• 14. La costa del Sol

     

    14. La costa del Sol

     

     

    La côte des vents changeants

     

    Pour cette traversée qui doit nous mener de Formentera aux abords du cap Nao, nous avons établi la voilure avec parcimonie, (Ce n’est pas une nouvelle équipière) Un ris dans la grand voile comme dans le génois. Le moteur tourne encore à 1800 tours, petit régime, et comme cela nous naviguerons deux heures. Puis le vent est suffisant pour être le seul de service, je coupe le moteur. Une heure plus tard, le GG est à 100%, le pain est cuit, tout va pour le mieux. Plus tard, 17 h 45  la G.V est à un ris et le G.G à deux ris, le vent est monté peu à peu 20, 23 Nds apparent au pré débridé avec des rafales qui affichent 26 nœuds. Puis ce sera la grand voile qui sera réduite à deux ris, le vent est plus fort et pas dans la direction annoncée, mais il nous aura fait faire la route vite et bien. Il est 21 heures  lorsque nous laissons partir par le fond l’ancre du bateau, nous sommes à la cala  blanco, un peu plus nord que ce que je souhaitais mais le cap Nao n’est pas loin.

     14. La costa del Sol

    Le lendemain, nous ferons le tour des caps qui se succèdent pour aller faire escale devant Altéa une belle plage avec beaucoup d’hôtels nous accueille nous y resterons le reste de la journée et la nuit, pour nous remettre de la grande navigation du matin, une grosse quinzaine de milles. Puis nous ferons la route jusqu'à Alicante tranquillement en faisant du ras caillou. Nous faisons le plein de carburant et prenons une place au port pour deux nuits. Alicante nous revoilà, en effet c’est ici que nous avions laissé Vamos pour qu’il continue sa transhumance pour les Antilles, alors que nous ferons, Régine et moi le trajet de retour sur Nîmes avec un car affrété par Euroline. Cette fois, c’est  Régine qui prendra le même service pour retrouver sa maison elle sera restée un mois à bord, c’était déjà beaucoup pour elle.

     14. La costa del Sol

    Nous profiterons de la ville ces deux jours en allant dans le centre tout proche du port, visite du quartier ancien, des quelques monuments qu’un prospectus de l’office du tourisme indique pour la visite. Nous irons aussi dans la partie moderne de la ville qui elle aussi a de très beaux édifices et bâtiments. Une incursion dans un super marché, dans les halles, et quelques boutiques pour des bricoles pour le bord. Nous irons aussi faire la réservation pour le trajet de Régine dans la nouvelle gare routière qui n’est pas loin du port. Le dernier jour à Alicante nous baladerons encore le matin et ferons un peu d’internet dans la capitainerie, ou est installé pour cela des tables et chaises, car l’émetteur de wifi est une box identique à celle que l’on à chez nous mais ne porte pas loin, mais nous sommes bien installés pour travailler. Régine fait son baluchon et moi de mon côté je prépare le bateau, nous avons convenu de partir au même moment, et comme prévu Exocet quittait le port en début d’après midi, l’objectif que je m’étais donné était d’aller sur un mouillage pas très loin devant la plage de Santa Pola j’y ancré Exocet à 18 h 15 petite navigation sans histoire, à voile, mais avec le moteur en appui

     14. La costa del Sol

    Le lendemain l’objectif est de rejoindre la Mar Ménor. J’appareille de bonne heure, j’établis la voilure complète toujours aider du moteur la Mer est plate mais il n’y a que 5 Nds de vent. Je vais aller apprendre à nager au rapala pendant que le pain est en train de se faire dans la machine à pain. Je passe le temps en faisant des petits travaux d’entretien sur Exocet.

     

    Fin de matinée rien de neuf, le pain est cuit, j’ai fait un peu de couture sur les fermetures éclairs du bag de grand voile, le rapala nage toujours infructueusement. Le vent s’établit, 15  nds au pré serré je stoppe le moteur, mais ce n’est que très bref 15 minutes plus tard le vent souffle à 20 Nds mais en plein dans la pipe je prends un ris sur la GV et un dans le génois mais je vais à terre, dans un mille il me faudra prendre une décision. Il me reste 5 Nautiques à faire, ce sera du travail pour le Perkins, Je roule la voile d’avant, j’affale la grand voile, la plie soigneusement. Une heure plus tard le bateau est au mouillage à l’ensenada del esparto au Nord du porto de Thomas Maestre les bateaux ne sont pas nombreux il y a de la place pour 100 bateaux mais nous sommes cinq à profiter de cette baie avec 1 Km de plage. Avec l’annexe, je vais à terre pour prendre des infos sur les heures de passage, et les conditions puis je vais assister à un passage de bateau pour me rendre compte par moi-même et je fais quelques photos. Puis de retour sur Exocet pour la soirée et la nuit.

