes locales pour l’essentiel, dans le bassin dit du "carénage". Puis dans celui baptisé "le Lagon", c’est une marina luxueuse qui en occupe le principal laissant la frange Nord et Est pour des petits chantiers et pour le Yacht club qui a quelques places sur un petit ponton et une palanqué de dériveurs sur la grève.


    Mon vaillant coursier qui m’a conduit jusque ici en un peu plus d’une année est au repos l’ancre sur un fond de sable et de coraux morts, par 4 mètres de profondeur d’une eau limpide. Une plage d’une centaine de mètre se trouve devant l’étrave elle est peu occupée, quelques maisons ou cases se trouvent juste en bordure dessous les grands arbres qui leur procure de l’ombre. Le matin quelques personnes viennent y faire un peu d’exercice, des chiens y déambulent, des poules et coqs y grattent le sable à la recherche de leur ordinaire. Dans l’après midi une poignée d’enfants viennent la remplir de leurs cris, leurs jeux, leurs ébats dans l’eau qui est bien calme, côte sous le vent oblige.

     

    Premières impressions sur Grenade


    Le dimanche qui vient de passer la vue se transformait en discothèque, une sono d’enfer à donner  le rythme, une population se trémoussait  sur le sable ou se désaltérait au comptoir improvisé d’une tente, portant les couleurs de la bière locale. Nous étions au premier rang et cela a duré jusqu'à 22 heures.

    De mes déambulations dans la ville je ressens en premier le malheur qui l’a frappé, lors du passage de ce cyclone dévastateur, il y a de cela des années mais les cicatrices sont bien présentes encore, il y a quantités de maisons ruinées, qui sont envahies par la végétation, les bâtiments publics n’ont pas été épargnés bien que de construction plus sérieuse, certains ont été abandonnés en état, juste clos de palissades pour en interdire l’entrée. Les églises nombreuses et de toutes les variantes de la foi chrétienne sont elles aussi bien marquées  les toitures ne sont plus, les pans de murs sapés jusqu'à hauteur des ouvertures des fenêtres ou seul sur quelques unes restent des fragments de vitres, de vitraux, de claires voie. De tout cela on prend la dimension de la force de la nature et n’incite pas à attendre ici le passage d’un prochain cyclone qui n’aurait théoriquement pas du passer par ici.

    Premières impressions sur Grenade


    J’ai aussi parcouru avec un vélo mis à disposition des clients d’un « ship chandleur », moyennant le dépôt d’une caution, les routes qui me conduisaient vers les belles et profondes baies de la côte sud. L’expérience n’est pas à conseiller, les routes montent raides pour escalader les collines, elles ne sont pas toujours très larges, les voitures comme les camions vous rasent de prés, après vous avoir averti d’un coup de klaxon à  vive allure. Mais je ne regrette pas mon escapade mais ne renouvellerais pas l’expérience.


    La population est majoritairement noire et métis mais je n’ai rencontré que des gens agréables, souriants, prêts  à rendre service, ou à renseigner, mais ils ont le gros défaut pour moi ils ne parlent que l’anglais et je ne comprends rien à rien, comment font ils pour se comprendre ? Pardonner moi ce trait d’humour, Il n’y a pas d’agressivité, pas de tension, « Cool Man » comment devinent t’ils que je suis Nîmois et dont ils connaissent la devise « Colment ».

    Premières impressions sur Grenade


    Une autre chose qui m’a frappé c’est la corpulence de ces gens, bien sur qu’il y a des bonnes doudous qui doivent afficher facile 200 livres anglaise, (une livre vaut 463,562 grammes) mais majoritairement les habitants sont grands et sveltes les garçons avec des corps d’athlète et musclés, les filles élégantes aussi, un véritable réservoir à mannequin et à miss Monde. Les coiffures bien élaborées, quoi que quelques chevelures de rasta courent les rues. Cool man.


    Les « super Market » sont ici plus imposants que sur les îles plus petites, les produits en bien plus grandes quantités et en variétés, mais pas vraiment les produits que nous consommons chez nous. Le Rayon des sauces en tous genres est impressionnant même stupéfiant. Les légumes frais n’occupent qu’un petit linéaire, et les fruits sont ceux d’importation pommes, poires raisins mais les bananes ne sont pas forcements proposées, les mangues vendues par deux à 5 EC $. La viande c’est du congelé le poisson idem et les légumes aussi pour les petits pois, haricots verts, macédoine, choux fleur, et bien d’autre. Les produits de base comme la farine, les farines, (manioc, maïs, complète et autres) le sucre, le riz sont vendus dans des sacs de plastique neutre sans indications autres que le poids et le produit contenu. Le personnel qui arpente les rayons vous propose facilement et gentiment leur aide, et des employés, (je crois) remplissent vos achats dans plait ore de sacs en plastique ne mélangeant pas les genres, déposent et accrochent  les sacs sur des caddys et vous accompagnent à vos voitures. Les climatisations sont poussées dans leur performance et si cela semble agréable en entrant c’est le coup de massue en sortant où la chaleur vous transforme en un instant en une loque ruisselante de sueur.

    Premières impressions sur Grenade


    Je ne vous ai pas parlé ou écrit au sujet des boissons là aussi c’est impressionnant la diversité de ce qui est proposé mais les prix me paraissent vraiment chers, comment font ils avec des salaires qui sont moins important que dans notre Europe je ne comprends pas.


    Je vous laisse à ces méditations, dans quelques jours le mousse retrouvera sa place à bord d’Exocet, le capitaine s’en réjouit  après une longue période au chevet d’une Maman moribonde cela sera je le crois et le souhaite bien salutaire pour son moral est pour sa santé physique.


    La vie est un bien précieux, elle n’est pas en vente dans les Market, chacun n’en a qu’une, ne la gaspillez pas, n’amassez pas des fortunes que vous ne saurez pas mettre à profit pour vous-même. Ayez un objectif une philosophie et allez de l’avant, je ne regrette rien mais j’ai perdu bien du temps pour une société qui elle vous exploite et vous enferme dans son système.

    Une maison, une voiture, une télé, la clim, le chauffage, un bout de terrain, des assurances, des cotisations, des abonnements, des obligations….

    à quoi cela mène t’il :

    à une tombe pour faire croire qu’on est encore là. Mais on n’est plus.

    Premières impressions sur Grenade


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