     

    Le premier passage peut se faire à 8 heures, puis toutes les heures jusqu'à 20 h, je suis partant pour être de la première fournée, et des 7 h 15 le matin j’appareille pour ne pas rater le coche, il n’y a pas un souffle de vent, la mer est plate, le tour de la presqu’île ne me prend pas grand temps, je suis en pool position et personne ne me suit, je serais le seul à vouloir passer ? Mais non c’est seulement trop tôt ; alors que les 8 heures vont sonner des petits copains se profilent, puis sur la radio le préposé au pont annonce qu’il va procéder à l’ouverture du pont. Je suis le premier à vouloir entrer dans la Mar Ménor, mais un bateau à moteur qui lui sort, me grille la primeur car le pont est haut, il passe dessous sans difficulté, avant que les tabliers ne se lèvent. 8 h 05 le passage est possible, Exocet franchit le canal et entre en Mar Ménor, pas un souffle d’air, je ne vais tout de même pas faire des heures de moteur pour faire le tour de cette vaste Mer intérieure alors, une fois à l’écart de l’axe du chenal  je stoppe le moteur et laisse le bateau à la dérive, il n’ira pas loin et je surveille avec le GPS qui me donne la vitesse et direction de déplacement. Peu à peu je m’éloigne de la côte mais pas de soucis, il sera 11 h 30 qu’un petit souffle d’air se fera sentir, j’établis la voilure et m’amuse à optimiser les réglages des voiles, c’est les conditions idéales pour cela. Avancer un peu le chariot de l’écoute de génois, (le roller) ou le reculer, pour trouver la position tip top. Je fais des repères sur le rail pour retrouver les positions idéales. Je mets au point également une technique pour pouvoir avancer les rollers lorsqu’ils sont en pression.

     

    Je passe une bonne partie de la journée à faire de la voile et non des heures de moteur puis je suis distrait par des avions qui sont en répétition de vol en escadrille et qui font plusieurs passages en dessus de la Mar Ménor dans différentes configurations. Je prends des photos mais cela ne donne rien l’appareil est bien trop basique. A 15 h 20 je suis de retour à l’entrée du canal pour ressortir, j’ai le temps de faire la visite de la marina en attendant l’heure de passage pour rejoindre la Mer libre.

     

    Une fois le pont franchi, je vais mouiller Exocet dans les darses de ce qui aurait pu être une marina, mais qui ne verra surement jamais le jour, les palplanches sont rouillées, détruites par pans entiers, et les travaux sont stoppés depuis bien longtemps. J’ai une darse pour moi tout seul. Avec l’annexe je fais un tour dans ces méandres, je vais demander si quelqu'un a une liaison wifi mais c’est négatif, enfin pas complètement un bateau me donne le code de la marina mais une fois à bord il n’a pas fonctionné, cherchez l’erreur. Ah, cette liaison avec le monde par internet ça gâche un peu le plaisir, mais c’est bien agréable quand cela est possible.

     14. La costa del Sol

    L’objectif du lendemain est d’aller à Carthagène, la météo devrait être favorable, du vent d’Est nous est annoncé, à 7 heures en effet le vent est établi en force et en direction comme prédit, j’appareille rapidement, sort du chenal et à 8 h la voile est établi, le vent me vient de derrière, pile poil aussi je n’ai déroulé que le génois, laissé la grand voile au repos, elle perturbe l’air du génois, qui bat, flappe, et ne tire pas le bateau. Rapidement je peux couper le moteur, Exocet avance à 6 Nds sur la route directe, en fin de matinée, le vent molli, la Mer elle est toujours agitée, le bateau se traine, 3,5 ou 3,7 Nds et les vagues le chahutent bien, ce n’est pas confortable. Je cherche une solution sans en trouver une satisfaisante, c’est le moteur qui apportera la solution pour donner un rythme en accord avec la Mer.

     

    Je mouille le bateau devant la grande digue de Carthagène, mais ce n’est pas formidable il y a du ressac le vent tourne sans cesse les fonds sont profonds pas envi de passer la nuit là, et je n’ai pas envi  de rentrer au port, faire des formalités, pour faire un tour en ville qui ne me tente pas, alors une fois restauré, je me remets en route pour plus loin, sans avoir d’idées déterminées, à la sortie des collines qui enserrent le port, le vent est vif, je prends un ris dans chacune des voiles que j’avais établies, le bateau file, un régal qui ne dure pas, 3 /4 d’heure plus tard je relâche les ris, à 15 heures 30 je passe le Cap Tinoso, il n’y a plu que 9 Nds de vent qui arrive de ¾ arrière, le bateau en voudrait bien un peu plus, plus tard je ferais entendre le bruit du moteur pour finir une tout de même belle journée de navigation, je mouillerais Exocet à la cala Bardina proche de Aguilas.

     

     

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :